Didier Lauru

  • Une femme ne se construit pas en un jour. Pour chacune, il s'agit d'assumer pleinement sa féminité, que ce soit dans le domaine amoureux et sexuel, ou dans son désir d'être mère.
    Or le père est l'un des piliers de cette réussite. Pour la fille, il est l'indispensable soutien qui va l'aider tout au long de ce périlleux chemin qui l'attend dans son devenir femme. Pour le père, c'est l'expérience d'un amour unique en son genre. Ce lien si intense se déploie pour un être de l'autre sexe, mais avec l'impératif qu'il n'y aura jamais de sexualité entre eux. C'est même cet interdit qui présidera à la qualité du lien et à l'épanouissement du féminin.
    En s'appuyant sur de nombreuses histoires de femmes, écoutées dans son cabinet de psychanalyste, Didier Lauru éclaire un des arcanes de la féminité : une fille devient femme sous le regard de son père.

  • L'adolescent adresse des demandes à l'analyste, seul ou avec ses parents. Si la demande est effective de l'adolescent, peut-on, pour autant parler de transfert ? Pouvons-nous dégager, à la lumière de l'expérience clinique, une singularité ou une spécificité de ce transfert ? Où l'adolescent place-t-il l'analyste ? Dans quelle position ? Celle du sujet supposé savoir ? Qu'en est-il du transfert de l'analyste et de son désir de mener une cure avec un adolescent ? Ces questions soulèvent des débats théoriques, mais aussi pratiques, - comme notamment l'indication de la thérapie ou de l'analyse - qui concernent les analystes mais aussi les professionnels qui travaillent au contact des adolescents en libéral ou en institution. Ont collaboré à cet ouvrage : Prosper Chaboche, Patrick Delaroche, Marie-Antoinette Descargues-Wery, Olivier Douville, Jean-Richard Freymann, Philippe Gutton, Christian Hoffmann, Catherine Kolko, Jacquemine Latham-Koenig, Jean-Yves Le Fourn, Antoine Masson, Vanina Michelli-Rechtman, Bernard Penot, Jean-Jacques Rassial.

  • Il n'y a que des histoires d'amour.
    La haine, la dépression, la guerre sont encore des histoires d'amour, manquées, violentées, effacées, des histoires « d'haineamoration » écrivait Lacan. Dans ce très beau texte, l'auteur nous conduit jusqu'à cette frontière qui sépare l'amour de la folie. Il montre la place centrale du rapport amoureux dans le devenir sujet de chacun, et retrace les différentes figures de l'énamoration en Occident, de l'amour courtois au « sortir avec » des adolescents.
    De l'enfance à la mort, ces expériences cruciales rassemblées sous le nom de l'amour parlent toutes de cette rencontre espérée avec l'autre, par laquelle s'ouvre la possibilité d'une « humanité de l'homme ».

  • L'amour éternel... est l'amour toujours recommencé. Les transformations modernes des rapports sociaux (modification du rapport entre les sexes, maîtrise du biologique, reconnaissance de l'homosexualité, etc.) changent-elles la façon dont les adolescents tombent en amour ? Telle est la question que posent les auteurs de cet ouvrage. Didier Lauru a mené pendant un an un séminaire sur ce thème avec des psychanalystes qui, à partir de leur pratique explorent les modes contemporains du tomber en amour et de leurs conséquences. Cet ouvrage 'aborde la rencontre amoureuse d'un point de vue psychanalytique qui prend en compte les nouvelles organisations sociales de la rencontre entre les sexes (PACS, homosexualité, contraception, procréation artificielle, changements des rôles de la femme et de l'homme...) Il intéresse de ce fait non seulement les cliniciens, mais aussi tous ceux qui s'occupent des nouvelles formes de conjugalité et de sexualité.

  • Part sombre de l'être humain, face cachée de l'amour, la haine fait partie intégrante de la constitution du sujet et de son inconscient. Mais pourquoi, chaque jour, dans notre monde contemporain, voyons-nous grandir l'expression de la haine ? Depuis la dégradation des rapports humains à travers le langage ou les gestes jusqu'à la violence mortifère des attentats ou des guerres. La formule judéo-chrétienne se serait-elle inversée : « Tu aimeras l'autre comme toi-même » ?Cette inflation de la haine, Didier Lauru, psychiatre et psychanalyste, membre d'Espace Analytique, la constate dans sa pratique comme nombre de ses collègues. À partir d'observations cliniques, il montre cependant que la haine de l'autre ou de la société commence souvent par la haine de soi. Comment prévenir cette haine-là, c'est la question à laquelle il apporte ici quelques réponses, afin qu'elle cesse de nourrir l'autre.

  • Le suicide est l'une des premières causes de mortalité à l'adolescence. Ce drame individuel retentit sur la famille et l'entourage, pour qui il demeure incompréhensible. Comment tenir compte de cette réalité lorsque l'on est parent, enseignant, éducateur, médecin, psychologue ? Comment comprendre la tentation du suicide ? Comment peut-on désirer la mort à un âge plein de promesses ? Quels axes de réflexions favoriser dans une perspective de prévention ? La psychothérapie psychanalytique est-elle une des voies à privilégier ? Fondé sur la contribution de spécialistes de différentes disciplines, cet ouvrage aborde tente de comprendre les raisons qui peuvent pousser un adolescent à vouloir mourir, pour qu'il soit ainsi possible de prévenir les passages à l'acte.

  • La prise de risques à l´adolescence fait partie de la construction de soi. Elle permet d´expérimenter le rapport à la réalité, à soi et aux autres. Mais le pari est souvent trop périlleux et peut conduire à des addictions, des comportements suicidaires ou des passages à l´acte parfois fatals.

    Les auteurs s´adressent à tous ceux qui sont amenés à côtoyer des adolescents - psychologues, enseignants, éducateurs, parents - et les aident à prévenir certaines conduites sans interdire ces expériences nécessaires au passage à l´âge adulte.

    Avec les contributions de Paola Carbone, Didier Drieu, Muriel Eglin, Lise Haddad, Florian Houssier, Nathalie de Kernier, Caroline Lebrun, Jean-Yves Le Fourn, François Marty et Olivier Ouvry.

  • Dans notre civilisation des loisirs, prendre des vacances est devenu banal, mais reste une aventure, même pour la destination la moins risquée. Ce n'est pas un hasard, selon la psychanalyse, si l'on se fait nomade ou sédentaire, casanier ou voyageur, sportif, visiteur ou paresseux, si l'on emporte ses manies ou ses phobies, Freud le premier... Après Tout est psy dans la vie ?, tout serait-il psy en vacances ? interrogent les auteurs : du désir de partir jusqu'au retour à la maison, ils esquissent une psycho- pathologie de la vie quotidienne en vacances à méditer pour mieux se détendre. Alors, bonnes vacances !

  • L'obésité est un problème de santé publique : 18 % des enfants français âgés de 3 à 17 ans sont en surpoids.Ce livre réunit des psychanalystes d'adolescents, des pédopsychiatres, psychothérapeutes et spécialistes des services de chirurgie pour adolescents obèses afin d'expliquer les nouvelles dimensions du surpoids à l'adolescence et les drames qu'il peut causer.Les signaux d'alarme ont été tirés pour l'anorexie et pour le suicide des jeunes. Il est temps de prévenir le surpoids à l'adolescence, avant qu'il devienne aussi grave qu'aux États-Unis.Les contributeurs : Arnaud Basdevant, François Beck, Annie Birraux, Emmanuelle Caule, Valérie Discour, Philippe Duverger, Bernard Golse, Catherine Grangeard, Philippe Jeammet, Didier Lauru, Jean-Pierre Lebrun, Jean-Yves Le Fourn, Florence Maillochon, Jean Malka, François Marty, Philippe Robert, Gerassimos Stephanatos, Elsa Stora-Waysfeld.

  • À l'école, dans les foyers socio-éducatifs, dans les lieux de soins, des adultes - individus sexués et sexualisés, - et des adolescents - filles et garçons accédant à une vie sexuelle - vivent ensemble. Il arrive que les situations soient difficiles à vivre, et même explosives. Les professionnels confrontés à ces questions rencontrent généralement le silence et se retrouvent le plus souvent seuls, sans référence. De tout ce non-dit, il fallait parler. Sur les dispositions légales et juridiques, il fallait être éclairé. Sur ce qui est à l'oeuvre, pas toujours de manière explicite, les images et les références des uns et des autres, les histoires personnelles, les représentations culturelles, les idéologies, etc., il fallait échanger.

  • Le téléphone est l'outil de communication préféré des adolescents. Hors du regard, la voix fait passer bien des choses difficiles à dire : l'échange téléphonique favorise une parole qui ne pourrait surgir par un autre canal. En outre, avec l'avènement du portable, une nouvelle forme de lien s'instaure, qui autorise à ne pas être là, sans être tout à fait ailleurs. Au coeur des conflits avec les parents, le téléphone, vecteur parmi d'autres du processus de séparation qu'est l'adolescence, permet aux adolescents de parler entre eux, de se chercher tout en évitant la rencontre réelle. Ainsi, parce qu'il autorise l'intimité sans la proximité, pour les adultes et encore plus pour les adolescents, le téléphone est un moyen d'appeler à l'aide, tant il est compliqué de formuler une demande et de s'essayer à une parole nouvelle.Brigitte Cadéac, conseillère conjugale et familiale, responsable du Fil Santé Jeunes à l'École des Parents et des Éducateurs d'Île-de-France, et Didier Lauru, psychanalyste, s'interrogent ici sur la fonction du téléphone. Leur « écoute » de l'adolescence ouvre des pistes de réflexion sur cette tranche d'âge, mais aussi sur l'échange par la parole.

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