Sciences humaines & sociales

  • Grâce à la détermination de ses militants, L214 nous permet de croire que la lutte contre l'exploitation animale n'est plus une utopie mais une réalité, un combat, un débat qui anime toute la société. Aujourd'hui, L214 intrigue ses sympathisants comme ses détracteurs. De multiples articles et reportages interrogent son fonctionnement, cherchent à comprendre comment un simple groupe de militants est parvenu à faire voler en éclats la loi du silence face à la souffrance animale dans les élevages et les abattoirs. Parce que L214 est avant tout une aventure humaine mais aussi l'histoire collective d'un projet associatif en perpétuel mouvement, ce livre dresse un portrait honnête et sensible de l'association.
    Au fil du texte, Jean-Baptiste Del Amo nous permet de comprendre comment quelques militants déterminés ont encouragé les médias et les plus hautes instances politiques à s'engager dans le débat et comment, aujourd'hui, notre société tout entière accepte de s'interroger sur ses habitudes de consommation et son rapport avec les animaux. Car en nous obligeant à ouvrir les yeux, L214 met à mal nos certitudes et nous invite à participer ni plus ni moins à une véritable révolution copernicienne : accepter que l'être humain n'est pas au centre du monde et que les autres animaux avec lesquels nous partageons cette Terre ne devraient pas pâtir systématiquement de nos actions.

  • Dans les sociétés occidentales hyperformatées, l'idée même du conflit n'a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l'intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l'" anormal ". Dans cet essai iconoclaste, Miguel Benasayag et Angélique del Rey explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie.
    En refoulant les conflits, nos contemporains se laissent envahir par l'idéal de la transparence : toute opacité dans leurs relations devrait être éradiquée, car elle impliquerait l'altérité et, donc, l'ennemi potentiel. Une illusion dangereuse, à laquelle peuvent aussi succomber certains contestataires qui critiquent le système avec ses propres catégories : au lieu de s'affirmer comme des " autres ", sujets d'une multiplicité subversive, ils s'en tiennent à revendiquer des droits, confortant l'idée que les " valeurs " de l'idéologie dominante sont nécessairement désirables par tous.
    Analysant les différentes dimensions du conflit - entre nations, dans la société ou au sein même de l'individu -, les auteurs mettent à jour les ressorts profonds de la dérive conservatrice des sociétés postmodernes. Ils démontent aussi bien les illusions de la " tolérance zéro " que celles de la " paix universelle " : nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c'est mettre en danger la vie. Le refoulement du conflit ne peut conduire qu'à la violence généralisée, et l'enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l'assomption du conflit, " père de toutes choses " selon Héraclite.

  • L'organisation islamiste des Frères musulmans n'est pas à l'origined'un complot secret, d'une offensive invisible connus seulement dequelques hauts dignitaires. Pas d'objectifs cachés, pas de stratégiedissimulée aux yeux des « mécréants ».Au contraire. Comme ce fut le cas pour tous les pires projetstotalitaires, de Lénine à Hitler et Mao, tout est écrit dans les textesfondateurs, tout est annoncé, noir sur blanc. Il faut donc lire et fairel'effort de comprendre.Les auteurs de ce livre choc ne se sont pas contentés d'analyser lestextes, chartes et doctrines, ils ont aussi rencontré les principauxcadres de la confrérie, dans plusieurs pays, ce que bien peu degens ont réussi à faire. A l'issue de cette longue enquête, ils peuventexpliquer en détails la stratégie mise en place par l'organisationislamiste, en France et dans le monde. Preuves à l'appui, ils montrentque nos démocraties font face à une offensive globale, pensée auQatar et en Turquie et dont l'un des foyers principaux se trouveen France, « phare de l'humanité ». Là, ses théoriciens espèrent« réislamiser » les musulmans, tout en fracturant la société. Entrismedans les entreprises, les administrations, les associations de défensedes droits de l'Homme et les syndicats, mais aussi provocations,victimisation et manipulation des élites sont les outils caractéristiquesde leur projet.L'objectif déclaré des Frères Musulmans, dont les pères fondateursfurent aussi des soutiens du régime nazi, est clair : établir un califatmondial.Après ce livre, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.

  • Manuel pratique et pédagogique d'introduction à l'utilisation des méthodes de recherche mixtes en psychologie, ce livre se veut à la fois : 1) une introduction théorique  à l'usage de méthodes quantitatives et qualitatives dans une recherche ;  2) une initiation pratique aux différents usages dans des recherches concrètes.

  • Le temps de Franco

    Michel Del Castillo

    • Fayard
    • 15 Octobre 2008

    Qui était Francisco Franco Bahamonde, dernier survivant parmi les grands dictateurs du xxe siècle, né en 1892 et mort en 1975? "Un militaire chimiquement pur", répondait un prêtre qui le connaissait depuis l´enfance. À l´âge des radars et des fusées, des missiles atomiques et des bombes à laser, pouvons-nous comprendre un militaire du temps de la baïonnette? À travers ce portrait qu´il travaille comme il l´a fait pour Colette et Dostoïevski, Michel del Castillo longe et commente les grandes étapes de la vie de Franco, enfance, études, guerre coloniale au Maroc, direction de l´académie de Saragosse, etc.
    Il ne traite pas directement de la guerre, mais l´évoque par rubriques:
    Soulèvement des gauches, mort de la République, les partis et l´État, la Phalange, l´Église, la répression, les Juifs, la nuit noire, sans oublier la reconnaissance internationale, le décollage économique, l´instauration de la monarchie avec Juan Carlos, l´épilogue interminable de la mort... Attentif au mouvement d´une vie, Le Temps de Franco brosse à travers l´homme un demi-siècle de l´histoire d´un pays. Ce témoignage hautement littéraire est l´analyse d´un mythe non dénué d´une ironie amère envers les légendes, affabulations et trompe-l´oeil auxquels il a donné lieu. Né à Madrid, de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo a évoqué son enfance et son adolescence chaotiques dans nombre de ses livres. Membre de l´Académie royale de Belgique, de nombreux prix ont couronné son oeuvre, dont récemment le prix des Écrivains croyants, reçu pour La Vie mentie (Fayard, 2007).

  • Al-Andalus, Carmen, don Quichotte, Goya, l'Inquisition, Vélasquez, la Tauromachie, mais aussi Franco, Burgos, Almodovar, Picasso, Lorca et Unamuno : voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l'Espagne d'hier que de celle d'aujourd'hui. Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l'Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu'à nos jours. Il fallait toute la culture, la sensibilité et la distance d'un grand romancier pour brosser cette fresque emportée d'un pays qui aura produit l'une des plus hautes civilisations de l'Europe.

  • Olivier Real Del Sarte met en perspective les ressources de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie de l'évolution, la cybernétique avec la pensée et la pratique systémique. Dans ce cadre théorique intégrateur, il entame un dialogue à la fois constructif et critique avec les neurosciences et les sciences cognitives. Comment s'en inspirer tout en évitant de réduire la phénoménologie tant mentale que sensori-motrice de la conduite du sujet à la seule activation des circuits de neurones du cerveau ? La complexité du fonctionnement du sujet humain nous oblige à ouvrir « l'homme neuronal » sur une articulation esprit-cerveau-corps-monde.

    À travers des vignettes cliniques, l'auteur présente le travail thérapeutique comme un art, une science et une éthique où s'exercent les ressources et les compétences créatrices des patients. Il montre l'intérêt de l'utilisation de ce que les systémiciens appellent « la sculpture » pour susciter l'expression somatique de leur problématique et construire des récits de vie ou de survie à partager.

    Le cadre théorique et pratique proposé entend répondre aux défis actuels des nouveaux champs de savoir et de pratiques posés aux thérapeutes et aux formateurs.

  • Cet ouvrage est un manuel à la fois théorique et pratique, d'initiation et d'approfondissement à l'usage des méthodes qualitatives en psychologie et sciences humaines de la santé. Chaque chapitre comprend deux parties : une introduction à la méthode située dans son contexte historique et théorique, suivie d'un exemple d'application concrète avec toutes les étapes de la recherche clairement décrites.

  • Plus on tue on nom de l'islam, plus l'Occident combat  «  l'islamophobie  », plus on parle en bien de l'islam pour ne «  pas faire l'amalgame... 
    Tel est le paradoxe de «  l'islamiquement correct  », formulé par Alexandre del Valle quelques jours après le 11 septembre 2001, signifiant le fait que la médiatisation des attentats jihadistes ne déclenche pas dans nos sociétés culpabilisées une mise à l'index des préceptes sacrés qui justifient la violence islamistes, mais renforce au contraire la propension à présenter toujours   l'islam de façon positive. Le mythe central de cette nouvelle doxa islamophile étant la supposée «  supériorité morale, philosophique et scientifique de l'islam  » dont les merveilles auraient précédé et même permis les Lumières européennes. Un mythe Del Valle réduit en s'appuyant les meilleures recherches historiques.
     
    Mais dans le même mouvement, quand l'islamisme terroriste fait couler le sang, les grandes structures de l'islam  institutionnel vantent les mérites intrinsèques de l'islam et pleurent le triste sort de leurs fidèles soit-disant exposés à «  l'islamophobie  », alors que ces derniers jouissent en occident de tous les droits dont sont privés les non-musulmans en terre d'islam.
    Del Valle décrit ainsi en détail la stratégie de ces organisations chargées par les grands pôles de l'islam sunnite (Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique, ISESCO) de criminaliser toute critique de l'islam et de faire plier les démocraties occidentales en imposant l'exceptionnalisme musulman.
     
    En montrant l'articulation de ces deux phénomènes, Del Valle réalise une démonstration  jamais produite à ce jour, apportant la preuve que terrorisme jihadiste d'un côté et criminalisation de la critique de l'autre, fonctionnent profondément de concert.

  • À quelles thérapies recourir pour soulager les souffrances psychiques qui se multiplient dans les sociétés contemporaines ? Telle est la question à laquelle le psychanalyste et philosophe Miguel Benasayag tente de répondre dans cet essai nourri de sa longue expérience clinique. Il propose d'abord une analyse critique fouillée aussi bien des différentes variantes de la psychanalyse, en nette perte de vitesse, que des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou des traitements médicamenteux, en plein développement. Il montre que si les unes et les autres peuvent parfois servir utilement de béquilles, elles restent largement impuissantes face à la difficulté de nos contemporains à assumer un monde vécu comme menaçant et complexe : malgré leurs différences, les deux courants partagent leur incapacité à affronter les véritables changements de nos sociétés.
    C'est toute l'originalité de l'approche proposée par Miguel Benasayag : pour lui, les thérapies psychiques individuelles ne peuvent être mises en oeuvre indépendamment d'une réflexion critique approfondie sur les mutations sociétales et idéologiques de notre époque. Ce qui l'amène à développer ici la piste ouverte dans son livre Les Passions tristes. Souffrance psychique et crise sociale (La Découverte, 2006), où il rendait compte de son expérience en pédopsychiatrie : celle d'une " thérapie situationnelle " qui aiderait à répondre au défi principal de l'époque, être capable d'agir dans la complexité. Comme Spinoza l'écrit dans son Éthique, les hommes se croient libres du fait qu'ils ignorent leurs chaînes. La tâche d'une thérapie situationnelle ne consiste pas dans l'illusion de briser ces chaînes, mais dans la possibilité de les transformer en liens avec les autres, comme condition de la vraie liberté.

  • Les textes réunis dans ce livre constituent une introduction à cette discipline d'apparition récente qu'est la sociologie de la police. Ils évoquent l'histoire de son développement dans notre pays, inspiré des expériences nord-américaines, tout en soulignant les particularités de l'approche française de ces questions. Ces textes illustrent aussi la diversité des problèmes que cette analyse des réalités policières peut être amenée à aborder, qui sont le reflet des transformations plus générales que connaissent les sociétés contemporaines.

  • Un recueil de pensées
    vivifiantes, portées par un souffle de liberté spirituelle : ce livre
    poétique et critique, savoureux et lumineux, est un des plus denses de l'oeuvre
    de Lanza del Vasto. Commencé sur les routes d'Italie, il fut achevé en Inde,
    entre jungle et glacier, lors de son célèbre Pèlerinage aux sources. En
    des phrases ciselées, il nous fait renouer avec l'essentiel.

    Sobriété, silence,
    respiration, maîtrise du corps et de la pensée : ces pages pleines de
    sagesse nous éveillent à la vie simple, à des vérités oubliées. Par le
    dénuement du regard, elles nous font voir la beauté du monde. Par la
    connaissance de soi, elles nous apprennent à aimer. Certes, sur ce chemin, il
    faut quitter ses idées toutes faites, ses attachements mondains, ses vieilles
    peurs. Mais l'aventure en vaut la peine...

    Philosophe, poète, pèlerin, sculpteur, artiste, homme
    de sagesse et d'action, Lanza del Vasto (1901-1981) fut l'apôtre de la
    non-violence et son grand témoin en Europe au xxe siècle.
    Celui que Gandhi avait appelé Shantidas, le Serviteur de paix, a fondé en
    France et dans le monde les communautés de l'Arche, qui poursuivent aujourd'hui
    leur mission pacifique et spirituelle.

  • La philosophie tragique naît dans la pensée de Nietzsche, son intention fut d'extraire le terme du tragique du contexte du théâtre pour construire une réflexion au service de la vie. Notre intention est de comprendre comment la pensée de Rosset suit celle de Nietzsche et à quel moment elle s'éloigne pour écrire sa propre version de la philosophie tragique. Quel est l'apport de Rosset à cette lignée ? Quel est l'avantage de suivre une philosophie tragique sans tomber dans la simplicité de l'optimisme ? Rosset est-il vraiment un continuateur de la pensée de Nietzsche ?

  • En 1926, un vagabond est arrêté en Italie par des carabiniers : confus, suicidaire, il est hospitalisé dans un asile. Sa photo est publiée dans les journaux avec cette question : « Qui le connaît ? » Tout d´abord formellement identifié par sa famille, il est ensuite dénoncé dans une lettre anonyme : l´amnésique ne serait pas Canella, le brillant professeur de philosophie, mais Bruneri, un simulateur, un vulgaire malfrat recherché par la police. Un étonnant imbroglio entrecroisant, dans une ambiance délétère, pressions fascistes, machinations de hauts dignitaires du Vatican et corruptions de type mafieux.

  • L'instant de dire (érès, 1997) est devenue une référence majeure pour tous les psys et médecins qui dans le cadre de leurs pratiques, au sein d'une médecine technoscientifique, accordent une place à la parole des patients pour élaborer avec eux le sens et la fonction psychique de leurs symptômes. A partir du cadre d'une consultation spécialisée de médecine, l'auteur traite des discours de souffrance et de la question des plaintes dites somatiques. Elle montre comment une brève rencontre peut être pour le patient ce moment propice pour une construction mythique individuelle qui rend possible son efficacité thérapeutique. L'instant de dire, dispositif de travail psychanalytique, crée au sein d'une médecine de plus en plus technique cette rupture et cette ouverture dans l'enchaînement des soins et des examens complémentaires. Praticien hospitalier à l'Hôpital Nord de Marseille et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo conduit parallèlement à son activité médicale des recherches et des pratiques cliniques dans le champ de la psychopathologie et de la psychanalyse. Après avoir soutenu une thèse de neurosciences en 1988, puis de psychopathologie en 1995 et une habilitation à diriger des recherches en 2000 à l'Université de Paris 7, elle dirige depuis 2001 des recherches et des thèses à l'interface de la médecine et de la psychanalyse.

  • Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux « pôles de l'islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweit, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui oeuvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion. Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l'auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques. L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde.

  • Cet ouvrage offre un cadre pour penser la clinique, notamment autour des processus qui font et défont les couples. L'originalité de l'approche de l'auteur tient à son utilisation du constructivisme de Jean Piaget pour soutenir une démarche clinique dans le champ de la thérapie systémique. De nouveaux concepts tels que ceux d'équilibration majorante et d'hétérarchie permettent d'aborder la complexité des échanges intersubjectifs et en particulier les échanges coopératifs. Cet ouvrage à la fois théorique et clinique enrichit notre compréhension de l'humain et dote les thérapeutes d'outils immédiatement applicables dans leur pratique. Mise en vente le 20 mai 2010.

  • Ce livre se veut un ouvrage d'initiation à la pratique de la recherche documentaire. Trop d'exemples montrent en effet qu'étudiants comme chercheurs chevronnés n'utilisent souvent qu'une infime partie des moyens d'une puissance considérable que les techniques modernes de la recherche documentaire mettent à leur disposition. Dans cette perspective, ce guide cherche d'abord à en faire le recensement, en indiquant quel bénéfice l'utilisateur peut tirer de leur mise en oeuvre, qu'il s'agisse, par exemple, des fichiers informatisés, des banques de données ou de l'utilisation du réseau Internet. Au-delà, il s'agit ici, non seulement de proposer un inventaire de ces moyens, mais de fournir aussi un maximum d'indications pratiques concernant l'usage concret de ces instruments, en multipliant les exemples - visuels notamment - pour guider, parfois presque pas à pas, la démarche concrète des chercheurs dans l'usage de ces différents outils, dont on ne saurait aujourd'hui ignorer l'existence et l'intérêt, en évitant de se laisser intimider par une technicité qui s'avère beaucoup moins dissuasive qu'on ne le pense souvent, lorsqu'on y regarde d'un peu près.

  • A la frontière du marché et aux frontières de la citoyenneté, en tant que paysans et indiens, les bergers des hauts plateaux péruviens ont subi des changements mais aussi produit de la société.Une société où ils essaient de construire une identité positive en revendiquant la mixité.
    De l'hacienda à la mondialisation en cours, en passant par une expérience de type "socialiste" dans le sud andin du Pérou, ce livre est un voyage passionnant au coeur de l'actualité et des grands débats de notre époque.

  • Selon l´auteur, un mot résume à lui seul le sentiment qu´inspire l´expérience historique latino-américaine depuis près de deux siècles: la frustration. S´il fallait, écrit José del Pozo, illustrer dans quelle mesure l´Amérique latine a connu plus d´échecs que de réussites, il suffirait de comparer les courants migratoires actuels avec ceux de la fin du XIXe siècle. À cette époque, des pays comme Cuba, le Brésil, l´Uruguay et l´Argentine étaient aussi attirants pour les immigrants que l´Australie, le Canada et les États-Unis. Aujourd´hui, au contraire, les Latino-Américains ont le regard tourné vers l´Europe et le nord du continent.
    Dans une approche globale qui tient compte autant des inégalités sociales et ethniques que de la situation de dépendance, héritage de la «société de conquête», José del Pozo fait ressortir les réussites et les motifs d´espoir: une littérature qui s´est imposée au reste du monde, une lente émergence de la démocratie et une économie de plus en plus caractérisée par la diversification et l´intégration régionale.
    Dans cette deuxième édition, mise à jour, l´auteur intègre une période clé de l´histoire de l´Amérique latine, celle de l´effondrement des empires coloniaux. Enrichie de nombreux tableaux, de plusieurs cartes historiques et d´une iconographie abondante, cette nouvelle édition demeure l´ouvrage de référence sur l´histoire de l´Amérique latine et des Caraïbes.

    José del Pozo, né au Chili en 1943, habite au Québec depuis 1974. Il a d´abord obtenu un diplôme d´enseignement de l´histoire et de la géographie dans son pays d´origine, pour ensuite faire sa maîtrise et son doctorat au Québec. Il est, depuis 1982, professeur d´histoire latino-américaine à l´Université du Québec à Montréal (UQAM).

  • Canada is one of the most diverse nations in the world. As counsellors increasingly deal with people from many different cultures and backgrounds, there is a need to shift from Eurocentric counselling theories and methods towards an approach that recognizes diversity and new world perspectives. Bringing a fresh Canadian outlook to the field of multicultural counselling, this collection provides valuable information about many cultural groups in Canada with practical perspectives on subjects such as treating Muslim clients, the specific needs of Indo-Canadians, the role of traditional healing methods in Aboriginal cultures, and helping immigrant children cope with acculturation in the school system. Fully revised and updated, the second edition of Diversity, Culture and Counselling also includes brand-new topics on dealing with refugee trauma, working with people with disabilities, practicing yoga therapy, and harnessing the power of storytelling.

  • Dès l'Antiquité, le débat sur l'infinité de l'univers ne concerne pas seulement les astronomes, mais il est aussi lié à la question de l'ordre cosmique et de la place de l'homme dans la nature. Au cours du Moyen Age, la théorie de la pluralité des mondes permet de s'interroger sur la toute-puissance de Dieu et sur les rapports entre le créateur et la créature. En bouleversant la tradition antique et médiévale, Giordano Bruno (1548-1600) lègue à l'âge moderne la notion d'un univers infini et uniforme, véritable image d'un Dieu qui ne saurait rester inexprimé au-dehors de la nature. Copernic, Lucrèce et Nicolas de Cuse : ces trois auteurs lui permettent d'esquisser un monde où les étoiles sont des soleils et les planètes des terres, tous les astres se mouvant librement dans l'espace infini emportés par leurs âmes. Ce livre se propose d'analyser la genèse et la structure philosophique de cette représentation du monde dont on trouve la trace dans les discussions cosmologiques du XVIIe siècle et qui, par ses conséquences théologiques, a amené son auteur sur le bûcher de l'Inquisition.

  • Dès l'Antiquité, le débat sur l'infinité de l'univers ne concerne pas seulement les astronomes, mais il est aussi lié à la question de l'ordre cosmique et de la place de l'homme dans la nature. Au cours du Moyen Age, la théorie de la pluralité des mondes permet de s'interroger sur la toute-puissance de Dieu et sur les rapports entre le créateur et la créature. En bouleversant la tradition antique et médiévale, Giordano Bruno (1548-1600) lègue à l'âge moderne la notion d'un univers infini et uniforme, véritable image d'un Dieu qui ne saurait rester inexprimé au-dehors de la nature. Copernic, Lucrèce et Nicolas de Cuse : ces trois auteurs lui permettent d'esquisser un monde où les étoiles sont des soleils et les planètes des terres, tous les astres se mouvant librement dans l'espace infini emportés par leurs âmes. Ce livre se propose d'analyser la genèse et la structure philosophique de cette représentation du monde dont on trouve la trace dans les discussions cosmologiques du XVIIe siècle et qui, par ses conséquences théologiques, a amené son auteur sur le bûcher de l'Inquisition.

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