Barthélémy Courmont

  • Tiré d'une expérience vécue, ce récit nous plonge dans l'univers des Dong du Guizhou, province chinoise reculée et pauvre. Articulé autour de la question de l'identité des minorités et les difficultés que ces dernières rencontrent pour maintenir leurs traditions et leur existence dans une Chine en mouvement, il nous conduit vers des villages de plus en plus inaccessibles, où les Dong perpétuent leur mode de vie.

  • Pays ni complètement ouvert sur l'extérieur, ni complètement coupé du monde, le Japon continue d'intriguer les observateurs. De manière cyclique pour ne pas dire permanente, il s'interroge sur sa géopolitique, et les dilemmes d'aujourd'hui ressemblent à bien des égards à ceux d'hier. Pour appréhender le Japon, il faut d'abord en saisir son histoire particulière, sa relation complexe avec ses voisins ainsi qu'avec les États-Unis. Mais également il faut intégrer que les positionnements de Tokyo sur la scène internationale sont souvent déterminés par sa localisation géographique, et les spécificités propres à l'archipel japonais. Il s'agit enfin de comprendre quels sont les défis qui se posent aujourd'hui à cette puissance parfois décrite comme en déclin mais dont l'importance sur la scène internationale reste pourtant primordiale. L'ouvrage de Barthélémy Courmont démontre clairement les nombreux paradoxes et les multiples défis qui s'offrent au Japon, pays qui pourrait repenser sa place à la fois au niveau régional et international et nous surprendre comme il a eu l'occasion de le faire par le passé. Barthélémy Courmont est Docteur en sciences politiques de l'Université Paris VII. Spécialiste des questions sécuritaires en Asie, il enseigne à l'Université de Montréal où il est titulaire de la chaire d'études stratégiques et diplomatiques.

  • Avant Eden

    Barthélémy Courmont

    • Hamac
    • 15 Janvier 2013

    Après une année passée à Montréal et un arrêt à Paris, Barthélémy Courmont était prêt à rentrer à Taiwan. Pour s'y rendre, il a pris le temps de savourer les plaisirs du voyage en transformant ce demi-tour du monde en une longue ballade. Sous ses pieds défilent une quinzaine de pays dans deux mondes qu'aucune mer ne sépare mais que tout semble opposer: l'Europe et l'Asie.
    Avant Eden, fruit de son périple de trois mois, offre des instantanés impressionnistes qui rendent bien l'atmosphère de chacune des villes visitées. Si le commentaire est personnel, le professeur de science ­politique n'est jamais loin dans cette irrésistible invitation au voyage.
    «Mostar est l'un des lieux les plus touchants de toute l'Europe, et certainement l'un des plus beaux de tous les Balkans. Mais si on y vient pour admirer le pont et la vieille ville qui se reconstruit peu à peu, avec méthode et en s'assurant de ne pas dénaturer le site, c'est surtout la tête pleine de témoignages aussi poignants que celui de Miran qu'on en repart.» Né en France en 1974 et aujourd'hui basé en Corée du Sud, Barthélémy Courmont est professeur de science politique. Sa carrière et ses nombreux voyages l'ont mené aux quatre coins du monde. Il a enseigné à l'Université du Québec à Montréal. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Tentation de l'Orient publié au Septentrion en 2010.

  • Le 6 août 1945, pour la première fois de l'histoire, une bombe atomique tombait, sur Hiroshima, entraînant la capitulation du Japon et mettant fin à la seconde Guerre mondiale. Les historiens s'accordent à dire que l'utilisation de la bombe n'était pas nécessaire à la capitulation de Tokyo. Alors pourquoi Harry Truman a-t-il pourtant décidé de la lancer ? Les raisons allient des considérations politiques internes et la volonté de s'imposer sur la scène internationale, rendant la décision presque incontournable et pourtant si contestée.

  • Depuis l'arrivée au pouvoir de Barack Obama, les États-Unis se sont lancés dans une vaste redéfinition de leur politique en Asie-Pacifique. L'objectif est double : apporter des réponses aux défis contemporains et maintenir une importante présence dans une région aux enjeux multiples pourtant délaissée ces dernières années. Cette nouvelle politique américaine est justifiée par la montée en puissance de la Chine, mais aussi par l'importance que représentent, sur les questions économiques autant que stratégiques, des alliés de Washington comme le Japon, la Corée du Sud ou Taiwan. Parce qu'ils n'ont pas d'autre choix, les États-Unis cèdent à une véritable tentation de l'Orient.
    Ce redéploiement de la politique étrangère américaine vers l'Asie pourrait marquer la plus grande transformation depuis la fin de la guerre froide et symbolise la montée en puissance de cette région qui s'impose désormais comme un pôle dominant.
    La politique asiatique de l'administration Obama se heurte cependant à plusieurs problèmes : compétition avec la Chine, mouvements d'hostilité de plus en plus nets chez ses alliés ou encore crise nucléaire nord-coréenne. Entre volonté et réalité, il y a ainsi souvent un décalage qui dépend en grande partie du bon vouloir des puissances régionales, la Chine en tête. Si les États-Unis aspirent à rester une puissance asiatique, il n'est pas certain que ce souhait sera exhaussé.

    Barthélémy Courmont est professeur invité à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire par intérim de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et au Centre d'études transatlantiques (CET), rédacteur en chef de la revue Monde chinois, il a vécu plusieurs années à Taiwan et axe ses recherches sur les évolutions politiques et stratégiques en Asie orientale. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages.

  • Analysant l'attitude de Washington à la suite de l'attaque du 11 septembre, cet ouvrage s'interroge sur la pertinence des mesures adoptées et sur les risques qui pourraient affecter l'empire.

  • Quels seront les repères de l'Occident une fois qu'il aura fini de tout avaler sur son passage ? C'est en tentant de répondre à cette question qui l'obsède que le narrateur se rend au bout du monde, à Sumatra, à la recherche de touristes américains mystérieusement disparus. C'est au fond de la jungle, au contact de personnages insolites, qu'il trouvera les clefs de la domination de l'Occident et de ceux qui se sont autoproclamés ses adversaires et fossoyeurs, mais aussi et surtout les réponses au sens à donner à sa propre existence.

  • L'Asie du Sud-Est est l'une des régions les plus effer­vescentes de la planète. Forte d'une population de 650 millions d'habitants et d'une croissance économique élevée, son attractivité dépasse largement les frontières asiatiques ; le monde entier s'intéresse désormais aux développements de ce territoire dont l'influence ne fera qu'augmenter dans les prochaines décennies. Son développement économique accéléré est favorable à l'émergence de nouveaux enjeux d'ordres politique, économique, démographique, territorial, social et environnemental, qui, une fois mis bout à bout, peuvent accentuer les contrastes économiques et sociaux, voire les déséquilibres d'une région soumise aux défis de l'intégration.

    Le présent ouvrage brosse un tableau des différentes dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Sans être exhaustif, ce portrait prend appui sur les trajectoires suivies depuis un demi-siècle et fournit des clés de compréhension des problématiques actuelles. Il consiste en une analyse pluridisciplinaire de l'Asie du Sud-Est contemporaine dans sa globalité. Si chaque thème abordé offre l'occasion de se pencher plus particulièrement sur un des pays de la zone (car d'importantes disparités subsistent parfois entre les pays), c'est l'approche régionale et transversale qui reste privilégiée, afin de mettre en relief les réalités qui sont celles de l'Asie du Sud-Est.

    Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu'aux journalistes, ainsi qu'à toute personne curieuse de découvrir l'Asie du Sud-Est d'aujourd'hui.

    Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille, où il est responsable du master d'histoire - relations internationales, et directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, où il s'occupe du pôle Asie-Pacifique. Il est corédacteur en chef d'Asia Focus.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

  • En 2013, le président chinois Xi Jinping dévoilait son projet des nouvelles routes de la soie, entreprise d'une rare ampleur venue affirmer les nouvelles visées planétaires de son pays. C'était l'occasion, pour la Chine, de s'afficher sur la scène internationale comme la deuxième puissance économique mondiale, mais aussi d'établir son leadership en Asie. Ce projet d'envergure comprend deux facettes complémentaires : une route terrestre et une ceinture maritime.

    Ce grand programme de la Belt and Road Initiative est porteur d'espoir, mais aussi d'inquiétudes quant aux conséquences politiques et financières de projets aussi multiformes, stratégiques et souvent coûteux. Une analyse attentive montre qu'il existe des enjeux géopolitiques à plusieurs échelles qui ne relèvent pas que des relations internationales. Le projet se propose de restructurer l'ensemble des relations économiques en Asie, ainsi qu'entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique.

    Comment cette vaste ambition chinoise se décline-t-elle ? Quelles sont ses dimensions en matière de transport, d'infrastructures et de finances publiques, de même que ses répercussions sur les échanges commerciaux ? C'est à ces questions que veut répondre le présent ouvrage, qui s'adresse au public, aux étudiants et aux chercheurs intéressés par les enjeux asiatiques contemporains, par la géopolitique ou par les transports et l'aménagement.

    Frédéric Lasserre est professeur au Département de géographie de l'Université Laval, chercheur à l'Institut québécois des hautes études internationales et directeur du Conseil québécois d'études géopolitiques (CQEG).

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est et directeur adjoint du CQEG.

    Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille et directeur de recherche à l'Institut de relations interna­tionales et stratégiques (IRIS).

  • Équilibre des puissances, impérialisme, unipolarité, bipolarité et multipolarité figurent au nombre des appellations permettant de définir les rapports de force dans les relations internationales.
    L'hégémonie américaine, issue de la fin de la Guerre froide, semble vouée à disparaître. La montée en puissance de nouveaux pôles, la Chine au premier rang, impose de nouvelles règles. Sera-t-il davantage difficile de maîtriser toute forme de gouvernance internationale?
    Repenser la multipolarité s'interroge sur le sens que les acteurs internationaux donnent à ce concept et sur les tensions qui peuvent directement découler des nouvelles conceptions des relations internationales.
    Barthélémy Courmont est professeur de science politique à Hallym University (Chuncheon, Corée du Sud), chercheur-associé à l'IRIS et directeur-associé sécurité et défense à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (UQAM). Il a notamment signé La tentation de l'Orient (Septentrion, 2010) et Chine, la grande séduction (Éditions Choiseul, 2009).
    Éric Mottet est professeur de géopolitique au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal et directeur de l'Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Il a notamment dirigé Géopolitique et virages de la F1 (Septentrion, 2012) et Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010 (Septentrion, 2010).
    Ont aussi collaboré à cet ouvrage Philippe Beaulieu-Brossard, Pierre-Alain Clément, Colin Geraghty, Vincent Joubert, Frédéric Lasserre, Irving Lewis, Pierre-Louis Malfatto, Carmen Mboumba Nzamba, Barah Mikaïl, Joël Plouffe, Yann Roche, Jean-Loup Samaan, Julien Tourreille et Pierre Verluise.

  • Depuis soixante ans, l'arme nucléaire est le symbole suprême de la puissance des États (au premier rang desquels les deux empires de l'après-guerre) et l'instrument de leur domination sur l'ordre mondial. Autant dire que, faire notre histoire politique et militaire depuis 1945, c'est faire celle d'un « monde nucléaire ». A la lecture d'un récit qui restait pourtant à écrire, on comprend comment, dès son invention, l'arme atomique s'est imposée comme un élément central, structurant et fortement stabilisateur des relations internationales. Comment, en plaçant pour la première fois dans la main de l'homme le moyen de sa destruction, elle lui a imposé d'en théoriser (et d'en organiser) la non-prolifération et la non-utilisation. Comment le bombardement d'Hiroshima, s'il a été l'acte de naissance de la Guerre froide, a ouvert une ère de coexistence pacifique. Pourtant, depuis la chute du Mur de Berlin, l'inquiétude renaît. Elle prend un nouveau visage, aux contours moins précis : certains États (tels la Corée du Nord ou l'Iran) ne voient-ils pas dans la détention du feu nucléaire un moyen d'assurer leur existence ou de renforcer leur autorité ? Ou des groupes terroristes celui de soumettre, à peu de frais, l'humanité entière à leurs intimidations ? Aujourd'hui comme hier, l'arme nucléaire constitue un objectif ultime pour les uns, une menace suprême pour les autres. Demain, il en sera de même. Cette perspective rend d'autant plus précieuse la lecture d'un ouvrage qui se propose de couvrir l'évolution des armements et des stratégies nucléaires, pour mieux en confirmer l'omniprésence au XXIe siècle et en comprendre le sens. Pascal Boniface est directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et auteur d'une quarantaine d'ouvrages sur les questions internationales. Barthélémy Courmont est docteur en science politique, chercheur à l'IRIS et responsable du bureau IRIS à Taiwan. Spécialiste des questions nucléaires et des États-Unis, il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'études stratégiques.

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