Littérature générale

  • L'Anthropocène, cette « ère de l'humain », nous met face à un défi sans précédent dans l'histoire de la Terre. Face à l'anéantissement total de la nature dont nous sommes les artisans, et donc aux dangers qui pèsent sur nos propres conditions d'existence, nous devons façonner une nouvelle éthique de la cohabitation - plus encore : de la solidarité profonde avec tous les autres êtres vivants. Dans ce manifeste, Andreas Weber et Hildegard Kurt posent les jalons de cette pensée neuve, qu'ils appellent « vitalité ». Partie intégrante d'un système terrestre où la culture est inséparable de la nature, l'être humain doit désormais se faire créateur. Une responsabilité nouvelle qui nous incombe et que le discours de l'Anthropocène entend affirmer. Plaidant pour une nouvelle politique du vivant, ce texte courageux, lumineux, écrit dans une langue fluide et puissante, touchera tous ceux qui cherchent des réponses à la crise globale que nous traversons.

  • Alttting, lieu de pèlerinage en Bavière, dans les années 1950-1960.
    Ici ni grâce ni miracles, mais violence et terreur : un père psychiquement détruit par la guerre frappe son fils jusqu'à lui faire perdre connaissance ; une mère trop faible pour protéger ses enfants sombre dans la dépression ; un fils bouc émissaire cherche des stratagèmes pour ne pas succomber. Une histoire (vraie) peuplée de prêtres fanatiques et pédophiles, d'anciens nazis sans remords, de femmes humiliées ou complices. Mais Andreas Altmann refuse le statut de victime et montre la voie de la reconquête d'une vie libre et digne.

  • «Je vis en retrait du monde depuis deux ans. Deux ans de solitude, deux ans où le temps, pour moi seul, s'est arrêté, deux ans de prison, deux ans de réclusion (in)volontaire, deux ans d'une tragi-comédie à huis clos, deux années de vide, de rien, de faux semblants mais aussi de luttes indicibles qui disparaîtront à jamais dans les méandres d'une angoisse avide.
    C'est en renouant avec la vie environnante, en exposant ma vie pour les besoins de ce livre que je prends conscience que deux années de l'histoire du monde se sont écoulées sans moi alors que je vivais reclus dans ma chambre. Deux années volées à mon existence par le seul fait de mon incapacité à vivre la vie de milliards d'individus sur terre : se lever, aller travailler, sortir...»

    Ce phénomène de retrait social a souvent été observé au Japon. Ceux qui en souffrent sont nommés hikikomori. Mais ce mal est devenu mondial aujourd'hui. Dans un monde qui repousse sans cesse les limites de la capacité d'adaptation de l'homme, l'hikikomori n'est-il pas, in fine, le cri silencieux d'impuissance et de souffrance poussé par les plus fragiles d'entre nous?
    Pour la première fois, l'un d'entre eux témoigne.

  • Ces deux nouvelles furent écrites en 1896 et 1898, juste avant et pendant la relation amoureuse de Lou Andreas-Salomé avec Rainer Maria Rilke.
    Un même thème les parcourt : le choix pour une femme de la liberté, sans réserve, au mépris du danger - liberté d'aimer ou de ne pas aimer, hors conventions, liberté de créer - et la traversée des chemins qui y mènent. Traversée de ce qui tue la passion et représente une tentation masochiste pour les femmes : le mariage. Antérieures à ses textes psychanalytiques maintenant bien connus, ces deux nouvelles sont les premiers textes romanesques de Lou Andreas-Salomé jamais publiés en France.

    « Max Werner s'assit au hasard à côté d'une jeune Russe qu'il voyait pour la première fois, - il ne comprit pas son nom compliqué lors de la présentation, mais on l'appelait tout simplement, quand on lui parlait, « Fénia » ou « Fénitchka ». Dans sa petite robe noire de nonne, qui enserrait discrètement et d'une manière comiquement peu parisienne sa taille moyenne et devait être le costume favori des étudiantes zurichoises, elle ne lui fit tout d'abord aucune impression particulière. [...] Seuls lui plurent, en Fénia, les intelligents yeux bruns qui jetaient sur toute chose un regard ouvert et clair. »

  • La maison Nouv.

    Trois personnages en quête de liberté vivent dans une maison radieuse et sont liés entre eux par un amour que rien ne ternit....
    La question n'est cependant pas là. Pour Anneliese, femme du médecin Brandhardt, pour Gitta, leur fille, et surtout pour Balduin, leur fils adolescent, la liberté consiste à ne pas manquer le train qui mène au « pays des artistes ».
    Malgré sa bonté et son intelligence, Brandhardt incarne l'ordre social et la domination masculine. Anneliese a renoncé à sa carrière de pianiste virtuose. Gitta, à force de coups de tête impulsifs, prendra en main sa propre existence. Derrière le personnage éclatant du jeune Balduin se dessine le portrait du jeune Rainer Maria Rilke, dont Lou Andreas-Salomé brosse une analyse fine et profonde.Superbement écrit, foisonnant de questions essentielles sur la vie de couple et la vocation créatrice, La Maison fait partie de ces livres que l'on n'arrive jamais à refermer. Télérama.Postface de Sabina Streiter.Traduit de l'allemand par Nicole Casanova.

  • Dans les années 1880, un mendiant roué et sans scrupules qui pérégrine à travers la Thessalie se retrouve dans un village peuplé de paysans misérables et supersitieux dont il va rapidement causer la ruine. Telle est l'intrigue du Mendiant, récit d'inspiration naturaliste publié en 1896, qui consacra son auteur, le médecin ethnographe Andréas Karkavitas (1865-1922) comme l'une des figures majeures de la littérature néo-hellénique. Cette oeuvre pose un regard sans complaisance sur une Grèce paysanne, pittoresque et lamentable.

  • Ce recueil éclaire un aspect captivant du surréalisme périphérique, à savoir la symbiose effective du message surréaliste et d'une tradition nationale. La traduction française de Jacques Bouchard vient commémorer le centenaire de la naissance d'Andréas Embiricos, initiateur du surréalisme et de la psychanalyse en Grèce.

  • Ces Dits de la Proue furent unanimement salués comme un chef-d'oeuvre au moment de leur parution en 1899, consacrant Andréas Karkavitsas comme l'un des maîtres de la prose néo-hellénique. Ce recueil de vingt courts récits, reliés entre eux par le fil conducteur de la fatalité tragique, constitue l'un des sommets de la littérature maritime universelle. On y retrouve le souffle épique et la tension dramatique d'un Melville ou d'un Conrad. Comme eux, le grand écrivain grec donne aux plus humbles péripéties de la rude vie de marin la dimension du mythe.

  • Dans l'espace des soustractions je me réfère à moi-même à l'avance -
    pêcheur d'une mer sèche ;
    je creuse à nouveau l'eau propre.

  • La panthère bleue

    Papou Andréas

    « Surtout ne me demandez pas qui est la mystérieuse panthère bleue : une magicienne, une prêtresse, une déesse, un totem ou une légende ? Peut-être alors vous montrerai-je simplement une image d'étoile. »

    Alors que la crise migratoire est plus que jamais au centre de notre actualité, Papou Andréas évoque l'histoire de sa famille avec tendresse et bienveillance. Petit-fils d'immigrés et grand voyageur, il construit son héritage entre la Grèce, la Turquie, la France et l'Afrique. Nourrie par l'Autre, l'intégration à une nouvelle société n'a jamais signifié une assimilation dépourvue d'identité culturelle et cultuelle, mais plutôt un respect mutuel et sincère.

    C'est dans son village d'Afrique noire que les rugissements d'une mystérieuse panthère le poussent à écrire les Mémoires de sa grand-mère grecque. Au coeur de sa plantation en terres Bamiléké, il reçoit le feu sacré et se met en quête d'un joyau inestimable. Commence alors un voyage au pays des dieux afin d'accomplir sa mission.

    Un hommage vibrant aux espérances d'une aïeule, une offrande d'amour à toute l'humanité pour ne jamais oublier que nous venons tous d'un ailleurs.

  • Amour amour rassemble des courtes nouvelles et des poèmes en prose écrits entre 1936 et 1946 par le premier poète surréaliste grec, qui a introduit la psychanalyse en Grèce, Andreas Embiricos (1901-1975). Ce livre combine l'histoire et le mythe, la poésie et la psychologie, créant ainsi un univers singulier dans lequel se mêlent passion érotique, vie ordinaire, imagination poétique.

  • Cette analyse part de la réalité quotidienne puis s'élargit vers des réalités économiques et esthétiques à la fois, pour se consacrer aux média, à l'art et aux domaines géopolitiques. L'originalité de cette approche interculturelle réside dans les trois niveaux à travers lesquels elle aborde la thématique franco-allemande : le niveau du texte littéraire, de l'image et la synthèse qui est définie comme actualisation. L'auteur partage ici la visée de la micro-histoire, de l'Alltagsgeschichte et de l'ethno-sociologie.

  • Papou Andréas est journaliste à Gap, ancien maire d´une petite commune des Hautes-Alpes, il est père de quatre enfants et en instance de divorce.



    Ce jour-là, à Grenoble, il est loin de se douter qu´un coup de foudre va bouleverser sa vie à jamais. Elle s´appelle Philomène.
    Philomène est née à Tonga, dans l´ouest du Cameroun, en terres Bamiléké. Et quand Papou annonce son prochain remariage avec cette belle jeune femme noire, les réactions racistes ne manquent pas, sa famille allant jusqu´au chantage à l´héritage.
    Mais le couple n´en a cure ; l´amour aura raison de toutes ces tribulations, et les fera voguer et voyager... Papou se laissera captiver, envoûter par l´Afrique Noire : chaque année, le couple mixte « rentre au village », au Cameroun, et goûte la saveur de cette vie naturelle, simple, riche d´authenticité et de tradition respectueuse des ancêtres. Un jour, Papou Andréas et Philomène oublieront de repartir...

  • Lorsque deux êtres passionnés comme Papou Andréas et son épouse africaine Philomène se rencontrent, c'est deux compétences qui s'allient dans une histoire d'amour. Cela donne également une vie trépidante et pleine de rebondissements. Depuis deux décennies, ils ont quitté définitivement la France hexagonale. Leur point de repère : le village natal de son épouse, Tonga, dans l'ouest du Cameroun, en terre Bamiléké, où le couple se ressource chaque année.
    Dans sa grande aventure, le couple mixte rayonne dans l'Océan Indien, à voguer entre les archipels des Mascareignes et des Comores, sans oublier une contrée chargée de fortes émotions, le Kenya.
    L'auteur (ci-dessus avec son Nikon devant le mont Kilimandjaro) et sa femme ont travaillé durant une année sur la réalisation de leur safari qu'ils voulaient hors des chemins habituels. Mission accomplie !
    Ils ont ramené du Kenya d'inoubliables souvenirs et des milliers de magnifiques photographies.

  • Appel d'Afrique

    Papou Andréas

    « Ce n'est pas un conte choisi parmi les merveilleuses aventures imaginaires de l'Afrique. Ce n'est pas non plus un roman, bien que ma vie s'en approche terriblement. Les pages qui vont suivre racontent simplement mon histoire. Une histoire vraie qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, de la salive et des larmes. »
    Sur les hauts plateaux de l'ouest du Cameroun, dans le pays Bamiléké, Papou Andréas a uni son propre destin au berceau de sa belle-famille.
    Avec son épouse Philomène, native de Tonga, il partage chaque année la vie de son peuple d'adoption. Au coeur d'une nature sauvage, il témoigne de leurs coutumes et de leurs traditions préservées.
    Après son premier ouvrage Pour l'amour d'une femme noire, Papou Andréas raconte ses aventures, comme un voyage entre les îles de l'océan Indien, de La Réunion à Mayotte, de Maurice à Nosy Be, du Kenya à son village africain.

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