De l'élaboration de la pensée par le discours

À propos

Cet essai fulgurant révolutionne l'histoire des idées. Semblable à une lettre adressée à un ami, il échappe à la rigueur usuelle du genre et hisse l'oralité comme condition de la raison. Pour que je puisse formuler clairement ma pensée, il me faut une oreille. Mieux encore : un visage. Quand la relation à autrui nous anime, nous sollicite, nous excite, nous pousse aux improvisations les plus éhontées, sources des idées les meilleures. Que vous bafouilliez, émettiez des sons inarticulés ou oubliiez quelque liaison, peu importe : la clarté peu à peu se fait dans votre esprit et vous encourage à poursuivre. L'interaction oblige à puiser en soi, à faire preuve d'audace, à développer une stratégie prompte à se tirer d'affaire. À la lumière de sa propre expérience, Kleist écrit là une véritable plaidoirie en faveur de l'expression orale et de ses ressorts cachés.

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Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Pamphlet, Maximes, Pensées, Portraits

  • EAN

    9791030401066

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    47 Pages

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  • Poids

    1 167 Ko

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

Heinrich Von Kleist

D'abord voué à la carrière militaire, Heinrich von Kleist (1777-1811) s'en détourne pour plonger dans l'étude de la philosophie et des mathématiques. À Paris, il compose un drame, La Famille Schroffenstein. Lui succède Robert Guiscard, duc des Normands, qui emporte l'admiration de Wieland et celle de Goethe. De 1805 à 1806, il écrit entre autres La Marquise d'O et Penthésilée. Il rédige également des essais, dont Sur le théâtre de marionnettes, écrit peu avant son suicide.

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