Histoires extraordinaires

Traduction CHARLES BAUDELAIRE  - Langue d'origine : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

À propos

Un cheval peut-il venger la mort de son maître ? Jusqu'où ira la troublante ressemblance d'une fille avec sa mère décédée ? Qui a commis les meurtres atroces de la rue Morgue ? L'univers dans lequel nous plongent les nouvelles de ce recueil grouille d'horreurs et de mystères. Pour y faire face et conjurer son angoisse, l'auteur s'arme de rire et de raison : en appliquant l'analyse logique à la littérature d'imagination, Poe a inventé le récit policier. Dans cet écrivain de la peur, qui décontenança les romanciers de son temps mais ravit les poètes, Baudelaire a reconnu un frère. Il a sélectionné ses contes préférés pour offrir au public français les Histoires extraordinaires (1856). Sa traduction leur confère une beauté supplémentaire, ciselant avec art les cris de souffrance poignants d'un homme perdu dans un monde hostile.

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  • EAN

    9782081509467

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    383 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    686 Ko

  • Distributeur

    Flammarion

  • Support principal

    ebook (ePub)

Edgar Allan Poe

1809-1849 La vie d'Edgar Poe fut une longue pérégrination, de ville en ville et de solitude en solitude, dans une Amérique qui ne peut le comprendre.ÿFils d'acteurs de tournées, phtisiques et alcooliques, il naît dans une roulotte cahotante. En 1811, il est orphelin et confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond. Il est adopté par la famille Allan qui s'installe pour quelque temps à Liverpool: l'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. A l'Université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.ÿEn 1833, il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimor avec son récit "Manuscrit trouvé dans une bouteille". Il entre au Souther Literary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Mais l'alcool et les drogues le plongent dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.ÿNul ne saura jamais ce que furent les derniers jours de sa vie: on le découvre, le 3 octobre 1849, dans un ruisseau, près de Light Street à Baltimore. Il meurt quatre jours plus tard au Washington Hospital.ÿÿ"Je n'ai commis qu'une seule faute: je n'ai pas su être heureux. Jamais! Pas même un jour, pas même une heure. La création elle-même, joie des poètes plus sensibles, était pour moi plus angoissante que rédemptrice. La cause première de mon infortune, maintenant, je la connais. J'ai toujours eu peur de la vie. D'une sensibilité exacerbée et malade depuis ma plus tendre enfance, secoué, ébranlé jusqu'au bout par la malchance et la misère, la vie de tous les jours, la réalité quotidienne étaient pour moi un continuel motif de terreur. J'avais l'impression d'être contamment suspendu à la limite des deux royaumes, d'être un enfant à demi mort, enchaîné, de façon incompréhensible, à un spectre nostalgique. L'enfant avait peur des ténèbres; le spectre, de la lumière. L'un et l'autre aspiraient à la mort et la redoutaient tout ensemble. La vie, c'était pour moi l'hallucination, l'ennemie, la condamnation. Chaque fois que je tentais de m'accorder avec elle, j'étais blessé, repoussé; je me faisais l'effet d'un ange voulant s'asseoir à un banquet de monstres. L'amour lui-même ne parvint pas à me sauver, car la femme est une des plus parfaites incarnations de la vie, et j'avais de la vie une indicible terreur." (Le Jugement Universel de Giovanni Papini)

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