Arjun Appaduraï

  • Condition de l'homme global de Arjun Appadurai Traduit de l'anglais (États-Unis) par Françoise Bouillot Éditions Payot Culture, violence, finance, pauvreté et place de l'espoir dans une société du risque, tels sont les principaux thèmes de ce nouveau livre du grand anthropologue indien. L'omniprésence des statistiques qui manipulent le risque nous permet-elle de mieux résister aux incertitudes de la vie, voire de les maîtriser ? Comment certains parmi les plus démunis des vastes mégapoles d'aujourd'hui peuvent-ils, malgré l'extrême inégalité qui caractérise leur environnement, obtenir équité, reconnaissance et autonomie ? Et quel sens la violence prend-elle dans un monde global hyperconnecté, où chacun est toujours plus étroitement relié aux autres ? Arjun Appadurai, anthropologue, spécialiste du monde globalisé d'aujourd'hui, est professeur à New York University. Il est l'auteur, aux Éditions Payot, de Après le colonialisme : les conséquences culturelles de la globalisation et de Géographie de la colère : la violence à l'âge de la globalisation.

  • Un grand débat international sur la situation contemporaine, porté par 13 intellectuels du monde entier : Arjun Appadurai, Zygmunt Bauman, Didier Eribon, Eva Illouz, Ivan Krastev, Paul Mason, Pankaj Mishra, Robert Misik, Oliver Nachtwey, Donatella della Porta, César Rendueles, Wolfgang Streeck, Slavoj Zizek. Crise financière, émergence de formations politiques nationalistes et en partie anti-libérales, rejet des institutions européennes, dégradation spectaculaire du débat public, répulsion grandissante à l'encontre des médias, multiplication des attitudes xénophobes et des théories conspirationnistes les plus grossières et invraisemblables. Pour la première fois, des chercheurs et universitaires de renommée internationale explorent les racines profondes de ce qu'il est permis d'appeler une "grande régression". Ils la replacent dans son contexte historique, s'attachent à élaborer des scénarios possibles pour les années à venir, et débattent des stratégies susceptibles de la contrecarrer.

  • L'esprit du capitalisme, ce ne sont pas ses doctrines ni son idéologie, mais une sensibilité culturelle, un style moral, une psychologie. C'est moins le marché, le profit, le calcul, et plus un tempérament. Il intègre de l'irrationnel, donc du risque et de l'incertitude. Tel est le thème du célèbre chapitre 2 de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1904), chef-d'oeuvre de Max Weber, l'un des trois pères, avec Simmel et Durkheim, de la sociologie moderne. Le texte de Weber est suivi, en postface, d'un essai d'Arjun Appadurai, "Le fantôme dans la machine financière", où l'auteur d'Après le colonialisme montre combien la pensée de Weber permet de comprendre  le capitalisme financier de ces dernières décennies.

  • Le dernier modèle du capitalisme est surprenant : il repose sur ce qui ne marche pas. La panne, la crise, la dette sont devenues les moteurs de l'économie mondiale. Plus nous sommes trahis par la finance et les défaillances des produits technologiques, plus la « machine à promettre » du capitalisme nous persuade que la réussite est au bout du chemin, et plus nous en redemandons. Pourquoi oublions-nous si vite les échecs répétés ? De l'obsolescence programmée et de la précarité délibérée des technologies numériques à la crise financière mondiale, quelle est cette société qui ne veut plus entendre parler d'entretien ou de réparation, où plus rien n'est fiable ni durable ? Nous croyons être plus libres, plus heureux ; en réalité, notre univers s'est rétréci. Il est celui du lien social brisé, de la solitude infinie, de la culpabilité et de l'animosité. Il est urgent de réagir.

  • Failure

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    • Polity
    • 8 Novembre 2019

    Wall Street and Silicon Valley - the two worlds this book examines - promote the illusion that scarcity can and should be eliminated in the age of seamless "flow." Instead, Appadurai and Alexander propose a theory of habitual and strategic failure by exploring debt, crisis, digital divides, and (dis)connectivity. Moving between the planned obsolescence and deliberate precariousness of digital technologies and the "too big to fail" logic of the Great Recession, they argue that the sense of failure is real in that it produces disappointment and pain. Yet, failure is not a self-evident quality of projects, institutions, technologies, or lives. It requires a new and urgent understanding of the conditions under which repeated breakdowns and collapses are quickly forgotten.  By looking at such moments of forgetfulness, this highly original book offers a multilayered account of failure and a general theory of denial, memory, and nascent systems of control.

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