Cécile Hanon

  • "La vieillesse est un naufrage" disait Charles de Gaulle. Est-ce vrai ? Comment devient-on vieux en France de nos jours ? Qui sont les vieux aujourd'hui ?

    Vivre le plus longtemps possible en disposant de ses capacités intellectuelles, et de l'essentiel de ses capacités physiques, est un objectif essentiel et qui doit être au coeur des préoccupations de santé publique, mais est-ce encore vivre quand la conscience d'être soi a disparue ?

    Sous la direction du Dr Cécile Hanon, psychiatre et directrice de la collection "Polémiques", cet ouvrage collectif met en relief des questions soulevées par la psychiatrie auprès des personnes âgées. Les auteurs abordent les thèmes du soin, de l'isolement, de l'opposition et du refus, de la sexualité, du narcissisme, du respect, de la démence, du suicide ou encore de la mort.


  • Les sociétés démocratiques reposent sur une présomption légale d'égale capacité de tous les citoyens à choisir et à agir pour eux-mêmes. Dans de nombreuses situations de vulnérabilité (avancée en âge, maladie, handicap, difficultés socioéconomiques), ce principe d'égale autonomie est remis en cause. Des proches ou des professionnels sont alors conduits à intervenir pour la personne, parfois à sa place, avec ou sans son consentement. Le souci de protection des personnes au nom de leur intérêt constitue le paradigme classique des régulations des pratiques de soin et d'accompagnement.

    Avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, ce paradigme est discuté et fait l'objet d'une vive polémique. La Convention, qui a pour principe qu'un handicap ne devrait jamais être une source de discrimination ni de limitation de l'exercice des droits de l'homme, affirme en effet que toute personne a droit à la reconnaissance de sa personnalité juridique dans des conditions d'égalité. Pour certains, cet article implique l'abolition de tout système légal de prise de décision pour autrui ; pour d'autres, une telle abolition serait préjudiciable.

    Les contributions réunies dans cet ouvrage visent à faire connaître et vivre cette controverse, en éclairant les enjeux sociaux, normatifs, politiques, professionnels, ou encore familiaux qu'elle soulève. Comment définir et évaluer les "capacités" des personnes ? Comment les proches et les professionnels font-ils pour résoudre les dilemmes inhérents au travail d'accompagnement, de soin et d'assistance ? Comment concilier socialement et relationnellement le maintien de l'autonomie et la protection des personnes ? Doit-on choisir et agir pour autrui, et si oui comment ?

    Dans le cadre d'une démarche scientifique et citoyenne, cet ouvrage donne la parole aux chercheurs, aux acteurs de terrain, aux professionnels et aux personnes concernées pour ouvrir cette discussion capitale sur le respect des droits des personnes considérées comme vulnérables et leur participation effective dans la société.

  • Le soin psychiatrique est le seul (ou presque) pour lequel une procédure d´intervention sans le consentement est prévue.
    En effet, la nature même de certains troubles psychiques peut altérer la capacité à consentir, et dans ce cas, le cadre légal de la contrainte permet d´assurer des soins « sans consentement ».
    Un débat complexe abordé à travers 3 axes complémentaires :
    - Le cheminement historique, le cadre juridique, de la loi de 1838, à celle de 1990 jusqu´à la réforme de 2011-2013 pour comprendre la mise en place, l´évolution et les différentes options des soins sans consentement.
    - Les exemples d´application de la loi dans certains cas particuliers : soins en milieu carcéral, prise en charge de personnes démentes, auteurs d´agressions sexuelles...
    - Le panorama des soins sous contraintes pratiqués dans d´autres pays européens.

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