Armand Lanoux

  • Le style de Maupassant est aussi pur que sa vie est obscure; il en a brouillé les pistes. Lanoux la restitue comme un roman noir, revenant sur les lieux, retrouvant les textes, interrogeant les derniers témoins... Dans une enquête magistrale, il nous apprend la vie d'un écrivain sensuel, fécond et météorique, emporté par la syphilis et la folie à quarante-trois ans.

  • La Pompadour de la Troisième République, dont le livre Madame Steinheil ou la connaissance du Président retrace la vie agitée, était née Meg Japy. Cette très belle fille d'un industriel de l'Est fut mariée, jeune, à un vieux peintre barbichu, cousin de Meissonier. C'est à vingt-huit ans qu'elle rencontra le plus sémillant des présidents de la Troisième République, Félix Faure, "Félix le Bel", et le 16 février 1899 que son superbe amant mourut des suites de sa dernière étreinte avec elle. Meg était alors dans sa trentième année et en paraissait six ou sept de moins. Une aura mondaine l'entourait car son salon recevait toutes les personnalités des arts et des lettres, de la musique, de la peinture, de la poésie, sans compter les hommes politiques, les nobles étrangers, les savants, les philosophes... Elle pouvait se vanter de tenir le premier salon de Paris. Meg snoba le "tanneur du Havre", parvenu au plus haut rang de la hiérarchie sociale en partant du plus bas, mais le Président réussit à en faire sa maîtresse et son égérie, au temps où la France cahotait durement de Panama en affaire Dreyfus sous les orages intérieurs et de Fachoda à Agadir dans les tempêtes d'une Europe convulsée. Bref, la dépouille du Président aux yeux bleus rendue présentable les badauds de l'Exposition Universelle de 1900 qui allait s'ouvrir retinrent l'anecdote qui court encore : le jeune vicaire alerté qui vient donner l'extrême-onction au malade demande à un garde si le Président a toujours sa connaissance et le militaire sans malice répond : "Elle vient de sortir par l'escalier de service." Si non e vero. En fait, Madame Steinheil, jolie femme insouciante jetée par le destin dans des drames sordides (le double meurtre de l'impasse Ronsin où neuf ans plus tard, elle perdra à la fois son mari et sa mère...) précipitée dans ces accidents qui tissent la trame d'ombre de la vie, valait mieux que cette plaisanterie sémantique. Meg Steinheil fut réellement une Pompadour à un moment où se jouait non seulement le destin de la Troisième République mais celui de l'Europe. De sensibilité dreyfusarde, elle tint un rôle dans le court moment où Félix Faure fut le premier citoyen de France. Le récit commence donc au printemps 1908 par un fait divers noirâtre, dans le paisible quartier de Vaugirard, au temps des fiacres d'Arsène Lupin et des brigades du Tigre (un Président du Conseil très contrarié), des maillots de bain au-dessous du genou, du téléphone à manivelle, des films d'art Pathé et des policiers à grosses chaussures réglementaires qui se suivent les uns les autres à la façon des peintres de la jeune affiche Ripolin, au temps de la "douceur de vivre" tant vantée par ceux qui en profitèrent...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En compagnie de sa femme et de sa petite fille, un producteur de la Télévision française, Robert Drouin s'en va passer les fêtes de Noël auprès d'un ami interne dans un asile d'aliénés. Étrange aventure, où le héros, homme normal s'il en fût, sain et équilibré, sent qu'il n'est pas difficile pour le plus raisonnable des êtres de basculer dans ce monde où vivent ceux que l'on appelait autrefois les fous. L'action se déroule en Belgique, et Armand Lanoux a su donner à ce récit extraordinaire la couleur et le relief des tableaux de Bosch, et tous ceux qui aiment les Flandres savent combien cette tradition poétique est restée vivace encore aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Les ombres des illustres assassins Lacenaire, Avinain et Troppmann circulent encore dans la nuit des villes comme des larves avides. Elles seront les introductrices de cette histoire dont l'authenticité est entière et qui semble pourtant composée pour apprendre aux jeunes générations, entre autres leçons, qu'il est plus facile de découper son prochain en un nombre indéfini de morceaux que de les disperser discrètement. « Née de la nuit de Paris, et de l'inconscient collectif terrible des grandes cités, l'affaire Voirbo se nourrit, plus que de la chronique ou de l'histoire scientifique, des ombres parfois tragiques d'une cité où les lampadaires à gaz et les quinquets à huile distribuaient de chiches papillons reflétés par les vaguelettes de la Seine, où traînaient des passants dangereux couronnés de cylindres brillants. « Presque rien n'a changé des lieux où le sang a jailli. Les immeubles plâtreux guignent toujours les rues de leurs fenêtres borgnes. L'ombre est plus épaisse dans les passages et les corridors. C'est tout. »

  • Voici une chronique romancée : « L'affaire Voirbo », que Macé, ancien commissaire de police, évoque dans ses souvenirs et qu'Armand Lanoux a reconstituée pour nous. En 1868, on découvre près du carrefour de Buci un corps mutilé. Macé enquête. Pour démasquer le criminel, il devra lutter contre les forces occultes qui, à la préfecture, protègent un certain Voirbo, fils du bourreau de Paris. L'auteur du « Commandant Watrin » sait merveilleusement recréer l'atmosphère du « Vieux Paris » - le charme du pavé mouillé, la rue aveuglée par le brouillard de l'aube, les taudis des faubourgs, l'éclat des lames, la danse des crinolines... le Paris d'Eugène Sue. Ce livre de marionnettes noires et sanglantes, dans la pure tradition des « Mystères de Paris », chante comme une complainte pour orgue de Barbarie.

  • « Les ombres des illustres assassins Lacenaire, Avinain et Troppmann circulent encore dans la nuit des villes comme des larves avides. Elles seront les introductrices de cette histoire dont l'authenticité est entière et qui semble pourtant composée pour apprendre aux jeunes générations, entre autres leçons, qu'il est plus facile de découper son prochain en un nombre indéfini de morceaux que de les disperser discrètement. « Née de la nuit de Paris, et de l'inconscient collectif terrible des grandes cités, l'affaire Voirbo se nourrit, plus que de la chronique ou de l'histoire scientifique, des ombres parfois tragiques d'une cité où les lampadaires à gaz et les quinquets à huile distribuaient de chiches papillons reflétés par les vaguelettes de la Seine, où traînaient des passants dangereux couronnés de cylindres brillants. « Presque rien n'a changé des lieux où le sang a jailli. Les immeubles plâtreux guignent toujours les rues de leurs fenêtres borgnes. L'ombre est plus épaisse dans les passages et les corridors. C'est tout. »

  • En compagnie de sa femme et de sa petite fille, un producteur de la Télévision française, Robert Drouin s'en va passer les fêtes de Noël auprès d'un ami interne dans un asile d'aliénés. Étrange aventure, où le héros, homme normal s'il en fût, sain et équilibré, sent qu'il n'est pas difficile pour le plus raisonnable des êtres de basculer dans ce monde où vivent ceux que l'on appelait autrefois les fous. L'action se déroule en Belgique, et Armand Lanoux a su donner à ce récit extraordinaire la couleur et le relief des tableaux de Bosch, et tous ceux qui aiment les Flandres savent combien cette tradition poétique est restée vivace encore aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Divertissement ou désir de se soumettre à une autre discipline, beaucoup de romanciers, de Bernanos à Greene et Robbe-Grillet, ont été tentés, au cours de leur carrière par le roman à intrigue policière. Armand Lanoux, lui, est sorti du roman d'aventures. Son premier roman policier, LA CANADIENNE ASSASSINÉE, nous raconte, avec un art du « suspens » qui l'égale aux meilleurs auteurs du genre, les aventures mystérieuses auxquelles sont mêlés un journaliste parisien et sa femme, la fantasque Catherine, partis passer un gai week-end sur une canadienne, sur la Marne. LE PONT DE LA FOLIE reprend ces deux personnages devenus détectives malgré eux, pour les mêler à d'autres aventures encore plus tragiques. Les deux romans, tour à tour gais et dramatiques se déroulent sur les bords de la Marne, personnage capital, qui leur offre son décor tantôt riant, tantôt mystérieux et leur confère épaisseur et atmosphère.

  • Voici une chronique romancée : « L'affaire Voirbo », que Macé, ancien commissaire de police, évoque dans ses souvenirs et qu'Armand Lanoux a reconstituée pour nous. En 1868, on découvre près du carrefour de Buci un corps mutilé. Macé enquête. Pour démasquer le criminel, il devra lutter contre les forces occultes qui, à la préfecture, protègent un certain Voirbo, fils du bourreau de Paris. L'auteur du « Commandant Watrin » sait merveilleusement recréer l'atmosphère du « Vieux Paris » - le charme du pavé mouillé, la rue aveuglée par le brouillard de l'aube, les taudis des faubourgs, l'éclat des lames, la danse des crinolines... le Paris d'Eugène Sue. Ce livre de marionnettes noires et sanglantes, dans la pure tradition des « Mystères de Paris », chante comme une complainte pour orgue de Barbarie.

  • Divertissement ou désir de se soumettre à une autre discipline, beaucoup de romanciers, de Bernanos à Greene et Robbe-Grillet, ont été tentés, au cours de leur carrière par le roman à intrigue policière. Armand Lanoux, lui, est sorti du roman d'aventures. Son premier roman policier, LA CANADIENNE ASSASSINÉE, nous raconte, avec un art du « suspens » qui l'égale aux meilleurs auteurs du genre, les aventures mystérieuses auxquelles sont mêlés un journaliste parisien et sa femme, la fantasque Catherine, partis passer un gai week-end sur une canadienne, sur la Marne. LE PONT DE LA FOLIE reprend ces deux personnages devenus détectives malgré eux, pour les mêler à d'autres aventures encore plus tragiques. Les deux romans, tour à tour gais et dramatiques se déroulent sur les bords de la Marne, personnage capital, qui leur offre son décor tantôt riant, tantôt mystérieux et leur confère épaisseur et atmosphère.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Pompadour de la Troisième République, dont le livre Madame Steinheil ou la connaissance du Président retrace la vie agitée, était née Meg Japy. Cette très belle fille d'un industriel de l'Est fut mariée, jeune, à un vieux peintre barbichu, cousin de Meissonier. C'est à vingt-huit ans qu'elle rencontra le plus sémillant des présidents de la Troisième République, Félix Faure, "Félix le Bel", et le 16 février 1899 que son superbe amant mourut des suites de sa dernière étreinte avec elle. Meg était alors dans sa trentième année et en paraissait six ou sept de moins. Une aura mondaine l'entourait car son salon recevait toutes les personnalités des arts et des lettres, de la musique, de la peinture, de la poésie, sans compter les hommes politiques, les nobles étrangers, les savants, les philosophes... Elle pouvait se vanter de tenir le premier salon de Paris. Meg snoba le "tanneur du Havre", parvenu au plus haut rang de la hiérarchie sociale en partant du plus bas, mais le Président réussit à en faire sa maîtresse et son égérie, au temps où la France cahotait durement de Panama en affaire Dreyfus sous les orages intérieurs et de Fachoda à Agadir dans les tempêtes d'une Europe convulsée. Bref, la dépouille du Président aux yeux bleus rendue présentable les badauds de l'Exposition Universelle de 1900 qui allait s'ouvrir retinrent l'anecdote qui court encore : le jeune vicaire alerté qui vient donner l'extrême-onction au malade demande à un garde si le Président a toujours sa connaissance et le militaire sans malice répond : "Elle vient de sortir par l'escalier de service." Si non e vero. En fait, Madame Steinheil, jolie femme insouciante jetée par le destin dans des drames sordides (le double meurtre de l'impasse Ronsin où neuf ans plus tard, elle perdra à la fois son mari et sa mère...) précipitée dans ces accidents qui tissent la trame d'ombre de la vie, valait mieux que cette plaisanterie sémantique. Meg Steinheil fut réellement une Pompadour à un moment où se jouait non seulement le destin de la Troisième République mais celui de l'Europe. De sensibilité dreyfusarde, elle tint un rôle dans le court moment où Félix Faure fut le premier citoyen de France. Le récit commence donc au printemps 1908 par un fait divers noirâtre, dans le paisible quartier de Vaugirard, au temps des fiacres d'Arsène Lupin et des brigades du Tigre (un Président du Conseil très contrarié), des maillots de bain au-dessous du genou, du téléphone à manivelle, des films d'art Pathé et des policiers à grosses chaussures réglementaires qui se suivent les uns les autres à la façon des peintres de la jeune affiche Ripolin, au temps de la "douceur de vivre" tant vantée par ceux qui en profitèrent...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • C'est dans le cadre à la fois champêtre et citadin de la grande banlieue que se déroule l'action de ce roman, dont Gérard Jaulgonne est le héros. Têtu, farouche mais tendre, ingénu mais déjà très averti, Gérard vit avec son père dans un milieu très simple. Il fait bientôt connaissance de la belle Anita, la femme du garagiste, dont il tombe éperdûment amoureux. Leur passion est réciproque, et Anita devient la maîtresse de Gérard. Il veut s'enfuir avec elle, mais se trouve alors en présence d'un autre amant d'Anita. Quel sera le sort du jeune Gérard ? Ce drame - essentiellement quotidien, mais qui se déroule autour d'un sentiment très violent et très frais - nous est raconté avec une telle sincérité, avec une telle poésie aussi, que le lecteur ne peut qu'être « sous le charme ».

  • C'est dans le cadre à la fois champêtre et citadin de la grande banlieue que se déroule l'action de ce roman, dont Gérard Jaulgonne est le héros. Têtu, farouche mais tendre, ingénu mais déjà très averti, Gérard vit avec son père dans un milieu très simple. Il fait bientôt connaissance de la belle Anita, la femme du garagiste, dont il tombe éperdûment amoureux. Leur passion est réciproque, et Anita devient la maîtresse de Gérard. Il veut s'enfuir avec elle, mais se trouve alors en présence d'un autre amant d'Anita. Quel sera le sort du jeune Gérard ? Ce drame - essentiellement quotidien, mais qui se déroule autour d'un sentiment très violent et très frais - nous est raconté avec une telle sincérité, avec une telle poésie aussi, que le lecteur ne peut qu'être « sous le charme ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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