Du bon usage de la torture ou comment les démocraties justifient l'injustifiable

À propos

0500 La réponse à cette question est moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ». L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ». Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300 La réponse à cette question est bien moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où le philosophe Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ». L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ». Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes et la nature même de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300Le philosophe Michel Terestchenko aborde le thème de la torture toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ».0400Introduction.La question de la torture - Les termes de la question - Répondre à l´argument du « moindre mal » -1. La longue histoire de la « torture d´État » aux États-Unis - La tradition américaine de torture psychologique - La CIA et le « contrôle des esprits » - De l´opération Phoenix au « Projet X » -2. Des juristes au service de la torture - Une interprétation restrictive de la torture - Le juriste et le casuiste - La réinvention des « combattants illégaux » - Impunité pour les tortionnaires - Septembre 2006 : l´adoption de la « loi de la torture » - Les limites du droit et l´exemple de la Haute Cour de justice israélienne -3. L´archipel américain de la torture- Les transferts extrajudiciaires : l´affaire Mohammed Binyam - « Nous engageons des États terroristes » - La prison d´Abou Ghraib, « trou de l´enfer » - « Une violation épouvantable et totalement inacceptable des règles militaires » -4. La parabole de la bombe à retardement - L´idéologie libérale de la torture - La justification médiévale de la torture et le système de la preuve - Un paradigme de référence - Le héros sacrificiel de 24 heures chrono -5. Le tortionnaire noble - Que faire en situation d´exception ? - Le problème des « mains sales » selon Michael Walzer - La légalisation

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités > Ecoles / Courants / Thèmes

  • EAN

    9782707159236

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    181 Pages

  • Poids

    651 Ko

  • Lectorat

    Public motivé

  • Distributeur

    Editis

  • Support principal

    ebook (ePub)

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