Amanda Sthers

  • Alice a 48 ans, c'est une femme empêchée, prisonnière d'elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l'ont toujours forcée ou ne l'ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l'a installée près d'elle, à Paris.
    Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d'une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur.
    Cet homme devient le centre de son existence  : elle apprend le japonais, lit les classiques nippons afin de se rapprocher de lui. Enfin, par l'imaginaire, Alice vit sa première véritable histoire d'amour. Pendant une année entière, elle revient se faire masser sans jamais lui signifier ses sentiments, persuadée par quelques signes, quelques gestes infimes qu'ils sont réciproques.
    Le jour où elle maitrise assez la langue pour lui dire enfin ce qu'elle ressent, l'homme a disparu...
    D'où la lettre qu'elle lui adresse, qui lui parviendra peut-être, dans laquelle elle se raconte et avoue son amour. Tendre, sensuelle, cette lettre est le roman que nous avons entre les mains  : l'histoire d'un éveil. Ce qu'Alice n'a pas dit, elle l'écrit magnifiquement. Prête, enfin, à vivre sa vie.

  • Les terres saintes

    Amanda Sthers

    • Stock
    • 5 Mai 2010

    " Saviez-vous qu´en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D´abord parce qu´ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l´exige la loi afin qu´ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu´Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?

    Et puis un rabbin est né pour le contredire : Moshe, qui ne supporte pas cette dérive et encore moins qu´Harry arrondisse ses fins de mois en vendant de la viande impure aux restaus branchés de Tel Aviv, ça les mène forcément vers des discussions politiques. Et qu´y a-t-il de plus critique qu´un juif pour parler de la politique intérieure d´Israël ? Vous connaissez ce dicton sans doute :
    Quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis.

    David, le fils d´Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit aussi mais son père ne lui répond jamais, incapable d´imaginer son fils dans les bras d´un homme.

    La fille d´Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d´amour et va le retrouver ailleurs en chemin.

    Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d´amour et ses zones d´ombre comme si cela pouvait l´aider à affronter la vie et son issue.

    C´est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu´on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu´on n´a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C´est un roman d´amour. "

  • Les promesses

    Amanda Sthers

    • Grasset
    • 26 Août 2015

    La vie, en général, n'en finit pas de faire des promesses qu'elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir - et telle est bien l'histoire d'Alexandre, le héros de ce roman. On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l'amour, le soleil, l'Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s'avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait : « le bonheur, ce n'était donc que cela ? »   Dans ce roman qui se déploie entre Paris et l'Argentario, cette presqu'île bénie de Toscane, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles - et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres.   Cette histoire, on l'aura deviné, concerne la plupart des hommes qui entrent dans l'existence en grands vivants. Qui en jouissent. Et qui, par négligence, y font d'irrémédiables dégâts.    Surtout dans le coeur des femmes qui ont pris le risque de les aimer.

  • « Quand j´avais six ans, mon oncle Benoît s´est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu´il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux : Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s´occupait de nous n´était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j´ai des enfants, l´âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l´âge de Benoît. Depuis plus d´un an, Benoît  hante mes rêves et me dit qu´il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c´est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n´est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s´abatte, que l´histoire se répète, pour rompre le charme. »

  • L'infidélité soulève des milliers de questions, de fantasmes, d'anecdotes...Amanda Sthers a fait des recherches pour retrouver les tromperies scandales emblématiques. Elle s'est aussi interrogée en revenant aux racines, aux textes religieux : comment échapper à cette malédiction ? Comment garder l'amour intact ? Et si l'infidélité était née avec l'amour ?" La notion de fidélité est apparue avec la sédentarité, ainsi pouvait-on être sûr de transmettre son morceau de terre à sa descendance. Il y a donc eu un long moment d'humanité volage. Étions-nous déjà jaloux ? Passionnés ? Avons-nous inventé l'amour et ses dérives ? Le désir est-il dissociable de l'amour ? À l'heure des réseaux sociaux et de la course à l'éternelle jeunesse, peut-on aimer la même personne toute sa vie ?
    Il existe mille façons d'être fidèle à soi-même. Me poser des questions sur l'infidélité en définissant les mots qui l'accompagnent, en revisitant les grands textes de la littérature et les figures qui l'ont illustrée, était une façon de me demander si j'avais encore le droit d'être une incorrigible romantique... " Amanda Sthers

  • Chicken street

    Amanda Sthers

    • Grasset
    • 11 Mai 2005

    Chicken street, c'est la rue principale de Kaboul... Et dans cette rue, vivaient deux juifs, les deux seuls juifs de Kaboul, qui se sont faits très discrets sous le régime des Talibans. Dans la réalité, ces deux juifs ont vraiment existé. Tout le reste, dans ce roman, appartient à la fiction... Alfred et Simon. Le premier est « écrivain public », le second fabrique des chaussures. Ils sont bien obligés de se fréquenter pour les fêtes religieuses, mais ils s'insupportent l'un l'autre. Ils se détestent - avec beaucoup d'amour. Quand s'ouvre ce roman, Alfred, l'écrivain public, confie à son ami Simon qu'il est fou d'amour pour une jeune Afghane, Naema, qui a été séduite et engrossée par un journaliste américain. Alfred est chargé d'écrire à cet Américain pour lui apprendre l'état de la jeune fille. Le tout se passe dans l'immédiat « après Taliban » mais dans un climat d'intolérance, de lapidation, d'antisémitisme - qui, dans ce roman, devienent des thèmes traités avec drôlerie et légèreté... Pas question, bien sûr, de tout détailler : mais sachons que l'intrigue nous conduit de Kaboul à Manhattan. Des désarrois de la jeune Naema à ceux de Peter, le journaliste américain. De l'amour d'Alfred à la complicité de Simon. Cette intrigue baigne dans un climat de fable, d'humour, de sens du tragique. Impossible de ne pas songer aux climats d'Isaac Singer ou de Chaïm Potoch avec, en plus, une dose de Woody Allen à qui l'auteur fait dire à l'exergue de son roman : « Si Dieu a vraiment créé le monde, j'espère qu'il a une bonne excuse... » Pour son premier livre, très autobiographique, Amanda Sthers n'avait pas souhaité répondre à toutes les sollicitations médiatiques dont elle faisait l'objet. Avec ce roman, elle jouera le jeu. Et on peut supposer que les media ne manqueront pas d'en profiter.
    Amanda Sthers a déjà publié, chez Grasset, Ma place sur la photo. Elle est, par ailleurs, scénariste, auteur(e) de chansons. Sa première pièce de théâtre, Thalasso, a été créée à la Gaité Montparnasse.

  • Madeleine

    Amanda Sthers

    À quarante ans, Madeleine vit seule, à Brest. Elle travaille comme agent immobilier, connaît quelques aventures, des « amours de passage », comme l´on dit, des hommes qui ne s´attachent pas, qu´elle aimerait bien retenir mais qui se contentent d´une fois, d´une petite fois avec elle et qui disparaissent. Un matin, elle reçoit un appel de Paris à l´agence. Un certain Castellot cherche des maisons dans la région. Il arrivera dès le lendemain. Lui va s´attacher à elle. Au début, Madeleine n´y croit pas vraiment, se raisonne, se dit que cet homme marié et père de famille ne reviendra jamais ni dans son lit ni dans sa Bretagne glacée. Elle se trompe. Castellot revient et, tandis que Madeleine décide qu´il est l´homme de sa vie, lui songe à en changer, de vie, de femme, de climat affectif.

    On dit souvent qu´un bon roman, c´est la rencontre d´un auteur et d´un personnage. Pour son premier roman chez Stock, Amanda Sthers nous en livre deux, un homme et une femme qui n´avaient rien pour s´aimer ni se comprendre, que l´amour réunit, un amour impossible : un type comme Castellot ne devrait pas s´enterrer à Brest, se coucher dans des draps toujours froids, jamais secs. Tous deux semblent inconsolables mais ce n´est pas le même chagrin qui les étreint ni la même maladie. Celui ou celle qui se sortira le mieux de cette drôle d´aventure n´est évidemment pas celui qu´on croit.

  • Keith me n´est pas un livre de plus sur les Rolling Stones. Il n´est pas non plus la biographie de Keith Richards, ni l´autobiographie amoureuse d´Amanda Sthers.  Keith me est pourtant ces trois livres à la fois : par un tour de force littéraire assez impressionnant, Amanda Sthers, Andrea Stein dans le roman, est entrée dans la peau de Keith Richards. Elle est ce visage étouffé de rides, elle est cet enfant perdu dans le parc municipal de Dartford.  Elle est l´amant de Mick Jagger quand ils font l´amour pour la première fois, elle est ce guitariste de génie qui s´envoie les plus belles filles du monde, elle a pris les mêmes drogues, suivi le même diable et survécu à tout. Elle est aussi, entre les lignes, une jeune femme qui vient de rompre avec le père de ses enfants, cette éternelle jeune fille que personne ne prend vraiment au sérieux ni au tragique et qui semble devoir connaître quelques vrais malheurs avant d´être reconnue comme artiste.  Comment surmonter un chagrin, comment raconter une rupture sur un mode et sur un ton neufs : en changeant de personnalité, en changeant de rôle et de sexe, en devenant ce vieux garçon qui a sniffé les cendres de son père.site de l'auteur : www.keithyou.com

  • Dans Le Lien, deux êtres se découvrent frère et soeur à la mort de leur père. Ils sont ce qu'il reste de sa dépouille. Ils sont ses mensonges en vie. Forcément ils s'attirent, forcément ils s'aiment et se haïssent à la fois. Qui a été le plus aimé ? Qui connaissait son véritable père ?
    Réfugié en France à la grande époque du Quartier latin, Monsieur Pipi trouve un emploi fixe dans un haut-lieu stratégique entre tous : les W.-C. d'un café en face du Flore...

  • « Je ne suis pas comme tout le monde, une seule personne avec mille souvenirs. Je me trimballe toute la journée avec des nouvelles moi. Celle d'il y a cinq minutes. Celle qui voulait être danseuse étoile. Celle qui a menti. Celle qui chantait mal. Et celle qui va pleurer. Oui, je suis bien trop de personnes pour un seul corps... » A.S. Amanda Sthers est scénariste. Ma place sur la photo est son premier livre.

  • Liberace

    Amanda Sthers

    Liberace, pianiste de génie, star américaine des années 1960, était-il fou ? A travers une confession fictive, Amanda Sthers lui donne la parole.

    Celui qui a bouleversé les Etats-Unis puritains, l´un des premiers morts du sida médiatisés, évoque son parcours, son amitié avec Elvis et Streisand, son enfance, sa mère étouffante, son jumeau mort-né, ce double qu´il a cherché toute sa vie, cet amant à qui il a fait remodeler le visage pour qu´il lui ressemble trait pour trait avec quarante années de moins et qu´il a fini par jeter à la rue avec un simple sac-poubelle.

    Le roman d´une vie qui ressemble à une superproduction hollywoodienne.



    Amanda Sthers est l´auteur de plusieurs romans (Ma place sur la photo, 2004,Chicken Street, 2005,Madeleine, 2007, Keith me, 2008,Les Terres saintes, 2010) et de pièces de théâtre (Le Vieux Juif blonde, 2006,Thalasso, 2007). Elle a également réalisé un film,Je vais te manqueren 2009.

  • Le vieux juif blonde

    Amanda Sthers

    • Grasset
    • 4 Octobre 2006

    C'est, simplement, le monologue d'une très jeune fille qui souffre d'une « maladie » bien singulière : malgré son âge, sa beauté, sa blondeur, elle se prend pour un vieux juif de 80 ans, ancien déporté, avec une mémoire emplie de supplices et de tourments. Ainsi, ce « vieux juif » raconte sa vie avec quelques excursions, tout de même, dans son identité de jeune fille. C'est très étrange, très fort. On s'habitue vite à l'improbabilité de la situation. L'émotion contamine chaque réplique, jusqu'au dénouement, plus ou moins freudien, de cette étrange histoire.

  • « Connecticut. États-Unis. Le 14 décembre 2012, Adam Lanza, un jeune homme de vingt ans tire quatre balles dans la tête de sa mère. Puis il prend la voiture garée devant leur grande maison de Newton avant d'aller tuer vingt enfants et six adultes dans l'école élémentaire de Sandy Hook.Il est armé d'un fusil semi-automatique Bushmaster qui appartient à sa maman. Il est ainsi certain de faire un maximum de victimes en un minimum de temps. Le chargeur de trente balles, rapide à enclencher, peut en tirer deux à la seconde. La dernière est pour lui. »

  • « La première fois que je suis monté sur scène, je ne voulais plus en redescendre.

    La première fois que j´ai fait l´amour c´était dans le hall de l´immeuble, à la va-vite avec ma voisine de palier.

    La première fois que j´ai dit "papa", c´était en parlant de moi.

    La première fois que j´ai dit "maman", j´avais cinquante ans.

    La première fois que je suis mort, je n´ai pas aiméça, alors je suis revenu. » CE LIVRE EST UN ÉVÉNEMENT.

    Johnny Hallyday s´est confié, pour la première fois et sans tabou, à la romancière Amanda Sthers.

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