L'artilleur

  • L'organisation islamiste des Frères musulmans n'est pas à l'origined'un complot secret, d'une offensive invisible connus seulement dequelques hauts dignitaires. Pas d'objectifs cachés, pas de stratégiedissimulée aux yeux des « mécréants ».Au contraire. Comme ce fut le cas pour tous les pires projetstotalitaires, de Lénine à Hitler et Mao, tout est écrit dans les textesfondateurs, tout est annoncé, noir sur blanc. Il faut donc lire et fairel'effort de comprendre.Les auteurs de ce livre choc ne se sont pas contentés d'analyser lestextes, chartes et doctrines, ils ont aussi rencontré les principauxcadres de la confrérie, dans plusieurs pays, ce que bien peu degens ont réussi à faire. A l'issue de cette longue enquête, ils peuventexpliquer en détails la stratégie mise en place par l'organisationislamiste, en France et dans le monde. Preuves à l'appui, ils montrentque nos démocraties font face à une offensive globale, pensée auQatar et en Turquie et dont l'un des foyers principaux se trouveen France, « phare de l'humanité ». Là, ses théoriciens espèrent« réislamiser » les musulmans, tout en fracturant la société. Entrismedans les entreprises, les administrations, les associations de défensedes droits de l'Homme et les syndicats, mais aussi provocations,victimisation et manipulation des élites sont les outils caractéristiquesde leur projet.L'objectif déclaré des Frères Musulmans, dont les pères fondateursfurent aussi des soutiens du régime nazi, est clair : établir un califatmondial.Après ce livre, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.

  • Plus on tue on nom de l'islam, plus l'Occident combat  «  l'islamophobie  », plus on parle en bien de l'islam pour ne «  pas faire l'amalgame... 
    Tel est le paradoxe de «  l'islamiquement correct  », formulé par Alexandre del Valle quelques jours après le 11 septembre 2001, signifiant le fait que la médiatisation des attentats jihadistes ne déclenche pas dans nos sociétés culpabilisées une mise à l'index des préceptes sacrés qui justifient la violence islamistes, mais renforce au contraire la propension à présenter toujours   l'islam de façon positive. Le mythe central de cette nouvelle doxa islamophile étant la supposée «  supériorité morale, philosophique et scientifique de l'islam  » dont les merveilles auraient précédé et même permis les Lumières européennes. Un mythe Del Valle réduit en s'appuyant les meilleures recherches historiques.
     
    Mais dans le même mouvement, quand l'islamisme terroriste fait couler le sang, les grandes structures de l'islam  institutionnel vantent les mérites intrinsèques de l'islam et pleurent le triste sort de leurs fidèles soit-disant exposés à «  l'islamophobie  », alors que ces derniers jouissent en occident de tous les droits dont sont privés les non-musulmans en terre d'islam.
    Del Valle décrit ainsi en détail la stratégie de ces organisations chargées par les grands pôles de l'islam sunnite (Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique, ISESCO) de criminaliser toute critique de l'islam et de faire plier les démocraties occidentales en imposant l'exceptionnalisme musulman.
     
    En montrant l'articulation de ces deux phénomènes, Del Valle réalise une démonstration  jamais produite à ce jour, apportant la preuve que terrorisme jihadiste d'un côté et criminalisation de la critique de l'autre, fonctionnent profondément de concert.

  • Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux « pôles de l'islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweit, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui oeuvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion. Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l'auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques. L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde.

  • Avec les attentats de Paris et Bruxelles, Da'ech a voulu sidérer les citoyens européens en montrant par l'assassinat aveugle que tout « mécréant » doit avoir peur des combattants d'Allah. Pour les jihadistes, l'Europe n'est plus seulement une base-arrière, elle est devenue un théâtre d'opération majeur dans un conflit désormais globalisé et dont le chaos syrien et moyen-oriental est l'épicentre. Il aura hélas fallu attendre ces effroyables attentats puis la mise en oeuvre de la stratégie de Vladimir Poutine en Syrie pour que les gouvernements occidentaux, jadis occupés à dénoncer le seul régime syrien et ses alliés, commencent à renouer avec le réalisme géopolitique. Mais l'Occident continue de considérer comme représentants légitimes de l'opposition syrienne des islamistes aussi fanatiques que Jaysh al-islam, ce qui en dit long sur l'alignement des Occidentaux sur leurs étranges alliés du Golfe et d'Ankara. Selon les auteurs, cet alignement explique en partie l'incroyable prolifération des cellules jihadistes en Europe, face immergée d'un iceberg islamiste qui ronge les démocraties de l'intérieur. Loin du géopolitiquement correct, les auteurs proposent une mise en perspective historique des révolutions arabes et du chaos syrien ainsi qu'une réflexion sur les principes de la realpolitik.

  • Géopolitique, désinformation et guerre psychologique. Voici le premier manuel de contre-désinformation a l´usage de nos sociétés occidentales, victimes du virus de la culpabilisation collective. Véritable arme de «destruction massive», cette culpabilisation est mise en oeuvre sous la forme de «mythes fondateurs» que l´auteur analyse un a un : les croisades, les «ténèbres» du Moyen âge, la diabolisation de l´Eglise catholique, la "dette" envers la science arabo-musulmane, Al-Andalus, les accusations d´esclavagisme, de colonialisme et de racisme à sens unique, la "mondialisation heureuse" et les dérives de l'Union européenne. Persuadé que la «guerre des représentations» ou «guerre mentale» est la clef de tous les conflits, l´auteur va plus loin en identifiant le processus de désinformation à l´origine de cette manoeuvre de déstabilisation collective. D'après Del Valle, la culpabilisation pathologique qui sape les fondements mêmes de nos sociétés ouvertes, est aux antipodes de la saine capacité à s'autocritiquer, car loin d'aider les peuples à tirer les leçons du passé, elle est fondée sur la haine de soi et attise celle de l'Autre envers soi-même. Opposant la culpabilisation identitaire des sociétés européennes à la fierté d'appartenance des nations non-occidentales, l'auteur rappelle qu'il n´y a pas de culpabilisateur efficace sans culpabilisé volontaire... Pour retrouver l´estime de soi, elle-même condition pour être respecté par les autres, Del Valle invite la France et ses alliés occidentaux à mettre en oeuvre d´urgence une thérapie globale de déculpabilisation. Il montre enfin en quoi la survie géopolitique des nations occidentales dans le nouveau contexte multipolaire passe par leur capacité à substituer à leurs prétentions universalistes, souvent contreproductives, un recentrage stratégique et une réappropriation de leur identité propre, dont le monde slavo-orthodoxe, trop souvent diabolisé, est l´un des piliers

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