Les pages livres du Soir

Le 7 décembre, l’un d’eux sera le Rossel 2017

Lisez le premier chapitre de chacun des livres finalistes sur Le Soir +

Laurent Demoulin : L’île de l’autisme 
Zoé Derleyn : Les traces de l’intime
Marcel Sel : Une saga familiale
Nathalie Skowronek : La fin d’un monde 


Journal Le Soir du 18 novembre 2017
 

 

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Du 01/10 au 15/10, 3 titres au choix vous sont proposés au prix de 14,98 euros  parmi une sélection Polar de 20 titres.
 
Jusqu'au 1er août inclus, nous vous proposons plus de 15 titres de littérature générale en collection Folio à moitié prix.
Après une histoire de voyeurisme à travers la fenêtre d’un train, Paula Hawkins sort un nouveau roman, Au fond de l'eau. Ici l’intrigue suit l’histoire du meurtre d’une mère et une adolescente dont les corps sont retrouvés au fond d’une rivière à une semaine d’intervalle. « L’enquête qui en découle traverse une histoire compliquée », pleine de suspense.

"Fin de ronde", le dernier roman de Stephen King, annonce le programme: il s’agit de la dernière aventure de Bill Hodges, l’ancien policier devenu retraité dépressif, puis transformé en détective sur les traces de Brady Hartsfield, le tueur à la Mercedes.
Voici enfin le conclusion de la trilogie.

L’actrice a connu une enfance atypique, qu’elle raconte avec sa propre musique 

Entretien : 
Elle arrive par un grand froid, avec une chapka qui lui cache le visage, dans un café branché de Montparnasse où elle venait déjà enfant avec sa mère. « J’aimais tellement observer les adultes. La curiosité est mon secret de jeunesse. Il me semble important de rester constamment en éveil. » Aure Atika le fait devant ou derrière la caméra. « Ma mère m’a initiée à l’art, qui transcende la vie. »

Cette personnalité haute en couleur figure au cœur de son premier roman. Celui-ci retrace ce lien originel avec une mère célibataire, fantasque et instable. Odette cultive le sens du voyage, du mirage, de la fête, des amants et des paradis artificiels, en Inde ou à Paris. Sa fille retrouve sa voix d’enfant pour raconter ce mélange de complicité et de frustration, de présence et d’absences. « Malgré ses faiblesses, ma mère garde l’image d’une femme forte. Sa vie s’est avérée alambiquée, mais cela m’a peut-être permis de grandir plus vite. » Touchante, Aure Atika « ne prétend pas être Romain Gary, d’autant que je n’ai que 250 mots de vocabulaire ». Son style lui ressemble : cash, plein d’émotions et de pudeur.

Votre mère, dites-vous, a toujours aimé les belles histoires : pourquoi raconter la vôtre ?
En tant qu’actrice, je m’approprie plutôt les mots des autres, alors j’ai opté pour la réalisation de courts-métrages ou la scénarisation. Quand j’interprète un personnage, je dois trouver ma musique intérieure. Ici, il me fallait faire un pas de côté, sinon c’était trop douloureux. Le roman s’ouvre sur la voix d’une gamine de quatre ans. Ma mère était une formidable conteuse, mais où se situaient le vrai et le faux ?
Quand avez-vous réalisé que ce n’était pas une maman comme les autres ?
Lorsqu’on devient parent, on pose forcément un regard sur son enfance. Qu’est-ce que ma mère m’a apporté ou pas ? Ce livre a fait resurgir beaucoup de choses. Je n’ai jamais renié mes racines, mais chez mes amis, j’ai compris que ma famille n’était pas « classique ». Nous vivions dans un cocon, que les autres trouvaient « bizarre ». Pour moi, c’était juste ma maman, je n’en connaissais pas d’autres. Mon père disait que c’était moi l’adulte et elle, l’enfant. Je ne l’ai pas vécu comme un poids puisque j’étais son égale ! Dans cette enfance heureuse, chacun avait sa place. Notre fusion baignait dans la complicité.


Et dans sa liberté ?
Ce roman se veut une ode à ma mère. Elle était coincée ou ancrée dans sa liberté. J’aimais sa philosophie de vie qui consistait à n’avoir peur de rien, mais cette rêveuse était si contradictoire. Parfois, je la revois dans la fumée de ses pétards. La drogue l’a beaucoup abîmée, c’était sa fuite. Ainsi, elle a gardé sa part nébuleuse, son mystère. Mon livre ne la juge pas. Peut-être que je resterai éternellement sa petite fille protectrice.

Ce livre se veut-il une ultime déclaration d’amour ?
Bien sûr ! Ce texte est le livre de l’absence, de l’attente, de l’espérance, de la frustration et de l’amour. Cette femme rock’n’roll passait son temps à disparaître et à apparaître. Alors qu’elle évoluait dans des volutes de fumée, je suis très terre à terre. J’ai hérité de sa force, sa volonté de suivre son instinct, son goût de l’aventure, de l’indépendance, de la beauté. Avec ma mère, tout était possible, parce qu’on pouvait s’inventer la vie qu’on voulait.

Le Soir, samedi 25 et dimanche 26 février 2017
Que l’on appelle ça un « tilt » ou une « flèche de Cupidon », le sentiment et l’effet ressenti sont les mêmes. Après s’être intéressé au couple et à l’amour, l’historien Jean-Claude Bologne retrace l’histoire du coup de foudre dans la mythologie, la littérature et les sciences. De l’Egypte ancienne à aujourd’hui, qu’est-ce qui fait que le mythe perdure et les sensations d’instantanéité décrites se ressemblent ?
Dans ce livre, l’auteur nous livre le résultat de son enquête sur ce phénomène culturel.
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Le personnage de Nora Hamzawi est apparu pour la première fois dans les médias sur Canal +. 
Héroïne de la capsule humoristique Oh-oh de Nora intégrée dans l’émission du « Before » du « Grand Journal ». « Oh oh » , parce que Nora est le genre de fille qui prend la mouche plus vite que son ombre et se lance dans des monologues de râleuse assez dingues et tout à fait névrosés. Sa repartie et ses délires sont devenus des chroniques sur France Inter et dans le magazine féminin Grazia.

30 ans (10 ans de thérapie) rassemble tous ces textes, mais la comédienne a ajouté quelques inédits pour nous offrir une année complète à ses côtés, de ses débuts en séance de psy jusqu’au jour de ses 30 ans.
Dans la tête de Nora, on ne veut pas y être tellement c’est délirant. Elle dépeint son quotidien, de son chat meilleur ami et absorbeur de mauvaises ondes à sa mère qui analyse toutes ses réflexions et scanne ses kilos en trop. Chez elle, chaque détail est une source potentielle de stress ou un facteur d’angoisses cachées.

La visite du plombier, un barbecue entre amis, l’avion, croiser un ancien ami d’enfance, prendre un bain ou faire des UV. « La première fois que tu fais des UV, c’est un truc fort dans une vie : c’est un peu comme la première fois que tu regardes un grand bêtisier de l’été, ou la première fois que tu dis Non mais moi l’humour scato, j’avoue, ça me fait rire ou la première fois que tu cries Buuuuuuut en plein match, c’est un peu le moment où tu comprends qu’au fond de toi, bah, t’es qu’une beauf. »

La Nora complexée par sa frange, sa « non-cool attitude », ses grands pieds et ses bourrelets se venge sur ses proches avec des portraits au vitriol pour nous faire rire (même dans les transports en commun).
Ceux qui l’écoutent à la radio, reconnaîtront sa voix dans leur tête. C’est flippant parce que cette fille est folle. Une Bridget Jones cynique à la française avec de graves problèmes psychologiques. C’est savoureux.
Seule petite déception : on en voudrait plus. On rêve de voir le personnage de Nora évoluer dans une fiction, une histoire qui la sorte de son quotidien. Peut-être la suite de la mini-série de Canal+ ?
Le Soir, samedi 21 janvier 2017

Prix littéraire belge le plus important dans l'année, le Prix Rossel termine une longue série de célébrations littéraires. Pour un premier roman, ce qui n'est pas si rare.
On laisse à Hubert Antoine le soin de prononcer correctement le nom de la ville où se déroule, en même temps qu’une révolution, la partie centrale de son premier roman, Danse de la vie brève. Oaxaca est un mot familier pour un auteur belge qui vit à Guadalajara, dans le même pays. Il y est connu pour les crêpes et les gaufres de son restaurant. Côté écriture, son premier recueil de poèmes, Le berger des nuages, a été publié en 1996 à l’Arbre à paroles, l’année de son installation au Mexique. Dix ans plus tard, il donnait un livre en prose, Introduction à tout autre chose, chez Verticales où est paru, en janvier, son huitième ouvrage. Il y franchit le pas de la fiction, après neuf ans de travail sur le texte…
Le récit est constitué par le journal d’une jeune femme, Melitza, trois carnets écrits en 2006, commentés et prolongés par son père. Un viol, des cadavres, son amour pour Evo, bien que celui-ci soit avare en manifestations physiques, la Commune d’Oaxaca et une disparition : les événements se succèdent à un rythme très soutenu.
Pour lire la suite de l'article,  rendez-vous sur http://www.lesoir.be/1381309/article/culture/livres/2016-12-01/hubert-antoine-remporte-prix-rossel

"La littérature américaine d’aujourd’hui est réjouissante. Pas dans les thèmes : dans sa vivacité, sa fraîcheur, sa violence, sa force. Y a-t-il une autre littérature qui soit autant en prise avec le monde tel qu’il est, qui saisisse autant les caprices du temps ? Y a-t-il d’autres romanciers qui nous éclairent autant sur la nature de la vie contemporaine ?"  Jean-Claude Vantroyen, Le soir 03/09/16

Depuis 2012, Arsène Lupin est tombé dans le domaine public. Il appartient désormais à tout le monde. Y compris à Benoît Abtey et Pierre Deschodt qui publient Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin : les héritiers . Un personnage au profil de mythe français. Peut-être même un des derniers.
Au départ, pourtant, Arsène Lupin est né d’un malentendu. Le patron du journal Je sais tout avait besoin d’une histoire d’aventures. Il en commande une à Maurice Leblanc. « Je n’avais encore rien écrit de ce genre, et cela m’embarrassait beaucoup de m’y essayer », expliquait l’écrivain en 1933.
Bon gré mal gré, il écrit cette histoire d’un gentleman cambrioleur à bord d’un transatlantique, qui finit par se faire arrêter alors que le bateau arrive au Havre. L’histoire fait un tabac, le public en redemande et Leblanc est poussé à continuer les aventures de son personnage. « Je refusai : à ce moment-là, les romans de mystère et de police étaient fort mal classés en France. » Et puis, il finit par céder.
Le succès de Lupin durera 34 ans et 22 épisodes, sans compter les séries télévisées, pièces de théâtre, de radio et autres essais, jusqu’à la mort de Leblanc fin 1941. Lupin libéré, la première aventure publiée en 2012 fut une histoire inédite signée de son créateur.
Et puis, d’autres s’y sont mis, reprenant le personnage, le transposant à notre époque, racontant son enfance dans une BD ( Les origines). Voilà donc de nouvelles aventures signées par Benoît Abtey et Pierre Deschodt, auteurs des Origines. Une tentative louable qui ne retrouve cependant pas la magie de Leblanc. Mais l’essentiel est ailleurs : Arsène Lupin est vivant !

Entretien

On a du mal à s’identifier au narrateur, au « je » de ce Christ obèse. C’est qu’Edgar (baptisé ainsi en hommage à Edgar Allan Poe), on le voit un peu gros, un peu poisseux, un peu veule. Pas net. Il a la trentaine, il traîne. Sa mère vient de décéder. C’était son phare. Il est désemparé. Cette nuit-là, il s’est assoupi sur sa tombe. Il entend soudain des bruits. Il se cache puis va voir. Quatre hommes battent un corps à coups de pied. Quand ils s’en vont, Edgar rejoint la victime. Elle vit encore. Il la prend dans ses bras, la place dans sa voiture, l’emmène chez lui, l’installe dans la chambre de sa mère. Et la retient comme sa chose, comme une prisonnière. Une étrange relation se noue entre Edgar et la victime. Comme s’ils s’étaient assemblés, comme si l’un n’existait plus sans l’autre. Que va-t-il se passer ? Le court roman de Larry Tremblay, un écrivain québécois qui est plutôt d’habitude dramaturge que romancier, devient un thriller haletant qu’on lit vite, pris qu’on est par le suspense. Et qu’on relit aussi parce qu’il reste des zones d’ombre.

Ce « Christ obèse », ça a été votre chemin de croix ?

Pas du tout, ça a été un grand plaisir de l’écrire. Pour moi, la création n’est pas reliée à la souffrance, même si j’ai voulu aborder la souffrance dans ce roman et aussi le thème de la culpabilité. Au départ, je ne savais pas du tout que j’allais écrire un thriller. Je n’ai pas de plan, donc j’écris ce qui me vient.

Jamais de plan ?

En fait, j’ai écrit la première scène, celle du cimetière, et au moment où il s’approche de la victime, je me suis demandé : que va-t-il faire ? S’il l’amène à l’hôpital ou s’il appelle la police, il n’y aura pas de roman, alors j’ai eu l’idée qu’il l’amène chez lui et qu’il se décrète son sauveur, et là le roman est arrivé. Je n’ai jamais de plan, j’ai une scène de départ. Et là, j’enquête comme un policier, j’interroge mes personnages. C’est comme ça que j’arrive à trouver mon histoire.

Tout le roman oscille entre la réalité et l’illusion. Vit-on cela ou l’a-t-on rêvé ?

J’adore ça, l’ambiguïté, l’ambivalence. Si on sait trop de choses au départ, on n’a pas cette espèce de suspense, de déséquilibre, comme lecteur. Le lecteur n’est jamais sûr d’avoir tout perçu. Il doit réfléchir. J’aime bien le faire travailler. Quand il comprend trop vite, je suis déçu. On ne peut pas tout comprendre d’une œuvre. On a plusieurs interprétations possibles. C’est une œuvre ouverte.

Vous parliez de culpabilité.

C’est à cause du catholicisme. On nous enseignait la Bible au Québec et on nous disait, quand on était tout petits, qu’on était né avec une tache originelle, le péché originel, qu’il fallait laver, purifier. On naît déjà taré, quoi. Donc, on est coupable en partant. Je me suis révolté contre tout ça, comme tout le Québec, mais il reste des traces.

Le Christ obèse, c’est de la provoc ?

Oui. Mais j’aime ça. Si le Christ avait été obèse, la chrétienté aurait-elle fonctionné ? Aurait-on eu le même rapport à cette religion ? A 20 ans, j’ai été en Inde et j’ai vu qu’il y avait d’autres figures de dieux, avec des seins, des pénis, des formes, ça n’avait rien à voir avec notre Christ squelettique, tortionné, souffrant.

Edgar se prend pour le sauveur, mais le vrai Christ, c’est la victime.

Oui, les héros s’inversent. La victime se christifie, il y a une confusion-fusion. C’est ambigu et ça met le lecteur dans un état d’inconfort et en même temps d’une certaine jouissance.

Le Soir du 2 avril 2016

A chaque génération, sa série fétiche. Ceux qui ont grandi avec le Club des Cinq ou le Petit Nicolas en conservent un souvenir ému. On parie notre chemise – et même toute la garde-robe – que les enfants de la génération Z (ceux qui ont 9 ans aujourd’hui) auront la même revigorante sensation avec la saga des Jean-Quelque Chose, feuilleton phénomène de Jean-Philippe Arrou-Vignod. L’auteur a déjà vendu 550.000 exemplaires des premiers tomes – L’Omelette au sucre, Le Camembert volant, La Soupe de poissons rouges, Des vacances en chocolat et La Cerise sur le gâteau – et voilà qu’il remet le couvert, avec un sixième tome, au titre toujours aussi comestible : Une belle brochette de bananes .

On retrouve le style, l’humour et l’ambiance qui nous ont attachés à cette Famille aux petits oignons (le titre de la compilation précédente). Dans cette fratrie, il y a six Jean : Jean A, l’aîné binoclard et râleur (alias Jean-Ai-Marre) ; Jean B (le narrateur), qui se rêve en Jean-Beau Gosse mais que ses frères appellent Jean-Bon parce qu’il est un peu enrobé ; Jean-C (le distrait, surnommé Jean-Cé-Rien), mais aussi Jean-D, Zean-E (et oui, il zozote) et Jean-F, le petit dernier. Au fil des photos de famille (illustrées par Dominique Corbasson), Jean B se souvient de la colonie de vacances au ski où les frères se sont crus aux Jean z’olympiques, les amours de Jean-A et son bracelet scoubidou, les vaccins à la chaîne organisés par le père, médecin militaire, les virées en mer sous la menace du scorbut, un chien qui sème la panique chez les cousins Fougasse. On fond devant cette bande de gamins qui se lancent autant de tendresse que de chaussettes sales à la figure, et balancent entre l’âge tendre et l’âge bête, entre les bêtises potaches et les premiers émois. Ah, découvrir l’existence des filles…

Catherine Makereel

Le Soir, samedi 2 et 3 avril 2016 

Retrouvez dans ces dossiers gratuits les premiers chapitres de titres incontournables pour vos lectures d'été. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs.

Alors qu'une petite fille tres sage et sa maman tres stricte emmenagent dans leur nouvelle maison, elles decouvrent avec stupeur l'existence d'un voisin etrange. Ce vieux monsieur, aviateur et doux reveur, excelle dans l'art de raconter des histoires. La petite fille est rapidement captivee par celle d'un petit prince venu d'une autre planete... A partir de 8 ans.

L'encyclique papale remet en cause l'obsession de la croissance.

La dernière encyclique du pape François critique le modèle économique dominant, plaide pour une conversion écologique et appelle à un retour de l’éthique en politique et en économie. http://jn.lesoir.be/?_ga=1.83175894.150291213.1433939674#/article/247515

Quand un livre de Michaël Morpurgo figure dans la sélection, il y a beaucoup de chance qu’il arrive premier. C’est encore le cas, pour la quatrième fois dans l’histoire du Prix Versele !

Sur leur bulletin de vote, des enfants disent merci à l’auteur et écrivent : « J’aime ce livre, car ça pourrait se passer dans la vraie vie ».

Le 7 mai, l’armée allemande signait sa reddition à Reims, dans le nord-est de la France. Le 8 mai au soir, le maréchal Wilhelm Keitel acceptait la capitulation de l’Allemagne à Berlin. Mais en raison du décalage horaire, ce n’est que le 9 mai que la Russie soviétique allait célébrer la fin de ce que les Russes appellent la “Grande Guerre patriotique”.

Patriotique, voire sacrificielle puisque pas moins de 27 millions de Soviétiques sont morts au cours du conflit. En tout, la Seconde Guerre mondiale a fait de 60 à 80 millions de victimes, dont environ 45 millions de civils.

Nous avons appris la disparition, ce 8 avril 2015, de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, grande figure de la Résistance, historien de la Seconde Guerre mondiale et traducteur.

Voici une sélection de ses ouvrages disponibles en édition numérique.

Comment est-on passé si vite de la 100e à la 350e page de Mr Mercedes ? 
Si on vous dit que celui qui tient les baguettes s’appelle Stephen King, on aura déjà une grosse partie de la réponse. Le maître de l’épouvante met en place avec son dernier roman traduit en français une nouvelle mécanique
romanesque implacable. 
Après Joyland, roman initiatique dans l’univers forain, King plonge cette fois dans la noirceur de l’âme humaine pour une enquête policière sur les traces d’un tueur de masses.

"Le Soir" du 14/02/15

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