Alexis De Tocqueville

  • Du voyage en Amérique qu'il effectue au début des années 1830, Tocqueville tire ce qui deviendra, dans la riche littérature politique du XIXe siècle, l'une des oeuvres les plus lues et les plus commentées. Car l'étude des institutions de la jeune république américaine lui inspire une véritable philosophie de la démocratie, toujours nuancée et souvent visionnaire.
    Comment accorder l'égalité et la liberté, exigence centrale pour un régime démocratique ? Quels sont les effets pervers de ce système politique et les moyens de s'en prémunir ? Les réponses de Tocqueville à ces questions essentielles n'ont cessé de nourrir les réflexions des générations ultérieures, jusqu'à trouver leurs prolongements dans les débats citoyens d'aujourd'hui.

    Dossier :
    1. Sur les valeurs d'égalité, de fraternité et de souveraineté
    2. Les perversions de la société démocratique : entre désordre et uniformisation
    3. L'exercice du pouvoir démocratique : tyrannie de la majorité et despotisme pastoral
    4. Les remèdes à la centralisation.

  • « J´avoue que dans l´Amérique j´ai vu plus que l´Amérique ; j´y ai cherché une image de la démocratie elle-même, de ses penchants, de son caractère, de ses préjugés, de ses passions. » La gloire de Tocqueville n´est pas seulement celle d´un analyste politique exceptionnel ; c´est aussi, depuis la récente redécouverte de son oeuvre, celle d´un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la sociologie, et qui pourrait aider à comprendre les problèmes qui se posent constamment dans les démocraties modernes.
    L´égalité des conditions, l´individualisme, le « despotisme » démocratique, les relations entre maîtres et serviteurs, l´esprit de liberté et l´esprit de religion, autant de notions qui dessinent aujourd´hui encore les contours d´une philosophie de la démocratie.

  • « En Amérique, toutes les lois sortent en quelque sorte de la même pensée. Toute la société, pour ainsi dire, est fondée sur un seul fait ; tout découle d'un principe unique. On pourrait comparer l'Amérique à une grande forêt percée d'une multitude de routes droites qui abordent au même endroit. Il ne s'agit que de rencontrer le rond-point, et tout se découvre d'un seul coup d'oeil. »
    Lettre de Tocqueville au comte de Molé, 1835.
    Tocqueville est allé chercher aux États-Unis non pas un modèle, mais un principe à étudier, et une question à illustrer et à résoudre ; à quelles conditions la démocratie, si elle est un état de société, devient ce qu'elle doit être aussi, faute de conduire à une dictature : un état de gouvernement...
    L'Amérique lui offre, comme société et comme culture, une démocratie pure. Et un gouvernement déduit de cette démocratie pure. Une anti-Europe dans les deux cas, sans héritage aristocratique, sans legs absolutiste, sans passions révolutionnaires. Avec, au contraire, une tradition de libertés locales collectives. Par tous ces traits, mutatis mutandis, un objet de réflexion capital pour les Européens.
    François Furet

  • "L'un des caractères distinctifs des siècles démocratiques, c'est le goût qu'y éprouvent tous les hommes pour les succès faciles et les jouissances présentes. Ceci se retrouve dans les carrières intellectuelles comme dans toutes les autres. La plupart de ceux qui vivent dans les temps d'égalité sont pleins d'une ambition toute à la fois vive et molle ; ils veulent obtenir sur le champ de grands succès, mais ils désireraient se dispenser de grands efforts. Ces instincts contraires les mènent directement à la recherche des idées générales, à l'aide desquelles ils se flattent de peindre de vastes objets à peu de frais et d'attirer les regards du public sans peine. Et je ne sais s'ils ont tort de penser ainsi ; car leurs lecteurs craignent autant d'approfondir qu'ils peuvent le faire eux-mêmes et ne cherchent d'ordinaire dans les travaux de l'esprit que des plaisirs faciles et de l'instruction sans travail."
    A. de Tocqueville

  • Oeuvres complètes t.l17 : correspondance à divers t.3 Nouv.

    Ces trois volumes de correspondance achèvent l'entreprise monumentale de l'édition des OEuvres complètes de Tocqueville. Outre les idées, les jugements, les émotions qu'ils donnent à lire, on découvre au fil des pages un témoignage inappréciable sur l'élaboration d'une oeuvre qui se cherche et dont Tocqueville ne cesse de partager les intuitions et les perplexités avec ses interlocuteurs.
    Cette correspondance rassemble plus de mille lettres qui proviennent de plusieurs centaines de bibliothèques, archives ou collections particulières. Elle ajoute des éclairages inédits sur la pensée de Tocqueville et son interrogation de la démocratie comme régime politique et comme régime humain. Elle révèle l'intérêt durable qu'il porte à l'éducation, la profondeur de sa réflexion sur l'abolition de l'esclavage, les raisons de son soutien à la colonisation de l'Algérie.
    On trouvera ici une grande diversité de correspondants : écrivains et politiciens célèbres comme Chateaubriand, Victor Cousin, Guizot, Lamartine, Lamennais, Michelet, Thiers ; destinataires inattendus comme certains saintsimoniens ; ou des lettres à des amis, des éditeurs, des femmes du monde, des solliciteurs. Se dessine dans ces échanges la figure d'un grand notable de la politique et des lettres, un passeur entre les académies, l'Assemblée, la presse, entre Paris et la Normandie, entre légitimistes, orléanistes et républicains. Un Tocqueville à la fois méconnu et familier.

  • Oeuvres completes t.17 : correspondance à divers t.2 Nouv.

    Ces trois volumes de correspondance achèvent l'entreprise monumentale de l'édition des OEuvres complètes de Tocqueville. Outre les idées, les jugements, les émotions qu'ils donnent à lire, on découvre au fil des pages un témoignage inappréciable sur l'élaboration d'une oeuvre qui se cherche et dont Tocqueville ne cesse de partager les intuitions et les perplexités avec ses interlocuteurs.
    Cette correspondance rassemble plus de mille lettres qui proviennent de plusieurs centaines de bibliothèques, archives ou collections particulières. Elle ajoute des éclairages inédits sur la pensée de Tocqueville et son interrogation de la démocratie comme régime politique et comme régime humain. Elle révèle l'intérêt durable qu'il porte à l'éducation, la profondeur de sa réflexion sur l'abolition de l'esclavage, les raisons de son soutien à la colonisation de l'Algérie.
    On trouvera ici une grande diversité de correspondants : écrivains et politiciens célèbres comme Chateaubriand, Victor Cousin, Guizot, Lamartine, Lamennais, Michelet, Thiers ; destinataires inattendus comme certains saintsimoniens ; ou des lettres à des amis, des éditeurs, des femmes du monde, des solliciteurs. Se dessine dans ces échanges la figure d'un grand notable de la politique et des lettres, un passeur entre les académies, l'Assemblée, la presse, entre Paris et la Normandie, entre légitimistes, orléanistes et républicains. Un Tocqueville à la fois méconnu et familier.

  • Oeuvres complètes t.17 : correspondance à divers t.1 Nouv.

    Ces trois volumes de correspondance achèvent l'entreprise monumentale de l'édition des OEuvres complètes de Tocqueville. Outre les idées, les jugements, les émotions qu'ils donnent à lire, on découvre au fil des pages un témoignage inappréciable sur l'élaboration d'une oeuvre qui se cherche et dont Tocqueville ne cesse de partager les intuitions et les perplexités avec ses interlocuteurs.
    Cette correspondance rassemble plus de mille lettres qui proviennent de plusieurs centaines de bibliothèques, archives ou collections particulières. Elle ajoute des éclairages inédits sur la pensée de Tocqueville et son interrogation de la démocratie comme régime politique et comme régime humain. Elle révèle l'intérêt durable qu'il porte à l'éducation, la profondeur de sa réflexion sur l'abolition de l'esclavage, les raisons de son soutien à la colonisation de l'Algérie.
    On trouvera ici une grande diversité de correspondants : écrivains et politiciens célèbres comme Chateaubriand, Victor Cousin, Guizot, Lamartine, Lamennais, Michelet, Thiers ; destinataires inattendus comme certains saintsimoniens ; ou des lettres à des amis, des éditeurs, des femmes du monde, des solliciteurs. Se dessine dans ces échanges la figure d'un grand notable de la politique et des lettres, un passeur entre les académies, l'Assemblée, la presse, entre Paris et la Normandie, entre légitimistes, orléanistes et républicains. Un Tocqueville à la fois méconnu et familier.

  • Alexis de Tocqueville entreprit à l'été 1831 ce voyage aux confins de la civilisation américaine. L'émerveillement et la crainte d'une nature encore vierge, et cette implacable urbanisation qui se met en marche vers l'ouest, lui inspirent un récit d'une contemporanéité saisissante. Entre Indiens et pionniers, forêts sauvages et rivières profondes, Quinze jours dans le désert fait revivre le mythe de la frontière.

  • Dans son livre le plus connu, Tocqueville se livre à un ensemble d'observations et d'analyses de la société américaine et de son système politique. Pour réussir à contrer la dérive non démocratique de la démocratie, pour que deviennent compatibles l'égalité et la liberté, Tocqueville suggère divers remèdes qui passent par la re-création de corps intermédiaires (abolit par la révolution), la défense de la liberté de la presse et l'indépendance du pouvoir judiciaire.
    Toute chose susceptible de redonner l'initiative aux citoyens et de revitaliser le débat politique trop souvent abandonné au profit de l'abominable « consensus » qui tend à faire taire a priori tout désaccord fécond.

  • Retrouvez en édition intégrale (Tome I et Tome II) cette oeuvre majeure des sciences historiques et sociales dans laquelle Alexis de Tocqueville, de retour des États-unis, avance des analyses qui font de lui un visionnaire et permettent d'éclairer des pans entiers de notre modernité. Il y note par exemple les limites et les dangers d'un système démocratique soumis aux effets pervers de l'individualisme, du conformisme et de l´opinion publique.

  • This book provides  the first complete, literal English translation of Alexis de Tocqueville's and Gustave de Beaumont's first edition of On the Penitentiary System in the United States and Its Application to France.  The work contains a critical comparison of two competing American penitentiary disciplines known as the Auburn and Philadelphia systems, an evaluation of whether American penitentiaries can successfully work in France, a detailed description of Houses of Refuge as the first juvenile detention centers, and an argument against penal colonization. The work provides valuable insights into understanding Tocqueville as a statesman, as well as a comparative look at civic engagement in early American and French penal reform movements. The Translator's Introduction provides historical context for understanding Tocqueville's work in French penal reform and the major themes of the report.  The book thus fills a void in Tocquevillian studies and extrapolates the roots of American and French criminal justice systems in the nineteenth century.

  • Si la notion de bien commun est aujourd'hui solidement ancrée dans nos moeurs, elle ne concerne trop souvent que nos ressources naturelles ou encore financières. Or, nous croyons, à Liberté, que le bien commun a tout aussi, sinon plus, à voir avec la culture.

    Du tollé suscité par l'embauche d'un coach unilingue anglophone aux accommodements raisonnables, en passant par les réflexes xénophobes d'un maire de région et le crucifix de l'Assemblée nationale, ont ne compte plus les tensions entre le respect des nouveaux arrivants, l'émancipation individuelle, l'héritage commun et l'identité nationale. À l'approche de la Fête nationale, il nous est ainsi apparu essentiel de nous pencher sur le sens de la nation et de la culture commune.

    Vous trouverez également dans ce numéro un essai d'Éric Pineault sur le mirage de l'économie extractive et de la manière dont nous devrions penser l'exploitation des ressources naturelles.

    Un entretien avec Alain Deneault sur la Gouvernance
    Et les chroniques habituelles d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Jean-Philippe Payette et Robert Lévesque.

  • Seuls quelques textes de Tocqueville sont connus ( De la démocratie en Amérique, L'Ancien Régime et la Révolution) dans lesquels il développe sa vision de la démocratie dont l'idée d'égalité des conditions est un "fait providentiel". De nombreux textes peu connus qui ont contribué à préciser et à affiner sa pensée sont ici abordés.
    Les idées, les arts, les sociétés.

    "Le présent ouvrage répond à une demande constamment réitérée lors des conférences données pour présenter la pensée et l'oeuvre de Tocqueville. Le public rencontré lors de ces conférences comme les étudiants, dans les classes préparatoires ou à l'université, comprennent l'importance primordiale de la problématique tocquevillienne dans le monde d'aujourd'hui. Chacun est conscient de l'enjeu : l'oeuvre entière de Tocqueville analyse avec pertinence les problèmes du politique tels qu'ils se posent à nous : il a ouvert toutes les voies mettant en évidence le rôle essentiel de la montée du phénomène démocratique et, conjointement, de l'opinion publique renforcée en ce début d'un nouveau millénaire par la médiatisation et la mondialisation. Avant tout autre, et mieux qu'aucun autre, il a montré que l'expansion économique laisserait inéluctablement derrière elle une paupérisation croissante, il a établi que la montée inéluctable de la démocratie modifierait les attitudes et les comportements, qu'elle pouvait apporter aussi bien la liberté que l'oppression dont le bilan du siècle qui vient de s'écouler fournit tant d'exemples."J.-L. Benoît

  • Extrait :
    "Qu'on le relise : on y rencontrera à chaque page un avertissement solennel qui rappelle aux hommes que la société change de formes, l'humanité de condition, et que de nouvelles destinées s'approchent."

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier «Nous ne sommes pas seuls» tirés du numéro 300 de la revue Liberté.

    Du tollé suscité par l'embauche d'un coach unilingue anglophone aux accommodements raisonnables, en passant par les réflexes xénophobes d'un maire de région et le crucifix de l'Assemblée nationale, ont ne compte plus les tensions entre le respect des nouveaux arrivants, l'émancipation individuelle, l'héritage commun et l'identité nationale. À l'approche de la Fête nationale, il nous est ainsi apparu essentiel de nous pencher sur le sens de la nation et de la culture commune.

    Les réponses sont nombreuses : Pierre Nepveu, biographe de Gaston Miron, nous signale que, si notre langue est statistiquement fragile, elle demeure riche de par sa littérature et qu'il est de notre devoir d'assumer à la fois cette force et cette fragilité. Le chanteur et poète Thomas Hellman nous explique que c'est lorsqu'il se tient à distance de ses multiples identités d'origine qu'il évite l'exil, et le dramaturge Mani Soleymanlou que c'est grâce au « Printemps étudiant » s'il se sent enfin québécois. Finalement, la comédienne Catherine Dorion nous rappelle de quelle sournoise façon le culte de l'argent désagrège, où que ce soit, le sens de la communauté. Ne manquez pas les autres textes du dossier de Suzanne Beth, Clayton Bailey, Michel Freitag, Jonathan Livernois, Alexis Martin, Anne-Marie Régimbald et Alexis de Tocqueville.

  • De retour de son voyage en Amerique en 1831, Alexis de Tocqueville (1805-1859) est séduit par l'aventure colonialiste dans laquelle la France vient de se lancer en Algérie...
    Mais selon l'auteur du fameux De la démocratie en Amérique, la conquête est menée au mépris des spécificités du pays - dont les Français ignorent tout :
    Saccage par l'armée, destruction des structures administratives, anarchie politique... " Il ne suffit pas pour pouvoir gouverner une nation de l'avoir vaincue ".
    Lucide quant aux erreurs commises et aux difficultés de la " pacification ", Tocqueville plaide cependant pour l'entreprise civilisatrice que constitue le colonialisme. Avec sa Seconde Lettre sur l'Algérie (1837), il livre une précieuse analyse de la société algérienne face à la colonisation. Son Rapport parlementaire (1847) revient sur la réalité des travaux menés sur place par l'administration française.

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