Note sur la suppression générale des partis politiques

À propos

Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Pour Weil, un parti comporte potentiellement, dans sa lutte pour le pouvoir, un caractère totalitaire. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle. Rédigé en 1943, ce texte propose un système fondé sur l'affinité et la collaboration de tous, un hymne à la liberté individuelle capable de s'exprimer dans le cadre d'une collectivité.

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences politiques & Politique > Vie politique française > Hommes / Femmes politiques

  • EAN

    9791030405057

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    48 Pages

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  • Poids

    317 Ko

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

Simone Weil

Née à Paris dans une famille juive agnostique, la philosophe Simone Weil (1909-1943) fut une ardente militante de la cause ouvrière. Elle ira jusqu'à abandonner sa chaire de professeur, au profit d'un travail en usine, avant de s'engager contre Franco dans la guerre d'Espagne.ÿ1938, tournant décisif : sa rencontre avec la figure du Christ.ÿD'une santé fragile et éprouvée, elle meurt à 34 ans à Ashford en Angleterre où elle avait rejoint la France Libre.ÿSes ouvrages, La Condition ouvrière (1951), L'Enracinement (1949) ou La Pesanteur et la Grâce (1947) ont été publiés à titre posthume.

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