Alain Renaut

  • Voici un livre unique pour qui veut découvrir, comprendre ou approfondir la philosophie. Il est constitué d'une série de leçons consacrées aux grandes questions philosophiques, que l'on pourra lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix. Ces leçons mobilisent les apports des philosophes les plus précieux, des classiques aux contemporains : Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Hegel ou Nietzsche, mais aussi Arendt, Rawls, Levinas, Foucault, Derrida ou Habermas. L'ouvrage aborde également les débats les plus actuels : découvertes scientifiques, bioéthique, environnement, retour du religieux, bouleversements artistiques, mutations sociales et politiques... Chaque leçon dégage ainsi un bilan des contributions de la philosophie à l'état actuel de la réflexion. Un avant-propos nourri fournit des fils conducteurs pour que le lecteur puisse s'orienter dans les questionnements philosophiques. Une conclusion très ouverte s'interroge sur les avenirs possibles de la philosophie dans la culture contemporaine. Alain Renaut est professeur émérite de philosophie politique et d'éthique à Sorbonne Université. Il est également directeur du Centre international de philosophie politique appliquée. Jean-Cassien Billier est maître de conférences à l'UFR de philosophie de la faculté des lettres de Sorbonne Université. Patrick Savidan est professeur d'éthique et de philosophie à l'université Paris-Est-Créteil et président de l'Observatoire des inégalités. Ludivine Thiaw-Po-Une est docteur en philosophie politique et ingénieure de recherche à Sorbonne Université. 

  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

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  • En cinq petits ouvrages très accessibles (Le Sujet, La Culture, La Raison et le Réel, La Politique, La Morale), voici un outil complet pour mieux comprendre la philosophie. Constitué d'une série de leçons que l'on peut lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix, chaque volume présente les oeuvres des plus grands penseurs, des classiques aux contemporains. Il ne traite pas seulement de l'histoire de la philosophie, mais aborde des questions liées aux grands sujets actuels : biologie, astronomie, éthique, anthropologie, religion, etc. Pour le lecteur curieux de s'initier, pour l'élève et l'étudiant soucieux de compléter sa formation, un panorama des grandes questions philosophiques mêlant histoire de la pensée et problématiques d'aujourd'hui. Alain Renaut est professeur à l'université Paris-VI, titulaire de la chaire de philosophie morale et politique.

  • Fragilisation de l´école, montée de l´individualisme, expérience toujours plus problématique de la parentalité : jamais les modèles d´après lesquels les adultes exercent leurs responsabilités à l´égard des enfants ne sont apparus aussi énigmatiques.
    Ni la posture réactive - il faut réarmer les formes anciennes de l´autorité - ni le discours progressiste - on ne doit à aucun prix brader les libertés acquises - ne s´attaquent frontalement à la question décisive : les formes de pouvoir qui, dans les sociétés traditionnelles, ont fonctionné sur le mode de l´autorité (éducative, mais aussi politique, judiciaire, médicale) sont-elles encore compatibles avec la logique de la démocratie ?
    Si l´exercice de l´autorité consiste à conférer au pouvoir une dimension mystérieuse qui le rende indiscutable, la crise de l´autorité n´est-elle pas inhérente aux sociétés qui considèrent qu´aucun pouvoir n´est légitime s´il n´a obtenu l´adhésion de ceux sur qui il s´exerce ? Curieusement, nos sociétés n´ont pas encore tiré toutes les conclusions de la conviction qui constitue leur pari le plus audacieux.
    Entre l´appel réitéré à réactiver purement et simplement l´autorité et l´affirmation illimitée des formes les plus spontanées de la liberté, cet essai tente d´ouvrir une voie originale : les interrogations qui traversent aujourd´hui la famille, l´école et plus généralement tous les lieux de pouvoir n´appellent-elles pas surtout à repenser les pouvoirs, voire à les consolider sur des bases renouvelées ?

  • Élever la diversité au rang de concept philosophique pour échapper à ce qu'a trop souvent de confus et d'idéologique le débat en cours, aussi bien en France qu'en Amérique du Nord : tel est l'objectif de ce livre, dont l'enjeu est bien de savoir « comment vivre ensemble avec nos différences » culturelles, religieuses, ethniques ou sexuées. Alain Renaut montre de quelle manière la notion de diversité, jusqu'ici peu précise, s'est construite sur fond de repentance de la conscience moderne à l'égard de l'assimilationnisme colonial. Questionnant un idéal républicain trop souvent enclin à identifier comme « meurtrière » toute valorisation de la diversité humaine, il renouvelle la discussion politique et éthique sur l'universalisme. L'exploration de ces paramètres complexes de la diversité que sont la culture et la sexualité ouvre ici sur un « humanisme de la diversité » réconciliant la représentation de l'autre comme un semblable et la perception du divers comme une richesse. Ni retour à un humanisme abstrait, ni culte d'une diversité fermée à l'universel. Dialoguant avec Édouard Glissant sur la créolisation des cultures ; discutant, chez Judith Butler notamment, les éloges les plus extrêmes du divers comme tel, Alain Renaut mène ici une enquête intellectuelle aussi claire que vigoureuse : « Jusqu'où le discours identitaire et celui de l'appartenance à une culture ou à un groupe quelconque peut-il se déployer au sein des démocraties modernes sans assigner aux individus des identités semblables à celles qui caractérisaient les sociétés traditionnelles et sans le risque d'un « ré-enracinement » en des lieux et en des histoires dont ils voudraient, en tant qu'individus, s'arracher ? »

  • Nul ne songerait à contester que le refus des discriminations constitue le cœur même de l'idée démocratique. Pourtant, depuis quelques décennies, un débat s'est fait jour : et si ce refus des discriminations ne suffisait plus à assurer que nous appartenons à une société où tous les êtres humains " naissent et demeurent libres et égaux en droits " ? Depuis les années 1960, la dynamique démocratique a complexifié la promesse d'égalité : elle ne peut plus seulement exclure les différences, elle doit aussi les reconnaître et, à partir de cette reconnaissance, reconfigurer des politiques sociales.
    Dès lors, il importe de mesurer ce qui se joue dans la perspective de promouvoir l'égalité à la faveur de " discriminations positives ". Qu'est-ce que le droit à l'égalité, aujourd'hui ? Comment penser une politique préférentielle qui ne passe pas par l'établissement de quotas ? Comment concevoir une justice sociale qui soit non pas seulement distributive, mais aussi compensatrice ?
    À l'épreuve du cas français, Alain Renaut invite à ouvrir sans préjugés ni tabous le dossier de l'action positive.
    Professeur à l'université de Paris-Sorbonne, Alain Renaut est l'auteur de plus de vingt livres, dont Qu'est-ce qu'une politique juste ? (Grasset, 2004), La Fin de l'autorité (Flammarion, 2004) et Modèle social. La chimère française (Textuel, 2006).

  • Un milliard d´êtres humains vivant avec moins d´un dollar par jour. 270 millions de morts, entre 1990 et 2005, sous l´effet de l´extrême pauvreté. Plus que toutes les pertes des guerres du XXe siècle. 18 millions de victimes, un tiers des décès mondiaux par an dus à la misère.  Ces données correspondent pour l´essentiel à la profondeur des inégalités entre les pays du Nord et ceux du Sud. Faut-il que les États riches s´emploient à remédier à la situation des États pauvres, et si oui, selon quelles modalités et à quelles conditions ? Cette question, qu´on désigne aujourd´hui comme celle de la « justice globale », est venue s´ajouter, depuis la fin des années 1970, à la question classique des inégalités. Quel peut être, au plan global ou mondial, l´analogue de ce que sont les politiques sociales au sein d´une société donnée ? S´agit-il, si l´on accorde que les États riches ont à contribuer au développement des pays pauvres, de procéder, là aussi, par des transferts de ressources ? Ou faut-il oeuvrer pour que les pauvres du monde accèdent à des « pouvoir-faire » les rendant capables de prendre en charge leur destin ?  Discutant ces options, envisageant d´autres perspectives encore, ce livre entreprend pour la première fois, en combinant approche politique et approche éthique, de construire une théorie systématique de la justice globale.

  • A l'heure où le débat politique fait de nouveau référence, avec insistance, mais aussi avec confusion, à la liberté du peuple souverain, il redevient indispensable de se demander ce qui fait précisément qu'un peuple peut se penser comme libre. La liberté d'un peuple se mesure-t-elle à la façon dont les droits des individus qui le composent se trouvent protégés ? Ou bien devons-nous considérer qu'un peuple libre est aussi, voire surtout, un peuple dont les vertus civiques sont suffisantes pour soutenir la participation des citoyens à la vie publique ? Deux modèles hantent ainsi notre imaginaire démocratique : celui du libéralisme politique, celui du républicanisme. Sont-ils incompatibles ? Peuvent-ils s'articuler, et à quelles conditions, l'un à l'autre ? Cet essai à la fois historique et critique entreprend de reconstruire la logique interne de ce dédoublement qui, dans les actuelles divisions de notre vie politique, joue un rôle de plus en plus déterminant, au point de subvertir les anciens clivages entre gauche et droite, ou entre progressisme et conservatisme.

  • En décembre 1933 paraissait {L'Etre et le néant}. Cinquante ans après, l'impossibilité de concevoir un projet du même ordre fournit la meilleure approche négative de notre situation philosophique. Dernier philosophe d'un style aujourd'hui disparu, Sartre fut aussi le premier philosophe de renom dont le trajet consacra le divorce entre production philosophique et institution universitaire. S'y rattache le singulier destin qui fit de lui, après 1945, le détenteur du plus absolu magistère intellectuel jamais connu jusqu'à ce jour. C'est à interroger les raisons de cette mutation, inscrites au coeur de la philosophie du premier Sartre, que s'emploie ce livre : ni sartrien ni sartrolâtre, mais contribuant à ouvrir une interrogation sur ce qu'il pourrait en être de la condition philosophique à la fin du XXe siècle.

  • Une étude sur le devenir de l'université française dans une époque qui voit l'éclatement des savoirs traditionnels, l'égalisation des conditions et des individus, l'explosion démographique. L'auteur parcourt les grandes étapes de la révolution universitaire, de l'invention médiévale jusqu'aux débats américains contemporains, pour finir sur des propositions concrètes en vue de sortir du marasme.

  • Cet essai renoue avec la grande tradition de la philosophie politique « pratique » telle que le philosophe John Rawls l'a conceptualisée. Un va-et-vient permanent entre la théorie et l'action, entre les « représentations du monde » et l'actualité, donne à cet ouvrage sa singularité - et sa formidable utilité. Les repères du débat politique sont aujourd'hui pour le moins brouillés. L'explosion du bloc de l'Est avait déjà fragilisé, depuis une quinzaine d'années, une gauche longtemps dominée par des schémas de pensée issus du marxisme. Ni les septennats de François Mitterrand, où les illusions ont vite cédé le pas au pragmatisme, ni les chances qu'offrit en 1997 une reconquête du pouvoir vite obérée par l'échéance présidentielle, n'ont donné lieu à un aggiornamento d'ampleur. Le séisme politique de 2002 acheva de jeter notre univers politique dans une situation d'extrême désarroi. Les échecs successifs de la droite, sur les quelques dossiers qu'elle tenta d'ouvrir depuis son retour au pouvoir, n'ont rien arrangé à cet état de confusion. Depuis le rassemblement républicain d'avril 2002 contre le Front National, le débat politique, inaudible à gauche comme à droite, a atteint ainsi son degré zéro. Seule la répétition d'alternances rapides paraît désormais pouvoir maintenir politiquement l'apparence d'une dynamique. Parce que la vie de la cité requiert des choix qui engagent une représentation de l'avenir, cet essai exprime une conviction : plus rien aujourd'hui, sur les principes ultimes auxquels nous nous référons, ne distingue suffisamment gauche et droite. Plus de justice sociale dans le respect des mêmes libertés fondamentales : qui n'adhérera à un tel programme ? Un véritable débat sur ce qui serait politiquement juste requiert avant tout, à gauche comme à droite, la capacité de faire valoir des choix. Et pour dégager les conditions d'une « politique juste », l'auteur s'emploie ici à montrer que nous pouvons mieux faire resurgir la force des principes en nous demandant, non plus seulement de quelle manière les fonder en raison, mais comment il peut se faire qu'à partir des mêmes principes, viennent à se creuser, dans la politique telle qu'elle se fait, des désaccords dans leur application. Au-delà d'une perception plus claire des principes de justice, la voie d'une politique juste requiert la capacité à mieux discerner, quand il s'agit d'appliquer ces principes, quelle est la logique des possibles. Ce qu'Alain Renaut tente de faire ici à partir de dossiers particulièrement délicats où s'est embourbée en France l'action politique la plus récente : celui de l'enseignement des langues régionales, celui de l'autonomie des universités.

  • 11 septembre 2001 : l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center met fin aux espoirs de paix nés de la chute du communisme. Le monde est à nouveau déchiré. Mais les conflits d'aujourd'hui échappent au modèle de la guerre classique. Créant des lignes de fracture qui débordent les États et les territoires, ils s'immiscent dans l'intime de la sphère privée, au coeur des rapports sociaux, ou couvrent la planète d'attentats aveugles. Contre les idées reçues et les constructions spéculatives, l'ouvrage s'interroge sur ce que l'on peut apprendre de ces conflits eux-mêmes. Comment penser les violences qui déchirent les sociétés au XXIe siècle au point de faire douter de l'humanité ? Partant du génocide, forme extrême de la violence entre humains, pour en révéler les ressorts, les auteurs y trouvent des outils d'analyse pour comprendre la structure des nouvelles conflictualités. Exclure l'autre de la « vraie » humanité est le mécanisme fondamental. On le retrouve à l'oeuvre dans les autres formes de conflictualité étudiées ici : violences religieuses et djihadisme, violences liées au genre et aux comportements sexuels, violences sociales et populisme. Avec les ressources de la philosophie et une attention minutieuse aux faits, Alain Renaut et Geoffroy Lauvau s'efforcent d'identifier le péril et d'en tirer des enseignements pour penser l'humanisme à partir de son contraire. Alain Renaut est professeur émérite de philosophie politique et d'éthique à Sorbonne Université. Geoffroy Lauvau est professeur de première supérieure au lycée Bellepierre de Saint-Denis de la Réunion. 

  • Une présentation exhaustive de l'ensemble des enjeux relatifs à l'enseignement de la didactique scolaire SES au sein du système éducatif français. Les sciences économiques et sociales sont l'une des rares innovations au sein du système éducatif français au XXe siècle. Cette discipline scolaire, créée en 1967, s'adresse à un nombre croissant d'élèves des lycées en France. La réforme du lycée de 2010 a été l'occasion d'une refonte des programmes d'enseignement qui a été précédée par une intense réflexion didactique et pédagogique (publication du rapport de Roger Guesnerie, professeur au collège de France).Dans le même temps, la réforme de la formation des enseignants et des concours de recrutement conduit à la mise en place de diplômes de masters avec un renforcement des enseignements de didactique de chaque discipline scolaire.Guide indispensable pour la préparation du CAPES et l'agrégation des SES tout autant qu'outil de formation continue pour les professeurs en exercice, cet ouvrage est l'occasion de faire le point sur :- l'histoire de la discipline scolaire SES au sein du système éducatif français ;- la didactique de cette discipline ;- la place de cette discipline dans le système éducatif français ;- les démarches mises en oeuvre dans l'organisation des apprentissages des élèves.Il s'agit à la fois de présenter les débats relatifs à cet enseignement et de capitaliser les acquis dans la réflexion sur l'identité de la discipline et sur la formation des élèves aux savoirs produits par les sciences sociales.

  • Pourquoi Lyon, seule ville de France a avoir été capitale de la Gaule et capitale économique de l'Europe au 16e siècle, a-t-elle perdu sa primauté ? En analysant toutes les composantes - politiques, sociologiques, économiques, culturelles, sportives, etc. - passées et actuelles de la deuxième métropole de France, on comprend qu'elle dispose aujourd'hui d'un potentiel unique pour redevenir une grande cité internationale au cours du 21e siècle et être le moteur d'une transformation impérieuse, radicale et encore taboue de la France.

  • Pour la première fois, les Européens commencèrent à douter d'eux-mêmes, à la fin de la Première Guerre mondiale. Un siècle plus tard, ils considèrent que l'Europe est désormais « sortie de l'Histoire ».
    Les terribles blessures que son âme a subies depuis le début du XXe siècle vont-elles la précipiter à tout jamais vers les abîmes et le néant ?
    Seuls le courage et la volonté des Européens peuvent lui permettre de reprendre force et de redevenir le phare qu'elle a pu être au cours des siècles.
    Allons ! Rien n'est encore perdu.
    C'est ce que cet ouvrage veut démontrer par-delà les peurs, les résignations et les renoncements.

  • Qui pourrait penser un instant que le monde est juste ? Juste, les enfants qui meurent, les massacres d'innocents, les maladies, les catastrophes naturelles, le bonheur des uns et le malheur des autres ? Mais si le monde n'est pas juste, la vie l'est-elle pour les Hommes comme pour les peuples ? Et si la plus grande des injustices n'était pas la mort physique des corps, mais celle des âmes ? La mort des âmes et donc de l'Espérance qui touche le plus cruellement les Hommes, mais aussi les peuples. Est-ce à dire que le bonheur et la justice ne sont pas de ce monde ? Pas toujours, puisque parfois le Vaincu d'hier peut, à force de volonté et de courage, devenir le Vainqueur de demain.

  • La Guerre des Dieux est une expression célèbre utilisée par Max Weber, en 1919, pour caractériser le conflit des valeurs dans le monde moderne. Le philosophe allemand voulait, par cette formule, dire que le conflit entre deux individus ne partageant pas la même conviction était, dans nos sociétés laïques, si impossible à trancher rationnellement, que cela ne pouvait se comparer qu'au combat des dieux de l'Olympe.
    Ce fait est une conséquence de l'évolution de nos sociétés, dans lesquelles il n'existe plus d'autorité traditionnelle susceptible d'émettre des jugements acceptables par tous.
    Comment, dans ces conditions, "vivre ensemble" ? Comment arbitrer des conflits où s'affrontent des subjectivités irréductibles ? C'est à l'histoire de ce problème - de Max Weber à Aron ou Sartre et Heidegger - que s'attache ce livre.

  • Un an après le vote de la loi sur le foulard islamique, il convient de faire le point. Fallait-il voter cette loi ? A-t-elle réglé les problèmes ? Deux auteurs bien connus ont choisi d´en débattre : Alain Touraine, sociologue, a fait partie de la commission Stasi dont le rapport a été à l´origine de la loi ; Alain Renaut, professeur de philosophie politique, est connu pour ses prises de position en faveur d´un multiculturalisme raisonné. Ils partagent les mêmes valeurs républicaines. Mais ils divergent sur les moyens à employer pour faire face à la montée du fondamentalisme musulman, sur les moyens de reconnaître les droits des minorités culturelles, sur le rôle de l´école.

    Alain Renaut est fondamentalement opposé à la loi et, d´une façon générale, très critique à l´égard de la politique française en matière de reconnaissance de la diversité culturelle. Alain Touraine continue de défendre la loi sur le foulard, dont il pense qu´elle a servi à marquer un cran d´arrêt dans la pénétration des fondamentalistes.

  • La France n'a commencé à être ce qu'elle est ni en 496, ni en 1789 et l'histoire des Français a débuté bien avant l'histoire de la France. Un cas unique en Europe. Comprendre ce qu'est la France aujourd'hui et ce qu'elle sera à l'avenir, ne peut se faire qu'en remontant son passé. Saisir et dire ce qu'est la France et ce qu'est son destin, telle est l'ambition profonde de cet ouvrage.

  • Né en 1949, le docteur Alain Renault est une sorte « d'humaniste » de son temps. Sportif de niveau national, il passe par l'ENSEPS Paris, devient conseiller technique à la Fédération française d'haltérophilie, et mène de front ses études de médecine. Professeur d'EPS, il anime une consultation de médecine du sport et devient médecin fédéral à la FFHM. À 60 ans, en retraite de l'Éducation nationale, il vient s'installer en Savoie, et exerce en centre de rééducation fonctionnelle. À 65 ans, en retraite totale, il se trouve confronté à une prise de poids et une perte de masse musculaire. La lecture de faits historiques et philosophiques, la rééducation articulaire, musculaire et cardiovasculaire, la reprise de séances d'entretien et de sports, incitent le docteur Alain Renault à écrire cet ouvrage de synthèse, principes de vie en faveur de la santé à la portée de tous, et pour tous. Il concerne une large population : enseignants EPS, moniteurs de sport, techniciens sportifs, sportifs pour le loisir ou pour la forme et la santé, seniors... À tout âge, le corps joue un rôle important dans l'accès au bonheur. La mise en pratique nécessite quelques connaissances essentielles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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