Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Dès l'Antiquité, le débat sur l'infinité de l'univers ne concerne pas seulement les astronomes, mais il est aussi lié à la question de l'ordre cosmique et de la place de l'homme dans la nature. Au cours du Moyen Age, la théorie de la pluralité des mondes permet de s'interroger sur la toute-puissance de Dieu et sur les rapports entre le créateur et la créature. En bouleversant la tradition antique et médiévale, Giordano Bruno (1548-1600) lègue à l'âge moderne la notion d'un univers infini et uniforme, véritable image d'un Dieu qui ne saurait rester inexprimé au-dehors de la nature. Copernic, Lucrèce et Nicolas de Cuse : ces trois auteurs lui permettent d'esquisser un monde où les étoiles sont des soleils et les planètes des terres, tous les astres se mouvant librement dans l'espace infini emportés par leurs âmes. Ce livre se propose d'analyser la genèse et la structure philosophique de cette représentation du monde dont on trouve la trace dans les discussions cosmologiques du XVIIe siècle et qui, par ses conséquences théologiques, a amené son auteur sur le bûcher de l'Inquisition.

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