Philippe Rey

  • La dernière journée dune vie peut-elle en révéler le sens ?
    En ce matin de printemps, Victor des Ulmières pressent sa mort, tandis quautour du domaine rôde Serge, son jeune protégé avec lequel il sest battu au couteau la veille. Limminence de la fin force Victor à une relecture lucide de sa vie, oscillant entre passé et présent.
    Lui revient sans cesse en mémoire sa famille trop pesante : une mère tôt disparue ; un père dont il na connu que le mépris ; une soeur, Aimée la bien nommée, véritable passion de sa vie ; Vivien, un frère cadet haï Dans sa rumination intérieure, cet homme hanté par léchec cherche à reconstruire sa vérité.
    Et cest en létrange compagnie de jeunes danseurs et musiciens que Victor décide alors dun événement qui lui donnera la possibilité de traverser déceptions et fantasmes, de faire lexpérience dune joie fatale. De parachever ainsi sa vie « parfaite »

  • « Nous ne haïssons pas le monde, ni les gens qui ne nous ressemblent pas. Pire, nous les prenons en pitié de n'être pas comme nous. Nous haïssons le changement. Nous sommes des insomniaques, incapables de sommeil et de repos, car nous attendons de revivre notre passé, nous ne savons pas oublier. » À la mort en 1946 du vieux marquis d'Argentières, ses héritiers se voient contraints de renoncer au train de vie qui fut le leur durant des siècles. Ils vont désormais s'appliquer à en conserver l'essentiel ? un château en Anjou et un hôtel particulier à Paris ? alors que, pendant plus d'un demi-siècle, la France connaît des bouleversements : guerres d'Indochine et d'Algérie, Mai 68, loi IVG, années Sida, crises économiques, etc. Ces événements, les Argentières les vivront à leur manière, à la fois dans et hors du temps, comme s'ils ne pouvaient pas se laisser emporter au creux du fleuve de l'existence ordinaire.

    Persuadés d'être protégés par la grandeur passée de leurs ancêtres, ces personnages fiers et fragiles tenteront, tout au long de ce roman foisonnant, de répondre à la question insistante qui leur est posée ? à eux, mais aussi à chacun de nous : comment porter le poids d'une histoire ?

    Ou peut-être plus encore : comment s'en libérer ?



    Talent Fnac de septembre, figurant dans la première sélection du prix Médicis, Camille de Villeneuve et ses Insomniaques ont enthousiasmé la critique :

    « Camille de Villeneuve fait preuve, déjà, d'une réelle maîtrise. Dès les premiers chapitres, on est saisi par l'envie d'en savoir plus [...] » Josyane Savigneau, Le Monde « Ce roman est impressionnant, extrêmement abouti. » Astrid de Larminat, Le Figaro « Camille de Villeneuve a un souffle incroyable. C'est admirablement bien écrit, très incisif. » Olivia de Lamberterie, Le Masque et la Plume, France Inter « Notre grand coup de coeur de rentrée. [...] Un acte étonnamment maîtrisé, à la fois sensible et détaché, subtil et puissant. » Barbara Lambert, Point de Vue « Les 28 printemps de l'auteur n'entravent pas sa hauteur. La finesse de ses réflexions devraient faire parler d'elle bien au-delà de son petit milieu. » Jeanne de Menibus, Femmes

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