Amanda Lear

  • Délires

    Amanda Lear

    Les délires d'Amanda
    " Mon secret de beauté ? M'asseoir à côté d'une moche. "
    " Je n'ai jamais couché pour arriver. Je suis arrivée pour pouvoir coucher. "
    " Quand je serai morte, on me datera au carbone 14 pour connaître enfin mon âge. "

    Artiste éclectique, Amanda Lear accepte volontiers le qualificatif de touche-à-tout, mais lorsqu'on lui demande de se définir en un mot, elle répond " star ". Virtuose de la repartie et de l'autodérision, elle fut tour à tour égérie de Salvador Dalí, amante de David Bowie, diva du disco et reine du boulevard. Malgré une enfance timide et complexée, son enthousiasme et sa curiosité de chaque instant lui ont permis de façonner le personnage à la fois drôle, élégant et mystérieux que tout le monde connaît.
    Regorgeant de piques et de répliques savoureuses, ce pétillant florilège rassemble aussi réflexions et souvenirs plus profonds, sous la plume aiguisée d'une fine observatrice de la nature humaine.

  • L'auto-portrait déjanté de la plus star et la plus sexy des personnalités, qui balançe tout (ou presque tout) dans une confession divertissante tissée de bons mots et d'émotion.Amanda Lear étonne, séduit et dérange. Avec sincérité, franc-parler et une bonne dose de dérision, l'artiste nous livre ici son auto-portrait, et dessine, au-delà de ses rencontres, de ses coups de griffe et de ses coups de coeur, la fragilité d'un destin douloureux. Extrait :«Je suis blonde. Mais contrairement aux blondes, réputées connes, je suis une nana insolente, provocante, dérangeante. Je n'ai pas la langue dans ma poche, j'ai le sens de la répartie et mon franc-parler. Je balance, je  rue dans les brancards ! Je suis aussi une femme glamour, muse des uns, égérie des autres, des rock stars et d'un peintre génial. Et puis la rigolote des Grosses Têtes, la rigolote de Bouvard et du théâtre de boulevard. La mangeuse d'hommes, la croqueuse de petits jeunes, celle qu'on mitraille dans les soirées. La reine du disco pour les ados et les bobos. La championne de l'audimat pour les amateurs de shows télévisés. Je suis encore perverse, dominatrice, dure en affaires (? ). J'ai eu envie de vous montrer l'envers du décor. Je vous dirai qui j'aime et qui je hais, qui m'a forgée, blessée, transportée, inspirée. Vous aurez mes humeurs, parfois massacrantes, ma liberté de penser, mon franc-parler, quelques moments de solitude, les rencontres prodigieuses avec des êtres qui ont bouleversé ma vie. Anti-mémoires (sans me prendre pour Malraux) plutôt que récit de ma trajectoire, ces pages n'ont pas d'autre ambition que de vous divertir. Pour le reste, vous me learez entre les lignes?»

  • Leurs chemins se croisent un soir de 1965, chez Castel. Amanda Lear, étudiante aux Beaux-Arts, est en même temps un mannequin qui vit entre Londres et Paris. Elle devient rapidement l'égérie du maître de Cadaqués, sous l'oeil mi-jaloux mi-complice de Gala, l'épouse légitime, dont on ne saurait contester le pouvoir. Amanda se souvient de la cour fastueusement baroque du seigneur catalan, de la fantaisie provocatrice des sixties-seventies, de leur folle créativité et de la décadence qui s'annonce, tandis que défilent des personnages hors du commun parmi lesquels Marcel Duchamp, Brian Jones, Andy Warhol, Malraux, Picasso et bien d'autres... Mais on découvre aussi dans ces pages le Dali intime, ses terreurs et ses manies, sa générosité, son amour de la vie, avant qu'une pénible agonie ne l'abandonne à des vautours qui l'éloigneront de ses vrais amis, commercialisant son nom comme une lessive et vendant des faux à tour de bras. Mon Dali : un hommage sans concessions au génie disparu, et l'évocation émouvante autant que fantasque d'une relation ambiguë qui n'en fut pas moins une histoire d'amour.

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