[eBook] L'instant présent

  • Xo 26 Mars 2015

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" Souviens-toi que l'on a deux vies. La seconde commence le jour où on se rend compte que l'on n'en a qu'une. " Pour payer ses études d'art dramatique, Lisa travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle y fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. En apparence, Arthur a tout pour plaire et Lisa n'est pas insensible à son charme. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Deux ans ...plus tôt, il a hérité de la résidence de son grand-père : un vieux phare isolé dans lequel une pièce a été condamnée. Malgré sa promesse, Arthur a choisi d'ouvrir la porte, découvrant une vérité bouleversante qui lui interdit de mener une vie normale. Sa rencontre avec Lisa va tout changer et lui redonner une raison d'espérer. Dès lors, Arthur et Lisa n'ont qu'une obsession, déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps. Un suspense psychologique vertigineux au final stupéfiant.

Le Soir vous en parle

Guillaume Musso, de retour avec un treizième roman addictif: «L’instant présent»


Chaque année, c’est l’événement lorsque sort le dernier roman de Guillaume Musso. A 40 ans, l’écrivain qui a vendu le plus d’exemplaires en France en 2014 (1,6 million) est devenu incontournable. Ses lecteurs sautent de joie, les journalistes additionnent les chiffres et son éditeur, XO Editions, se frotte les mains. On peut déjà parier que L’Instant présent va connaître le même succès que les précédents. Le pitch? Arthur, un médecin d’une trentaine d’années, hérite du vieux phare de Cap Cod dans le Sud-Est des États-Unis. Son père lui interdit d’ouvrir une porte murée. Il va bien entendu s’empresser de la briser et se retrouvera projeté dans le futur, un an plus tard. Il va vivre 24 années de sa vie en 24 jours et tenter de rester en contact avec Lisa, la femme qu’il aime. Impossible d’en révéler plus sur l’intrigue, mais les lecteurs de Musso ne seront pas déçus par le suspense omniprésent et la fin déstabilisante.

Avez-vous eu l’idée de la fin avant d’écrire ce roman?

Oui, pour celui-ci, se lancer dans l’inconnu semblait compliqué. Stephen King pense que les histoires préexistent à leurs auteurs. Le boulot du romancier serait de les faire apparaître. Il doit les mettre à nu à partir d’un fait. Une impression laissée par un lieu m’a fait cet effet pour L’instant présent. Il y a trois ans, j’étais en vacances aux États-Unis, à Cap Cod, à une heure et demie au sud de Boston. j’ai vécu quelques jours dans un vieux phare tel qu’il est décrit dans le roman. Ce lieu m’a fasciné et j’ai eu assez vite l’idée de raconter la vie d’un jeune homme qui hérite de ce phare avec un secret derrière une porte. Le roman est resté en maturation pas mal de temps et je me suis lancé dans l’écriture une fois que j’ai eu l’idée d’une fin satisfaisante, émouvante et rationnelle.

Le voyage dans le temps est une thématique que vous avez abordée plusieurs fois.

Ici, ce sont plutôt des projections. Je suis obsédé par le passage du temps. Je trouve qu’on est débordé. Les informations arrivent en continu, on ne prend pas le temps de l’analyse. Mon héros vit ça, mais puissance dix. J’aborde aussi la fragilité de l’existence. Certains moments de notre vie nous rappellent à l’ordre. On se demande pourquoi on se gâche la vie avec des futilités, pourquoi on ne vit pas pleinement le moment présent… Il ne faut pas le comprendre de façon bébête, mais saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Qu’est-ce qui se serait passé si j’avais osé parler à cette fille? Ou si j’avais dit ce que je pensais à cette personne? Pour moi, c’est ça l’instant présent.

On retrouve pas mal de points communs avec vos précédents romans.

Je n’y peux rien. Tous les auteurs ont des obsessions, qu’ils écrivent des polars, des livres historiques ou des fictions. C’est le propre des artistes de développer des partitions sur de grands thèmes universels. On retrouve des choses malgré soi. J’essaye de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impression de répétition. On est dans une époque où les gens consomment beaucoup de fiction, adorent les séries, films et romans. Les gens sont de plus en plus familiers des mécanismes fictionnels et c’est très bien. Cet âge d’or de la fiction me stimule en tant que romancier. Ça me force à raconter des histoires originales. Je travaille sur deux niveaux: le côté addictif, le plaisir de tourner les pages grâce à une intrigue portée par des personnages; et un niveau plus réfléchi, avec des thèmes comme la parenté, l’héritage familial… Quelles valeurs transmettre à ses enfants? Pourquoi le fait de devenir parent vous rend plus vulnérable? A 40 ans, normalement vous connaissez vos qualités et vos défauts, vous vous êtes construit des mécanismes de défense. Et d’un seul coup, il y a quelque chose qui va briser votre armure: la naissance de vos enfants. Je trouve cette nouvelle vulnérabilité tellement vraie.

Avez-vous peur de décevoir vos lecteurs?

Mon succès, je le dois aussi au bouche-à-oreille. Il s’est mis en place progressivement. J’essaye de travailler le plus possible. Je n’ai pas de regret à propos de mes romans. S’ils fonctionnent, tant mieux; s’ils ne fonctionnent pas, tant pis. Passé un certain âge, on prend du recul par rapport à ça. Même si ça me fait très plaisir, la réussite et le nombre d’exemplaires vendus ne sont pas les seuls critères pour dire qu’un roman est réussi. J’ai toujours cru qu’il fallait raconter une histoire au moment où vous êtes le mieux armé psychologiquement et mentalement pour en tirer la quintessence.

Vous êtes souvent cité comme un auteur qui donne le goût de la lecture à des adolescents ou à des personnes qui lisent peu.

Moi, passeur de culture? Bien entendu, ça me fait plaisir. Je dis toujours oui lorsqu’on me demande de partager un coup de cœur littéraire. Si je lis un bon roman, un livre que j’aime, mon premier réflexe est de le faire partager sur les réseaux sociaux. Même à travers mes interviews, j’ai reçu beaucoup de lettres de gens qui me disaient qu’ils avaient lu Belle du Seigneur ou un livre de Stephen King parce qu’ils m’avaient entendu en parler. Comme des liens hypertextes, un livre en entraîne un autre. C’est comme ça que je fonctionne aussi. Quand je lis un ouvrage, je rebondis.

Le Soir vous en parle

Guillaume Musso, de retour avec un treizième roman addictif: «L’instant présent»


Chaque année, c’est l’événement lorsque sort le dernier roman de Guillaume Musso. A 40 ans, l’écrivain qui a vendu le plus d’exemplaires en France en 2014 (1,6 million) est devenu incontournable. Ses lecteurs sautent de joie, les journalistes additionnent les chiffres et son éditeur, XO Editions, se frotte les mains. On peut déjà parier que L’Instant présent va connaître le même succès que les précédents. Le pitch? Arthur, un médecin d’une trentaine d’années, hérite du vieux phare de Cap Cod dans le Sud-Est des États-Unis. Son père lui interdit d’ouvrir une porte murée. Il va bien entendu s’empresser de la briser et se retrouvera projeté dans le futur, un an plus tard. Il va vivre 24 années de sa vie en 24 jours et tenter de rester en contact avec Lisa, la femme qu’il aime. Impossible d’en révéler plus sur l’intrigue, mais les lecteurs de Musso ne seront pas déçus par le suspense omniprésent et la fin déstabilisante.


Avez-vous eu l’idée de la fin avant d’écrire ce roman?


Oui, pour celui-ci, se lancer dans l’inconnu semblait compliqué. Stephen King pense que les histoires préexistent à leurs auteurs. Le boulot du romancier serait de les faire apparaître. Il doit les mettre à nu à partir d’un fait. Une impression laissée par un lieu m’a fait cet effet pour L’instant présent. Il y a trois ans, j’étais en vacances aux États-Unis, à Cap Cod, à une heure et demie au sud de Boston. j’ai vécu quelques jours dans un vieux phare tel qu’il est décrit dans le roman. Ce lieu m’a fasciné et j’ai eu assez vite l’idée de raconter la vie d’un jeune homme qui hérite de ce phare avec un secret derrière une porte. Le roman est resté en maturation pas mal de temps et je me suis lancé dans l’écriture une fois que j’ai eu l’idée d’une fin satisfaisante, émouvante et rationnelle.


Le voyage dans le temps est une thématique que vous avez abordée plusieurs fois.


Ici, ce sont plutôt des projections. Je suis obsédé par le passage du temps. Je trouve qu’on est débordé. Les informations arrivent en continu, on ne prend pas le temps de l’analyse. Mon héros vit ça, mais puissance dix. J’aborde aussi la fragilité de l’existence. Certains moments de notre vie nous rappellent à l’ordre. On se demande pourquoi on se gâche la vie avec des futilités, pourquoi on ne vit pas pleinement le moment présent… Il ne faut pas le comprendre de façon bébête, mais saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Qu’est-ce qui se serait passé si j’avais osé parler à cette fille? Ou si j’avais dit ce que je pensais à cette personne? Pour moi, c’est ça l’instant présent.

On retrouve pas mal de points communs avec vos précédents romans.


Je n’y peux rien. Tous les auteurs ont des obsessions, qu’ils écrivent des polars, des livres historiques ou des fictions. C’est le propre des artistes de développer des partitions sur de grands thèmes universels. On retrouve des choses malgré soi. J’essaye de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impression de répétition. On est dans une époque où les gens consomment beaucoup de fiction, adorent les séries, films et romans. Les gens sont de plus en plus familiers des mécanismes fictionnels et c’est très bien. Cet âge d’or de la fiction me stimule en tant que romancier. Ça me force à raconter des histoires originales. Je travaille sur deux niveaux: le côté addictif, le plaisir de tourner les pages grâce à une intrigue portée par des personnages; et un niveau plus réfléchi, avec des thèmes comme la parenté, l’héritage familial… Quelles valeurs transmettre à ses enfants? Pourquoi le fait de devenir parent vous rend plus vulnérable? A 40 ans, normalement vous connaissez vos qualités et vos défauts, vous vous êtes construit des mécanismes de défense. Et d’un seul coup, il y a quelque chose qui va briser votre armure: la naissance de vos enfants. Je trouve cette nouvelle vulnérabilité tellement vraie.


Avez-vous peur de décevoir vos lecteurs?


Mon succès, je le dois aussi au bouche-à-oreille. Il s’est mis en place progressivement. J’essaye de travailler le plus possible. Je n’ai pas de regret à propos de mes romans. S’ils fonctionnent, tant mieux; s’ils ne fonctionnent pas, tant pis. Passé un certain âge, on prend du recul par rapport à ça. Même si ça me fait très plaisir, la réussite et le nombre d’exemplaires vendus ne sont pas les seuls critères pour dire qu’un roman est réussi. J’ai toujours cru qu’il fallait raconter une histoire au moment où vous êtes le mieux armé psychologiquement et mentalement pour en tirer la quintessence.


Vous êtes souvent cité comme un auteur qui donne le goût de la lecture à des adolescents ou à des personnes qui lisent peu.


Moi, passeur de culture? Bien entendu, ça me fait plaisir. Je dis toujours oui lorsqu’on me demande de partager un coup de cœur littéraire. Si je lis un bon roman, un livre que j’aime, mon premier réflexe est de le faire partager sur les réseaux sociaux. Même à travers mes interviews, j’ai reçu beaucoup de lettres de gens qui me disaient qu’ils avaient lu Belle du Seigneur ou un livre de Stephen King parce qu’ils m’avaient entendu en parler. Comme des liens hypertextes, un livre en entraîne un autre. C’est comme ça que je fonctionne aussi. Quand je lis un ouvrage, je rebondis.

FLAVIE GAUTHIER, Le Soir du 11 avril 2015

Autres informations

  • EAN 9782845637931
  • Disponibilité disponible
  • Nombre de pages 225 pages
  • Action copier/coller Non
  • Action imprimer Non
  • Distributeur Editis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles


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