On n'y échappe pas

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À propos

Décembre 1950. Frank Bolton, un jeune colonel de l'US Army, rentre de la guerre de Corée avec une main en moins. À peine sa famille et sa ville natale retrouvées, il s'aperçoit que, l'une après l'autre, toutes les filles qu'il a aimées tombent sous les coups d'un assassin. Avec Narcissus, son ami détective, il se lance sur sa piste dans une noirceur croissante.
 
Boris Vian imagina le déroulé de ce roman aux accents sullivanesques, en écrivit quatre chapitres et s'arrêta là. Pour les cent ans qu'il aurait eus, ses héritiers ont confier à l'OuLiPo la mission d'écrire la suite manquante. L'Ouvroir a répondu oui.
Un cadeau pareil, on n'y échappe pas.
 
J'ai un sujet de roman policier que j'écris pour Duhamel (série noire). C'est un sujet tellement bon que j'en suis moi-même étonné et légèrement admiratif.
Si je le loupe, je me suicide au rateloucoume et à la banane frite.
Boris Vian.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782213715100

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    Disponible

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    Non

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    Dans le cadre de la copie privée

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    6 appareils

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    1 935 Ko

  • Distributeur

    Numilog

  • Diffuseur

    Numilog

  • Entrepôt

    Numilog

  • Support principal

    ebook (ePub)

Boris Vian

1920-1959
Boris Vian passe son enfance à Ville-d'Avray, dans une famille aisée, menacée pourtant de ruine. Sa jeunesse, riche en "surprises-parties" et en canulars, le prépare à une activité multiforme. Il sera ingénieur, romancier, trompettiste, chroniqueur musical, chanteur, auteur dramatique, comédien... Sachant dès son plus jeune âge sa vie menacée par des problèmes cardiaques, il voudra vivre intensément et s'épuisera.
En 1939, il entre à l'Ecole Centrale et en sort ingénieur. Il travaille alors à l'AFNOR. A partir de 1947, il est animateur des cabarets de Saint-Germain-des-Près et trompettiste dans l'orchestre de jazz de Cl. Abadie.
En 1944, il rencontre Queneau et termine son premier roman, Vercoquin et le plancton. Trois ans plus tard, sa jeune carrière d'écrivain se poursuit par un scandale avec l'édition de J'irai cracher sur vos tombes signé Vernon Sullivan et "traduit de l'américain". Succès public mais très mauvaises critiques. Il finira par avouer qu'il est l'auteur de ce roman et sera traduit en justice pour "attentat aux moeurs par voie de livres". En 1950, il est condamné à quinze jours de prison avec sursis...
Il traverse alors des moments difficiles où il croit avoir raté sa vocation littéraire. En 1956, il est directeur artistique chez Philips, Fontana et aux disques Barclay. Il est aussi l'auteur de plus de quatre cents chansons. Il meurt pendant l'avant-première d'un film tiré de J'irai cracher sur vos tombes. C'est après sa mort que sa réputation de grand écrivain s'est affirmée.
Dans son univers romanesque, l'herbe est rouge, les paupières repoussent quand on les taille et un nénuphar fait mourir une jeune fille. Ce monde est régi par une logique poussée jusqu'à l'absurde et l'invention verbale ne semble pas avoir de limite. Mais la mort rôde, acceptée en général avec indifférence. Non violent, le "déserteur" se refuse seulement à tuer, sans aigreur ni colère.
Il fut également Premier Equarrisseur et finalement Satrape du célèbre Collège de 'Pataphysqiue dont l'idée revient à Jarry. Proche du Surréalisme, Boris Vian n'appartient pourtant à aucune école littéraire.

Oulipo

L'Oulipo, acronyme d'Ouvroir de Littérature Potentielle, a été fondé le 24 novembre 1960, par François Le Lionnais, Raymond Queneau. L'Ouvroir réunit des écrivains, des mathématiciens, des érudits, tous à la recherche de nouvelles formes poétiques ou romanesques. Quand il réunissait à l'origine une douzaine de membres, il en compte aujourd'hui trente-cinq, en comptant les membres « excusés pour cause de décès ». Se réunissant régulièrement pour travailler, les oulipiens ont deux objectifs principaux : expérimenter des contraintes littéraires nouvelles, et rechercher les « plagiaires par anticipation » de l'Oulipo et de sa démarche.L'Oulipo publie régulièrement ses travaux dans sa collection la Bibliothèque oulipienne, tirée à 150 exemplaires, et en a rassemblé les cent premiers fascicules dans les volumes La Bibliothèque oulipienne, tomes I et II (Ramsay, 1987), La Bibliothèque oulipienne, tome III (Seghers, 1990), La Bibliothèque oulipienne, tomes IV à VII (Castor Astral, 1997/2000/2003/2008).Par ailleurs, l'Oulipo publie sous son nom des ouvrages théoriques et/ou anthologiques. Citons la Littérature potentielle (Gallimard, 1973), l'Atlas de littérature potentielle (Gallimard, 1980), l'Abrégé de littérature potentielle (Mille et une nuits, 2002), Maudits (Mille et une nuits, 2003), Moments oulipiens (Castor Astral, 2004), L'Oulipo en pièces détachées (Mille et une nuits, 2007), et L'Oulipo : Anthologie (Gallimard, 2008).

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