Bertrand Legendre

  • o Cet ouvrage apporte un regard distancié (notamment par rapport aux technologies du numérique) sur la question de l'articulation entre les industries numériques et la filière du livre. L'auteur livre une analyse très pertinente en fonction de quatre grands types de production éditoriale : la littérature, l'édition scolaire, l'édition de savoirs et de connaissances et les livres illustrés.
    o Ses réflexions, étayées de nombreux exemples concrets et de données chiffrées, mettent en avant l'impact que le numérique peut avoir sur le livre mais aussi, dans certains cas, la résistance que le livre a sur le numérique par la prédominance incontestable de la matérialité (papier). Sans oublier de faire référence, au fil du texte, aux pratiques et usages de l'acteur le plus important : le lecteur !

  • « Les livres sont trop chers », « Les distributeurs sont tout puissants », « Le numérique va tuer le livre », « Les éditeurs exploitent les auteurs », « L'édition n'est pas rentable », « Il y a trop de livres » « L'offre des librairies en ligne est plus large »...

  • Imaginer une compensation de l'effondrement de l'économie du livre physique par les ventes numériques est, pour longtemps encore, une vue de l'esprit.

    "On reste d'abord un peu songeur au vu de la ruée suscitée par La Peste de Camus, quasiment au même titre que les produits alimentaires de base, le sucre, les pâtes ou la farine. Voilà un titre qui, ne vivant pour ainsi dire plus que sous prescription scolaire, retrouve sa prime jeunesse en automédication, censé sinon protéger du mal, du moins aider à le comprendre. L'essentiel est d'y croire et l'on pourra alors prédire de belles ventes à La Bête humaine quand viendra la prochaine grève SNCF. Mais plus fondamentalement, fermeture des librairies et des bibliothèques oblige, c'est à un renversement des forces que l'on assiste."

  • Imaginer une compensation de l'effondrement de l'économie du livre physique par les ventes numériques est, pour longtemps encore, une vue de l'esprit.

    "On reste d'abord un peu songeur au vu de la ruée suscitée par La Peste de Camus, quasiment au même titre que les produits alimentaires de base, le sucre, les pâtes ou la farine. Voilà un titre qui, ne vivant pour ainsi dire plus que sous prescription scolaire, retrouve sa prime jeunesse en automédication, censé sinon protéger du mal, du moins aider à le comprendre. L'essentiel est d'y croire et l'on pourra alors prédire de belles ventes à La Bête humaine quand viendra la prochaine grève SNCF. Mais plus fondamentalement, fermeture des librairies et des bibliothèques oblige, c'est à un renversement des forces que l'on assiste."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Enfin ! Depuis l'avènement d'Internet, les 99,9% d'amoureux des films et des séries qui n'exercent pas la profession de critique peuvent se faire entendre... Mieux, ils peuvent passer sans effort de la position devant à la position depuis : s'asseoir devant un écran et s'exprimer depuis un écran sont en effet devenus deux attitudes communes. Les films et les séries arrivent sur les terminaux domestiques ; tout de suite après et quelquefois même pendant leur diffusion, les avis et les analyses partent en sens inverse. Une autre nouveauté consiste en la diversification de la parole critique, confinée jusqu'ici à l'écrit ou aux conversations éphémères. Internet et la démocratisation des machines qui accompagne son essor ajoutent aux mots toutes sortes d'images, de sons et de manipulations audiovisuelles, laissant là encore loin derrière le modèle séculaire du critique professionnel écrivant son papier.
    Comment étudier ces bouleversements ? Comment réagir devant l'abondance des critiques postées, la variété de leurs formes d'expression, l'interactivité qu'elles engendrent, sans parler du rapport à la professionnalisation qu'entretiennent leurs auteurs, surtout quand ils atteignent le statut de « vlogueur » vedette ? Une seule manière possible : l'interdisciplinarité. Le présent ouvrage réunit donc les contributions de spécialistes en provenance de champs divers (sociologie, Gender et Cultural Studies, Sciences de l'information-communication, etc.), sans oublier les acteurs les plus en vue de cette révolution de la parole critique, les « vlogueurs ».

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