Alain Labrousse

  • Élections présidentielles, octobre 2009 : l'Union de la Gauche ("Front large") présente José Mujica pour conduire le nouvel Uruguay ! Situation inédite. En effet, derrière la figure emblématique, ne se cache pas - bien au contraire - l'ancien leader des Tupamaros, le mouvement évolutionnaire des années 1960... Un ex-guérillero, passé des armes aux urnes ! Certes le Mouvement de libération nationale (MLN)-Tupamaros, utilisait plus la ruse que la violence, mais renoncer à la lutte armée - après avoir été écrasé par l'armée - pour se transformer en mouvement politique légal, met en relief un esprit de résistance inédit... Aucune guérilla des années 1960 en Amérique du Sud n'ayant survécu à sa déroute. En Mujica, 74 ans, homme de la terre, oeuvrant pour de profondes réformes sans renier son passé de clandestin, il y a quelque chose du président brésilien Lula. Un souffle nouveau sur l'Uruguay.Alain Labrousse, sociologue et journaliste, a publié des ouvrages sur la géopolitique internationale des drogues, le "réveil" des mouvements indiens en Amérique du Sud et les guérillas de ce continent. Il a vécu en Uruguay entre 1965 et 1970 en pleine émergence du mouvement des Tupamaros. Depuis 1985, année de la chute de la dictature militaire, il s'est rendu régulièrement en Uruguay, témoin privilégié de la conversion des anciens dirigeants guérilleros aux luttes démocratiques.

  • " Le trafic des stupéfiants menace les institutions et les économies ", vient d'admettre un rapport des Nations unies. Du Triangle d'or à la Méditerranée, du Croissant d'or à l'Amérique latine, les narco-profits sont souvent le nerf de guerres civiles ou de rébellions tribales. Dans les pays du tiers monde, les cultures de pavot, de coca ou de cannabis sont le principal moyen de survie des minorités ethniques. En Colombie, au Pakistan, en Birmanie, en Thaïlande, les barons de la drogue tirent de formidables profits du trafic des stupéfiants. Palerme, Hong Kong, Medellin, Miami, carrefours des routes de l'héroïne ou de la cocaïne, sont aujourd'hui le quartier des grandes organisations criminelles et le haut lieu du blanchiment de l'argent de la drogue...

    C'est toute cette face cachée de la production et du trafic des drogues qu'éclaire cet ouvrage, où l'on voit que si les pouvoirs publics se mobilisent pour faire la guerre à la drogue, il leur arrive aussi de fermer les yeux dès que leurs intérêts sont en cause.

    Alain Labrousse est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Amérique latine et le coauteur de Coca Coke.

  • Lady Coke - qui avait séduit la Belle Époque, Sigmund Freud, Conan Doyle, les amateurs de vin Mariani et de Coca-Cola - s'annonce, de retour parmi nous, comme la drogue des années 1990. La nouvelle vague blanche, après avoir fait vingt-cinq millions d'adeptes aux Etats-Unis, commence à déferler sur l'Europe : plus de cent tonnes de cocaïne sont consommées chaque année par ceux qui veulent vaincre la fatigue et le sommeil, se sentir sûrs d'eux-mêmes, conquérants, efficaces. Ce livre explique comment elle gagne chaque jour de nouveaux domaines : show-biz, presse, affaires, cinéma, publicité, sports... Des trottoirs de Broadway aux forêts de l'Amazone, à travers la Bolivie, le Pérou et la Colombie, les auteurs sont allés sur le terrain, ont remonté les filières, interrogé les trafiquants et ceux qui les traquent. Ils font découvrir un monde étonnant, où des généraux corrompus côtoient des parrains richissimes aux moeurs excentriques. Mais Alain Delpirou et Alain Labrousse vont aussi plus loin : ils racontent l'histoire millénaire de la coca, la plante sacrée des Incas, et montrent le rôle essentiel qu'elle joue encore aujourd'hui dans l'alimentation et la vie culturelle des Indiens des Andes. Ils révèlent aussi l'ampleur fantastique qu'a prise la culture de la coca dans ces régions depuis le « boom de la coke », et les ambiguïtés des croisades contre la drogue que mènent les Etats-Unis. Mêlant adroitement reportage et analyse, écrit sur un ton très vivant, ce livre passionnera un très large public.

  • Lady Coke - qui avait séduit la Belle Époque, Sigmund Freud, Conan Doyle, les amateurs de vin Mariani et de Coca-Cola - s'annonce, de retour parmi nous, comme la drogue des années 1990. La nouvelle vague blanche, après avoir fait vingt-cinq millions d'adeptes aux Etats-Unis, commence à déferler sur l'Europe : plus de cent tonnes de cocaïne sont consommées chaque année par ceux qui veulent vaincre la fatigue et le sommeil, se sentir sûrs d'eux-mêmes, conquérants, efficaces. Ce livre explique comment elle gagne chaque jour de nouveaux domaines : show-biz, presse, affaires, cinéma, publicité, sports... Des trottoirs de Broadway aux forêts de l'Amazone, à travers la Bolivie, le Pérou et la Colombie, les auteurs sont allés sur le terrain, ont remonté les filières, interrogé les trafiquants et ceux qui les traquent. Ils font découvrir un monde étonnant, où des généraux corrompus côtoient des parrains richissimes aux moeurs excentriques. Mais Alain Delpirou et Alain Labrousse vont aussi plus loin : ils racontent l'histoire millénaire de la coca, la plante sacrée des Incas, et montrent le rôle essentiel qu'elle joue encore aujourd'hui dans l'alimentation et la vie culturelle des Indiens des Andes. Ils révèlent aussi l'ampleur fantastique qu'a prise la culture de la coca dans ces régions depuis le « boom de la coke », et les ambiguïtés des croisades contre la drogue que mènent les Etats-Unis. Mêlant adroitement reportage et analyse, écrit sur un ton très vivant, ce livre passionnera un très large public.

  • L'auteur est un témoin majeur des réalités sociales et politiques de l'Amérique latine : guérillas du Cône sud, celle du Sentier lumineux au Pérou, réveil indien dans les Andes, production et trafic des drogues sur le continent... Ici, la fiction lève le voile sur la face cachée de ces mêmes réalités, ce "réalisme magique" sans lequel on ne peut appréhender les cultures indigènes et métisses dans leur diversité et complexité. Ce livre s'inscrit dans la lignée du récit fantastique moderne pour laquelle le surnaturel surgit au sein de la réalité la plus triviale.

  • En Afghanistan, l'opium a financé les guerres au cours des trois dernières décennies. L'opium sera-t-il un obstacle à la paix ou y contribuera-t-il ?
    La réussite de la reconstruction du pays dépend d'un défi économique et politique unique. L'économie de la drogue représente, en effet, environ 60 % du PIB - chiffre qui n'a été égalé par aucun autre pays, pas même par la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, dont la part n'excéda jamais les 7%. La situation inédite de l'Afghanistan invite donc à s interroger non seulement sur le rôle que la production et le commerce de l'opium jouent dans une économie de post-conflit dévastée, mais aussi sur l'influence qu'ils peuvent avoir dans le processus complexe de reconstruction de l'Etat.

    Plusieurs responsables de gouvernements occidentaux et d'organisations internationales s'accordent à dire qu'il ne faut pas négliger le risque réel que l'Afghanistan, premier producteur mondial d'opiacés depuis une dizaine d'années, devienne un « narco-État ». D'autres observateurs estiment que cette situation n'a pas que des effets négatifs, du moins à court terme. Dans la mesure où les campagnes anti-drogue se révéleraient efficaces, une baisse très sensible de cette ressource ne risquerait-elle pas de déstabiliser le pays ? Le président Hamid Karzaï s'est engagé devant la communauté internationale à lutter contre la culture du pavot, mais le niveau de la production reste fies élevé.

    Alain Labrousse revient sur l'histoire récente de la production d'opium à laquelle prirent part les seigneurs de guerre et les taliban aujourd'hui acteurs sur le nouvel échiquier politique - pour mieux éclairer les enjeux tant nationaux qu'internationaux devant lesquels le pays est placé. Car, pour de nombreux pays occidentaux, la « guerre à la drogue » est une justification supplémentaire pour intervenir en Afghanistan.

  • En 1973, tandis que les bottes des militaires écrasaient tour à tour la Bolivie, l'Uruguay, le Chili, tout semblait indiquer que l'Argentine entrait au contraire dans un processus de démocratisation. Le retour au pouvoir de Juan Domingo Perôn - après dix-huit ans d'exil - soulevait l'enthousiasme du peuple argentin tout entier et en particulier des guérilleros montoneros, qui avaient versé leur sang pour que Perón pût revenir au pays et prendre la tête de la lutte contre l'impérialisme américain et brésilien. Mais la fête, rapidement, devait tourner au désastre : Perón puis, après sa mort, sa femme Isabelita déclenchèrent contre la classe ouvrière et la petite bourgeoisie qui les avaient soutenus une répression féroce, qui choisit ses premières victimes précisément dans la gauche péroniste. Ecartant délibérément les interprétations psychosociologiques en vogue, c'est à partir d'une analyse de la lutte des classes en Argentine, dans le passé et aujourd'hui même, que les auteurs étudient le phénomène si particulier du péronisme et cherchent à dessiner les perspectives ouvertes à une gauche qui devra éviter les différentes déviations de la petite bourgeoisie, souvent projetée à la tête des luttes.

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