Ce que savent les baleines

À propos

Renouant avec son amour pour le Mexique, pays auquel il a consacré de nombreux ouvrages de fiction ou documentaires, Pino Cacucci s'attache à une partie méconnue de la Californie, qui n'a rien à voir avec San Francisco, les plages de Malibu, ou les studios de cinéma d'Hollywood. Il s'agit de la Basse-Californie, la Californie mexicaine : la plus longue péninsule du monde, presque deux kilomètres de terre entre l'Océan Pacifique et la mer de Cortès, dont la population s'est battue pour conserver son intégrité et son indépendance face à l'avancée des troupes américaines au XVIIIe siècle. Pino Cacucci est ainsi retourné dans " son " Mexique pour le parcourir et le raconter, du Sud au Nord, de La Paz à la frontière de Tijuana. Il en a tiré ce nouvel ouvrage qui, entre road movie et carnet de voyage, mêle descriptions des paysages exceptionnels (criques marines ou étendues désertiques peuplées de cactus aux formes étranges), anecdotes géographiques et historiques improbables et plaidoyer écologique pour cette région qui le fascine. Le long de la Carretera Federal 1, il a ainsi rassemblé des histoires de pirates et de trésors ensevelis, de jésuites et de missions abandonnées, d'Indiens et de voyageurs perdus. Sur les traces de Steinbeck, qui y voyagea dans les années 1940, il a redécouvert les légendes des reines et des perles géantes. Plus encore, son voyage est marqué par la rencontre avec le peuple des baleines qui viennent se reproduire dans ce qu'il appelle leur sanctuaire (et que J.M.G. Le Clezio évoquait dans le beau texte intitulé Pawana). Cacucci décrit avec émotion ces mammifères aussi gigantesques que fragiles, effrayants et pourtant si sociables envers les humains. En témoignent les criques dans lesquelles elles se rassemblent comme par enchantement pour jouer avec les bateaux des pêcheurs, un contact avec l'espèce humaine qui se retrouve peu dans le reste du monde. Les baleines se regroupent en effet par milliers dans ce qui apparaît comme leur dernier refuge. Sans doute parce que le Mexique fut le premier pays, il y a plus de soixante ans, à instaurer des espaces pour protéger ces animaux à l'intelligence mystérieuse. Les baleines le savent, elles ont certainement compris que les hommes sont tous des assassins, mais que dans cette région du monde vit une humanité plus authentique et plus amicale.

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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782267023176

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    183 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    399 Ko

  • Distributeur

    Volumen

  • Support principal

    ebook (ePub)

Pino Cacucci

Pino Cacucci est né en 1955. Depuis près de 25 ans, il vit entre l'Italie et le Mexique. Il a publié Outland Rock en 1988 et Puerto Escondido en 1990, duquel le réalisateur Gabriele Salvatores a tiré le film homonyme. San Isidro Futból a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique sous le titre “Viva San Isidro! ». Outre ses romans, il a aussi écrit Tina (une biographie de Tina Modotti), et publié un livre illustré sur le photographe Gracias México, un carnet de voyage ainsi que le catalogue de l'exposition qui s'est tenue à Parme en 2001 et qui a ensuite tourné dans d'autres villes.ÿIl est également traducteur de littérature espagnole et latino-américaine (près de 60 textes traduits à ce jour). Il collabore à différentes revues et des journaux. Enfin, il est co-auteur de scripts et scenarii pour le cinéma (il a notamment collaboré à "Nirvana" de Salvatores) et certaines bandes dessinées.ÿIl a obtenu de nombreux prix littéraires, parmi lesquels deux Pluma de Plata du ministère du tourisme mexicain en 1992 et en 1997, le prix spécial de Fiesole en 2001, celui de l'Institut Cervantès d'Espagne pour la meilleure traduction en 2002, et en septembre 2007 le prix Anima Istrantza di Olbia en Sardaigne. En 2010, pour Les baleines le savent, il a obtenu le prix de littérature d'aventure Emilio Salgari et le prix de littérature de voyage de la ville de Palestrina.

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