André Rollin

  • Aragon a-t-il assassiné Elsa ?



    " Je vais écrire sur Aragon. Ce sera un polar, une histoire de meurtre : celui d'Elsa " : Aragon en a marre des yeux d'Elsa, le voilà pris d'une bouffée délirante, meurtrière. Pour se défouler, il veut écrire le roman du meurtre de son épouse - sous pseudonyme.
    Qui tient la plume ? André Rollin. C'est lui qui raconte comment Aragon a étouffé Elsa " un soir de grande pluie sur Paris ".

    L'Assassinat d'Elsa est d'abord un roman sur l'écriture. Un polar dont le mobile est l'écriture et le flic un écrivain - raté -, qui se venge en écrivant son journal (intime), parce qu'il ne parvient pas à terminer un roman.
    Qu'est-ce qui est vrai ? Faux ? Qu'importe puisque la vie du héros, Aragon, est un roman.

    André Rollin rend hommage à l'oeuvre du poète.

  • Marc apprend que la femme qu'il avait rencontrée au jardin du Luxembourg est retrouvée assassinée. Il finit par tout savoir sur la victime sauf le nom de son assassin. Par l'auteur de Cortège dans la ville.

  • Le Calao

    André Rollin

    • Grasset
    • 19 Février 1992

    Au-dessus de la Seine, au dernier étage d'un immeuble baroque, une baie vitrée en demi-lune est, chaque nuit, illuminée. De la place de la Concorde, on l'aperçoit, elle intrigue. L'ordonnateur de cet éclairage nocturne est François Fydal. Dix ans après avoir fui Paris pour l'Amazonie, il est de retour. A-t-il rencontré ce calao - oiseau des forêts chaudes - symbole de jours heureux que le souvenir seul illumine ?
    André Rollin s'empare de la mémoire de François Fydal : enfant, cet homme disloqué rêvait de crever le ciel d'un jet de cailloux. Aujourd'hui, est-il revenu pour briser cette baie - en éteindre la lumière - afin de retrouver peut-être une femme, des femmes ? "Le Calao", roman au nom d'oiseau des contrées lointaines, agit comme un cérémonial incantatoire, l'écriture précise et dense réveille la mémoire et, comme de la glace, très vite brûle.

  • Ce vent d'autan

    André Rollin

    • Grasset
    • 24 Avril 1996

    Pourquoi le père Lacordaire quitte-t-il subitement Sorèze, dans le Tarn, à la fin du siècle dernier ? Il se rend à Paris, alors que la peste décime les chevaux du parc de son collège. Contre l'avis de son ami-serviteur Tancrède, il a rendez-vous avec la Femme Rousse, putain-pythie qui doit lui transmettre un message.
    Pourquoi le narrateur, François Fydal, à la fin du XXe siècle explore-t-il une caverne près de Sorèze... ? Pour retrouver la Femme Rousse... ? Pour écouter le même message que le père Lacordaire ? D'un siècle l'autre, la même prophétie ? Et quel est ce "contrat" qui lie Fydal à Marguery, son éditeur ? En vérité, il doit raconter une histoire avec personnages, intrigue, etc. Mais n'est-ce pas sa propre histoire et les événements de l'année 1995 qui s'imposent à lui ? Lacordaire-Fydal, télescopage du temps. "Tout se tient", dit Fydal. Ou encore : "Tout est faux."

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