Phèdre

À propos

Hippolyte, fils de Thésée et d'une Amazone, annonce à un ami son intention de quitter la ville de Trézène pour fuir son amour pour Aricie, héritière d'un clan ennemi de Thésée. Phèdre, épouse de Thésée, avoue àOEnone la passion qu'elle ressent pour son beau-fils Hippolyte. Une triste nouvelle parvient alors au palais : Thésée aurait trouvé la mort. Aricie confie à sa servante qu'elle est amoureuse d'Hippolyte ; celui-ci arrive et lui ouvre son coeur. Phèdre vient voir Hippolyte afin de défendre les droits de son jeune fils à la succession de Thésée ; elle ne peut s'empêcher de déclarer son amour à Hippolyte. Mais Thésée n'était pas mort. Il arrive à Trézène et s'étonne de recevoir un accueil froid : Hippolyte veut partir, Phèdre est submergée par sa culpabilité. OEnone, qui craint que sa maîtresse ne se donne la mort, déclare à Thésée qu'Hippolyte a tenté de séduire Phèdre. Thésée bannit Hippolyte et prie le dieu Neptune de le tuer. Phèdre veut le faire changer d'avis mais elle apprend qu'Hippolyte aime Aricie. Furieuse d'avoir une rivale, elle n'essaie plus de sauver Hippolyte. Hippolyte part après avoir promis à Aricie de l'épouser hors de la ville. Thésée commence à avoir des doutes sur la culpabilité de son fils, mais la nouvelle de sa mort survient. Phèdre entre et avoue tout à Thésée ; elle a pris auparavant du poison et s'effondre sur scène.

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Rayons : Littérature générale > Théâtre

  • EAN

    9782266225526

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    65 Pages

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  • Poids

    2 433 Ko

  • Distributeur

    Editis

Jean Racine

1639-1699 Jean Racine naît un an après Louis XIV, en 1639 alors que Corneille a trente-trois ans et Molière, dix-sept. En 1643, il se retrouve orphelin et sa soeur, entrée à Port-Royal, est devenue abbesse. Il est recueilli par son grand-père maternel et bénéficie gracieusement des Petites-Ecoles de l'abbaye. En 1653, il entre au Collège de Beauvais et de retour dans le foyer janséniste, il y recevra des cours de grec. Malgré les reproches de sa soeur, il fréquente les gens de lettres: La Fontaine, puis Boileau et Molière. A partir de 1667, il donne ses meilleures pièces et reçoit une pension royale. Dix ans plus tard, il devient, avec Boileau, historiographe du roi, au grand scandale de certains, Mme de Sévigné en tête. Ses pièces Esther et Athalie, jouées à Saint-Cyr, obtiennent un grand succès mondain. En 1694, Racine se rapproche de Port-Royal et entreprend des négociations en faveur de l'abbaye.ÿIl meurt, rue des Marais, le 7 janvier 1699 et selon son désir, est inhumé à Port-Royal des Champs. Le cimetière sera détruit, comme l'abbaye, en 1709, par ordre du roi. Le 2 décembre 1711, les restes du poète sont à nouveau inhumés à Saint-Etienne-du-Mont.ÿOn peut se plaire à étudier la poésie racinienne, la musique des vers et la beauté des images. On peut relever et expliquer les emprunts à la mythologie, à l'histoire et aux maîtres antiques. Mais est-il de meilleure approche, pour un public jeune, que l'étude des sentiments tels que Racine nous les montre, ni héroïques, ni royaux mais humains simplement. Avec lui, s'installe en littérature l'empire des femmes: il les a peintes au moment où elles deviennent souveraines dans une société lassée des guerres. Il a peint la Femme, plus sensible que raisonnée, courageuse ou violente quand la passion s'empare d'elle.

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