Éditions Somme toute

  • Une fois qu'on est dans l'indignité, on ne peut plus s'en sortir. On y sombre. Et le fond semble étrangement lointain. On regarde les livres sur nos tablettes : La première année de bébé, Comment nourrir sainement votre progéniture ou Aider votre enfant à bâtir son estime de soi. On les regarde, ces bouquins, et on ricane. La première année de bébé nous semble noyée dans le brouillard du manque de sommeil. Côté nourriture, aucune inquiétude, puisque c'est avec notre équilibre mental que notre progéniture casse la croûte. Quant à l'estime de soi, c'est plutôt celle des parents qu'il faut rebâtir brique par brique, roman policier par roman policier, gin tonic par gin tonic.
    Et tome par tome, d'où ce tome 2 qui, espérons-le, vous fera rigoler autant que le premier. On pourrait aussi bien dire que ça vous fera réfléchir, mais ce serait un mensonge éhonté.


    Longue vie à l'indignité!

    Caroline Allard a mis deux enfants au monde. Bien qu'elle les aime énormément, elle ne peut réprimer une envie irrépressible de défoulement qu'elle soulage en écrivant des chroniques rigolotes à leur sujet. Son premier roman, tiré de son blogue, a remporté le Grand Prix littéraire Archambault et lui a aussi permis de visiter moult Salons du livre, ce qui a pour avantage de l'autoriser à fuir ponctuellement la maison pour s'amuser en bonne compagnie. Son principal projet d'avenir est (cochez la bonne réponse): A) Avoir 13 autres enfants pour subséquemment écrire 13 nouveaux tomes de Mère indigne; B) Attendre que ses filles grandissent pour leur faire rédiger ses chroniques à sa place; ou C) Aller se préparer un gin tonic, parce qu'écrire une bio, ça donne soif.

  • Changer des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d´une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s´est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité: des pièges que recèle la préparation des fêtes d´anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d´endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu´un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l´accouchement, rien ne leur est épargné. Les Chroniques d´une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu´il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d´être répréhensible, l´indignité est une question de survie!

  • Une compositrice de jingles publicitaires en panne d'inspiration, un jeune étudiant en musique jazz et son disquaire, un chef d'orchestre détesté de son Konzertmeister, un ex-violoniste qui cherche à faire taire le « boucan dans sa tête », une muse qui s'abandonne corps et âme dans un set de musique électro, un violoncelliste reclus pour qui jouer n'est que douleur, et une femme qui trace l'inventaire musical et sonore d'une vie à mi-parcours.

  • À parcourir cette collection de mots d'enfants, une conclusion s'impose : Lalie a l'esprit tordu, elle manque totalement de respect à l'égard de quiconque ne partage pas ses opinions et elle est obsédée par tout ce qui concerne les crottes. Bref, impossible de ne pas l'aimer.
    Recueillies par l'instinct maternel douteux de Caroline Allard et illustrées par le crayon malicieux de Francis Desharnais, Les Chroniques d'une fille indigne nous ouvrent une fenêtre sur un univers enfantin réjouissant, où sagesse et délire font des mauvais coups ensemble, main dans la main.
    Caroline Allard a des enfants et a commencé à écrire Les Chroniques d'une mère indigne après un huit millième changement de couche. Elle a une vie sexuelle et a eu l'idée de Pour en finir avec le sexe en pratiquant un soixante-neuf. Aussi scénariste, chroniqueuse et romancière, avec Les Chroniques d'une fille indigne, elle revient à ses premières amours (exploiter ses enfants pour faire rire les gens).
    Francis Desharnais publie Burquette aux éditions Les 400 coups en 2008. Il récolte deux prix Bédéis Causa au Festival de la bande dessinée francophone de Québec l'année suivante. Il est aussi scénariste pour la série Motel Galactic (éditions Pow Pow). Comme réalisateur, il adapte Burquette en animation en 2012. Présentement sans enfant et pas certain de vouloir apprendre comment on les fait après avoir travaillé sur Les Chroniques d'une fille indigne.

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