écrits sur la littérature

À propos

« Je considère le poète comme le meilleur de tous les critiques », dit Baudelaire dans l´étude qu´il consacre à Wagner, et lui-même, près de vingt ans durant, a écrit de nombreux articles ou préfaces. Ces textes ne dégagent sans doute pas l´unité d´une doctrine, et leur auteur ne s´interdit pas la contradiction mais, dès sa jeunesse, se sont formées quelques idées-forces auxquelles il sera fidèle. Car il s´engage tout entier : comme tout grand écrivain, c´est un peu lui-même qu´il lit chez les autres, et l´on ne s´étonne pas d´une partialité où s´affirment tour à tour l´admiration qu´il porte à Poe, les réserves que Hugo lui inspire, ou la sympathie attentive dont témoigne sa lecture de Madame Bovary. Après sa mort, lq plupart de ses écrits sur la littérature ont été rassemblés dans L´Art romantique, mais ils s´y trouvent mêlés à des textes sur l´art. Le présent volume, au contraire, les regroupe selon leur ordre d´écriture. Ce qui se dessine ainsi, c´est un parcours chronologique où se révèlent une pensée en mouvement et une morale autant qu´une esthétique - un parcours où, de manière magistrale, s´inaugure la critique des créateurs, celle qui se poursuivra de Mallarmé à Valéry, et de Breton à Yves Bonnefoy. Edition de Jean-Luc Steinmetz. 

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Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782253094807

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    608 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    850 Ko

  • Distributeur

    Numilog

  • Support principal

    ebook (ePub)

Charles Baudelaire

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Renvoyé du lycée pour une vétille en 39, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique). De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra tous les charmes et le amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En découvrant, puis en traduisant l'oeuvre de Poe, il trouve l'esthétique de la poésie pure, quête du beau perçu par l'imagination . En 48, il participe aux barricades mais est surtout préoccupé d'aller fusiller... Aupick. Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". La nouvelle édition de 61 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée des six plus beaux poèmes qui ont été interdits par le juge Pinar.ÿLe poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise.Il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867.

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