Elise Fischer

  • Peinture d'une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d'altruisme de l'artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies.
    Un roman sous forme d'hommage à la ville de Nancy.
    Entre Nancy et Champigneulles, les vies d'Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d'un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d'élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l'appel de l'abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d'Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.
    Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l'abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d'une " maison des jours meilleurs " pour les plus démunis.

  • En cet été 1992, dans la petite église de la colline de Bouxières près de Nancy, Milou pleure la mort prématurée de Jacinthe. Plus qu'une cousine, Jacinthe était comme une soeur avec laquelle elle communiait dans une même passion pour les marionnettes.
    Toutes deux avaient participé, dans l'enthousiasme de la jeunesse, à un rendez-vous historique  : le premier festival international de la marionnette à Charleville en 1961.
    Jacinthe avait eu la chance de partager le succès de son spectacle avec celui qui allait devenir l'homme de sa vie. Pour Milou, il en était allé autrement. Elle est restée hantée par l'événement singulier qui a fait basculer son destin.
    Jacinthe a laissé à l'attention de Milou un paquet de lettres qu'elle ne lui a jamais envoyées. Au fil de sa lecture, Milou va peu à peu exhumer la clé d'un redoutable secret...
     
     
    Romancière emblématique de la Lorraine, récompensée par de nombreux prix littéraires et notamment la Feuille d'or de la ville de Nancy, Élise Fischer s'est prise de passion pour le monde prodigieux de l'art de la marionnette. Elle en a tiré un roman haletant où les marionnettistes sont parfois, à l'instar de leurs marionnettes, manipulés par des forces qui les dépassent...

  • 1940, à Nancy, Jeannette, fille adoptive d'un notable, a réalisé sa vocation. Elle qui s'était toujours vue derrière les fourneaux dirige, en plus d'un salon de thé, la brasserie La Lorraine sur la plus grande artère commerçante de la ville. L'armée d'occupation est omniprésente.  Jeannette est obligée de faire jouer des airs allemands pour divertir la nouvelle clientèle. elle s'y résigne d'autant mieux que l'établissement assure une "couverture" idéale pour ceux qui fuient les persécutions ou s'organisent pour résister. Beaucoup agissent dans l'ombre, serveurs, musiciens, habitués, en oubliant parfois qu'ils côtoient aussi des collaborateurs... Au cours de démêlés avec la Kommandantur, Jeannette fait la connaissance d'un officier de la Wehrmacht, un humaniste qui réprouve les exactions nazies. Leurs relation devient de plus en plus intime, au point qu'elle est bientôt confrontée à un dilemme terrible...

  • Près de Strasbourg, une jeune femme enquête sur le passé tragique de sa famille : une généalogie romanesque en terre alsacienne.

    L'Alsace est chère au coeur de Clémence. La jeune femme y a ses racines, un parrain, et
    une promesse à tenir. En mémoire de sa mère, elle doit faire la lumière sur un drame qui a
    anéanti les siens vingt-cinq ans plus tôt. Près de Strasbourg, Clémence s'installe dans une belle
    maison à restaurer jouxtant l'ancienne demeure familiale. Elle y trouve de vieilles lettres cachées.
    Imagine-t-elle alors jusqu'où les amours interdites, la guerre, l'ambition et la passion de la musique ont pu s'entremêler et conduire au destin tragique de sa famille ? Et de leurs voisins ?
    Dans la quête parfois périlleuse de Clémence, de belles âmes veillent sur elle, dont André,
    médecin, qui vit dans le merveilleux quartier de la Petite France. Ainsi qu'un couple de cigognes
    qui, les Alsaciens le savent bien, portent bonheur...
    Une superbe plongée au coeur de l'Alsace et dans les secrets des liens familiaux.

  • Le vin de Pâques

    Elise Fischer

    Dans la Lorraine contemporaine, le portrait d'une femme à la conquête de sa liberté.
     
    Annelise est envoyée en reportage par sa rédaction à Villey-Saint-Etienne, petit village des bords de la Moselle, pour couvrir la distribution de vin aux villageois le jour de Pâques, une tradition locale séculaire. L'occasion pour cette quinquagénaire de s'éloigner quelques temps de sa vie bousculée entre un mari infidèle, deux grands enfants sur le départ et un père âgé en perte d'autonomie, enfermé dans son silence.
    Sur la route des vignobles de Toul, les souvenirs ramènent Annelise une trentaine d'années auparavant, en 1969. Toute jeune cheftaine, elle a animé un camp scout non loin de là. Parenthèse enchantée où elle a connu son premier amour...
    Pourquoi a-t-elle renoncé à ce garçon qu'elle aimait  ?
    Alors que son existence vole en éclats, Annelise prend conscience de la chape de secrets et d'interdits qui pèse depuis toujours sur ses épaules.
    Est-il encore temps de se délivrer du passé  ? Et au prix de quelles révélations  ?

  • Un lourd secret de famille menace les rêves de bonheur d´une jeune virtuose lorraine.En 1975, Anaïs Lange, jeune pianiste d´origine nancéenne, vit à Strasbourg chez sa grand-mère quand on lui demande de remplacer au pied levé un interprète de renom pour un concert à Nancy.Elle y rencontre un violoniste, Nathanaël, avec lequel elle vit une intense histoire d´amour. Pour mieux se connaître, les amoureux évoquent leur passé familial. Le grand-père et le père de Nathanaël, qui tenaient un magasin de musique au coeur de la vieille ville de Nancy, sont morts en déportation. Sa mère a pu échapper à la rafle en emportant pour seul bagage un violon. Anaïs parle de son père, actif dans la Résistance nancéenne. Il a tout tenté pour soustraire les familles juives aux griffes de la Gestapo. Engagé dans la 2e DB, il a été l´un des héros de la libération de Strasbourg.Tout unit les deux artistes et ils envisagent de se marier quand Anaïs attend un enfant. Mais contre toute attente, la mère de Nathanaël s´oppose à leur union. Anaïs est désemparée. Rien ne semble justifier cette hostilité. À moins que le roman familial de la jeune pianiste ne soit trop beau pour être vrai...À la fois magnifi que histoire d´amour, roman à suspense, éloge lyrique de la musique, Élise Fischer nous offre une oeuvre chorale étonnante, fertile en rebondissements et en révélations, qui démontre une fois encore tout son savoir-faire romanesque.

  • La grande saga des femmes des terres salées.
      En cette fin du XIXe siècle, le destin de Charlotte est placé  sous le signe du sel, grande richesse souterraine de la Lorraine,  à côté du charbon et du fer. Sa grand-mère maternelle était  ouvrière aux salines de Dieuze jusqu'à ce que la famille émigre  en France, après l'annexion de la Moselle par l'Allemagne.Elle-même est élevée près de Nancy, à Saint-Nicolas-de-Port,  autre pays du sel, par ses parents, Émilie et Paul Renaudot,  lequel est issu de la bonne société.À mesure que Charlotte grandit, les principes bourgeois  de son père se font plus pesants. Entre son amour pour  Maurice, brillant étudiant en médecine mais fils d'ouvrier,  et le prétendant huppé agréé par ses parents, Charlotte sera  placée devant un choix impossible.Plus tard sa fille, Gabrielle, sera confrontée aux épreuves de  l'Occupation et à la déportation. Mathilde, la fille de Gabrielle,  enfant des Trente Glorieuses et de 1968, s'autorisera toutes  les audaces et étreindra - enfin - le bonheur dont les femmesdes terres salées avaient, avant elle, tant rêvé...
      Avec Les Femmes des terres salées et La Promesse du sel,  impressionnante fresque du monde du sel et des salines  de Lorraine, Élise Fischer nous fait vivre, à travers les espoirs,  les rêves, les combats de cinq générations d'héroïnes  passionnément engagées dans leur époque, les extraordinaires  mutations qu'a connues en un peu plus d'un siècle la condition féminine

  • En 1976. Au coeur des vignes alsaciennes, la confrontation rude entre deux femmes qu'unissent l'amour du vin, de la terre et d'une région, et un secret de famille.
    La belle Flora a quitté le vignoble bourguignon pour s'installer à Ammerschwihr, en Alsace. Que vient-elle y chercher ? A trente ans, elle est certes libre de toute attache, mais cette liberté a le goût amer d'une quête éperdue de racines. Au Domaine des vignes d'Obertor, elle travaille sous les ordres de l'impitoyable Grete, la digne petite-fille de Ruth, qui y autrefois régnait en souveraine. Des liens très forts se sont noués entre Ruth et Grete pendant la bataille pour la libération de Colmar en 1945.
    Malgré les beautés de la région et son amour pour le Kaefferkopf, " perle du vignoble alsacien ", Flora pourrait désespérer. Heureusement, des amis veillent sur elle. A mesure que passent les mois, le mystère s'épaissit au domaine. Qui est réellement Grete, la maîtresse des lieux ?
    Entre ces deux femmes que tout oppose mais qu'un rien pourrait rassembler, la guerre est déclarée, violente, passionnée, sous le regard de Clément, l'enfant de Grete. Or, ce garçon trop sage et silencieux connaît la vérité...

    1 autre édition :

  • 1857, en Lorraine. Après la disparition mystérieuse du  fermier qui l'employait, un homme brutal qui abusait d'elle,  Émilienne part rejoindre sa cousine Henriette, ouvrière aux  salines de Dieuze. Malgré la gentillesse d'Henriette et de son  mari Eugène, mineur dans les puits salés, Émilienne peine  à surmonter le traumatisme des violences qu'elle a subies,  d'autant que la gendarmerie la soupçonne de ne pas être  étrangère à la disparition de son ancien maître.Au moment où elle s'autorise enfin à connaître l'amour avec  François, un jeune fermier, de terribles accusations obligent  Émilienne à se cacher. Contrainte de vivre séparée de son  mari, elle espère connaître le bonheur quand éclatera son  innocence. Mais elle a fait une promesse, lourde de sacrifices,  qui a déjà scellé son destin...
      Du Second Empire jusqu'à l'Exposition universelle de 1889  où les artistes lorrains, dont Émile Friant, seront récompensés,  Élise Fischer nous entraîne dans une Lorraine méconnue,  celle des salines et des travailleurs du sel, pour nous faire  vivre les joies, les douleurs, les passions de femmes droites  et fortes malgré les tourmentes de l'Histoire et l'adversité.

  • Paris 1953. Pauline Delaumont et Anne, sa soeur jumelle, décevant les vues de leur père, notable de Nancy, sont chanteuses dans un cabaret de la butte Montmartre. Leur spectacle fait recette mais pas assez aux yeux de leur propriétaire qui, pour mieux rançonner la clientèle, exige qu'elles le pimentent de numéros de strip-tease. Elles décident alors d'ouvrir leur propre établissement  : ce sera Le cabaret des deux hirondelles à Saint-Germain des Prés. Elles peuvent compter sur le soutien amical des artistes les plus en vue  : Mouloudji, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Stéphane Grapelli...
    Tout se présenterait au mieux pour les jumelles sans la menace que fait peser sur elles une abominable campagne de calomnies. Qui, dans l'ombre, les poursuit de sa haine  ?
    Quand les masques tomberont, il n'y aura pas assez de l'amour de leur nombreuse famille nancéenne pour panser les blessures et réparer les destins brisés...
     

  • Des coups de coeur aux coups au ventre, Lena a tout vécu. C'est en prison, accusée de la mort d'un mari tyrannique, qu'elle libère les mots et les souvenirs de sa vie tumultueuse marquée par l'exil, l'univers du cirque, une passion amoureuse et la violence conjugale. Un roman poignant qui met en lumière une cause toujours de triste actualité. 1960. Dans sa cellule de la prison de Nancy, Lena attend, sans illusions, l'issue de son procès. 1960, Nancy. Dans sa cellule de prison, Lina attend sans illusions l'issue de son procès. C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, soeur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René... Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir...

  • A travers la vie de Matthieu Thuillier, souffleur de verre à Nancy, Les Alliances de cristal sont un hommage rendu à la Lorraine et à son art de vivre.

    « Confortablement installé dans le petit salon, Jacques Belmont venait de prendre son café et entendait bien lire en toute quiétude la Revue lorraine des artistes. Il se réjouissait de ce qu´on parlait de plus en plus de Nancy à propos des oeuvres d´art produites par cette ville toujours en quête de beauté. Les expositions se succédaient, tant à Paris qu´en Europe et même en Amérique, où les artistes lorrains étaient représentés. Leur art était apprécié et les récompenses ne manquaient pas. » A Nancy, Matthieu Thuillier exerce très jeune en tant qu´apprenti dans la verrerie Daum. Peu à peu, il connaît toutes les chaînes de fabrication. Il côtoie les plus grands artistes et artisans d´alors, ceux qui, rassemblés dans l´Ecole de Nancy, sont le fer de lance de l´Art nouveau.

    Au cours de l´Exposition universelle de 1900 à Paris, Matthieu s´éprend de la fille d´un verrier, Emélie, mais c´est auprès de Lucie Kessler qu´il connaît une folle passion. Au lendemain de la Grande Guerre, Matthieu revient travailler chez Daum au service commercial. Sa vie s´achève sur un stupide accident de voiture. Mais si Gallé, Daum et les autres ne sont plus, la passion subsiste. Par la grâce de deux alliances de cristal qu´avait conçues Matthieu, ses héritières vont se retrouver en 1969 dans la cristallerie Daum.

  • Le bouleversant destin d´une couturière lorraine au pied de la Colline de Sion au lendemain de la guerre de 1870. « Ne crois-tu pas que Marie-Victoire a assez souffert du qu´en dira-t-on ? Une fille mère montrée du doigt qui a accouché dans la solitude et a dû fermer son atelier... » 1919, en Lorraine. Quand Henri, électricien à la brasserie de Vézelise, annonce son désir d´épouser Marguerite, la réaction hostile de son oncle Charles surprend tout le monde. Que Marguerite soit un peu plus âgée que lui ne saurait constituer un obstacle sérieux à la réussite de leur couple. Sa mère, Marie-Victoire, soeur de Charles, est morte alors qu´il avait quatre ans. Il est né de père inconnu. Plus encore que sa grand-mère, c´est Charles qui l´a élevé avec un amour paternel. Pourquoi s´oppose-t-il soudain à son bonheur ?  Cette question lancinante ne trouvera de réponse que bien des années après, lorsqu´Henri découvrira les circonstances de sa naissance dans le journal intime de sa mère, petite couturière entreprenante et courageuse, prise au piège de sa sincérité et victime de l´opprobre dont les filles mères en ces temps-là étaient accablées.

  • Après Le Rêve de la Grenouille, rêve tourné vers la Russie des tsars, à la poursuite d´une tante exotique, gouvernante à la cour de Russie, la fillette qui se méfiait de l´autre sexe grandit...

    «- Une femme libre est celle qui peut exercer le métier qu'elle a choisi, déclarait-elle. Ce à quoi Fine répondait au tac au tac :
    - A condition qu´elle tienne bien son ménage.
    Poulette grinçait des dents, haussait les épaules.
    - Il n´y a pas que le torchon et la poussière à faire disparaître dans la vie. D´ailleurs, pour ce qui est de la poussière nous y retournerons. En attendant, il est tout de même préférable de faire ce que l´on aime. Faire ce que l´on aime... Elle avait raison, ma Poulette de maman.» La suite des tribulations initiatiques de la Grenouille : sa passion pour le théâtre, son engagement dans le scoutisme, ses révoltes qui lui font rencontrer d´autres jeunes gens, ses tentatives d'émancipation face à une mère omniprésente, et ce petit coeur qui ne demande qu´à battre s´emballe... C´est l´époque de la guerre d´Algérie et la Grenouille trouve soudain sa voie en écoutant un reportage sur Radio Luxembourg. Plus tard, elle n´écoutera pas les événements, elle sera « dans les événements », au coeur de ceux-ci. Ainsi, elle rêve d'aller jusqu´en URSS pour interviewer Krouchtchev, ainsi fouler le sol cher à sa tante de Russie.
    En attendant vive les célébrations du bicentenaire du rattachement de la Lorraine à la France où un bel amoureux l´attend à la Pépinière, non loin de la place Stanislas à Nancy. La Grenouille veut vivre...

  • "Votre père a eu une rupture d'anévrisme. Je l'ai opéré.." Annonce terrible d'un chirurgien qui croit dire l'essentiel. Techniquement, c'est vrai. Et après ? La ruée vers l'hôpital, l'attente, le monologue épuisant auprès du corps inerte d'où sortent les tuyaux et dont on ne sait s'il entend.
    Elise Fischer recrée cette mosaïque de sentiments d'une fille pour son père qui meurt. Sans fioritures. Elle se souvient, elle imagine, elle reconstitue et fait face aux mille impératifs du quotidien, celui de la journaliste qui doit lire, écrire, commenter, rassurer, choisir. Entre le rire et les larmes. En écoutant la musique inépuisable d'une nature découverte aux côtés du père, ce "manant" qui lit Zola et récite Hugo, ce "rouge" pour qui Dieu n'est peut-être pas tout à fait mort et qui a toujours su que "les pommes seront fameuses cette année"...

    Elise Fisher est journaliste à Bayard Presse. Elle a été longtemps productrice et animatrice de radio et est l'auteur de trois ouvrages chez Fayard : Les enfants de l'apartheid, Feu sur l'enfance et La colère de Mouche.

  • Au XVIIIe siècle, dans le duché de Lorraine, Manon trouve dans l'art naissant de la faïence de Lunéville une passion pour calmer le traumatisme de son enfance.

    " Manon avait envie de croire la duchesse. Un immense besoin de se reprendre à espérer. L'hiver s'était installé sur les duchés de Lorraine et de Bar et sur toute la France. Une fine pellicule de neige recouvrait les bosquets qu'elle regardait depuis les immenses baies de Nicolas Renard. Secrètement, elle le pria de protéger François et de lui venir en aide. Elle s'adressa aussi à ses parents, à Pieter, à Victorine. Tous lui manquaient en ces heures. " En 1712, dans le duché indépendant de Lorraine, Manon est l'unique rescapée d'un terrible massacre. On l'a épargnée au prix d'une horrible mutilation : sa langue. La fillette grandit, muette et défiante, sous la protection du duc de Lorraine notamment. Seules deux passions l'animent : la faïence et la peinture. Un jeune homme mystérieux veille sur elle. Ils s'aimeront. En 1725, Mariza naît de leur union mais à la suite à une forte fièvre, Manon meurt laissant à sa fille une lettre où elle raconte son histoire, les secrets de sa filiation mais aussi les complots qui se tramaient contre le duc. L'heure de la vengeance a sonné.
    Le roman s'achève lorsque le duché de Lorraine devient français en 1766 et la fabrique de faïence de Lunéville plus prospère que jamais.

  • Dans une mine qui vit ses dernières années, Blanche, jeune infirmière, va trouver aux côtés des gueules noires de Lorraine la paix et l'amour dont elle a été privée. Un roman dédié à la dernière mine de charbon de Lorraine. Depuis que Blanche a quitté la Lorraine et le pays minier pour Paris, elle n'a plus donné signe de vie. Quinze ans ont passé. A l'hôpital des grands brûlés où elle travaille, Blanche croise un jour sa mère Renate qui lui apprend que son père est mourant. Si la colère est toujours aussi vive chez Blanche, elle a pitié de la douleur de sa mère. Quel secret lie ces deux femmes ? Auprès de son père, l'heure est aux confessions. Kurt lui raconte l'arrivée de ses parents allemands en Lorraine, puis sa rencontre avec Renate, fille de réfugiés italiens. Il lève ensuite le voile sur la blessure qui a poussé Blanche à tout quitter. C'est alors que survient une catastrophe au puits Simon à Forbach. Bouleversée, Blanche met ses compétences professionnelles au service des siens. Momentanément, clame-t-elle, car trop de révolte coule encore dans ses veines pour renouer avec une terre qui l'a à jamais meurtrie. Pourtant, au fil des jours, par-dessus les chevalements de la mine qui vit ses dernières années, Blanche va cheminer aux côtés des gueules noires de Lorraine dont elle est le soleil. Trouvera-t-elle la paix du coeur et, qui sait, l'amour dont elle a été privée ?

  • La prof de français a décidé de faire visiter le Village du Livre de Fontenoy-la-Joûte à toute la classe de troisième. Belle journée en perspective pour Théo et ses copains ! Ils pourront découvrir les métiers du livre.

    Mais imaginez leur terreur à l´arrivée du bus : on vient de découvrir, baignant dans la fontaine du village, le corps d´un homme assassiné de manière barbare ! Sa gorge est hérissée de plumes sergent-major.

    Théo, Maxou et les jumelles sont anéantis : cet assassinat s´est exactement produit comme ils l´avaient imaginé dans leur devoir de français...


    Roman bilingue français/anglais 

  • De retour à Nancy, sa ville natale, Anne, la trentaine, tente de comprendre sa mère qui n´a jamais su la protéger. Son passé resurgit, brutal et dévastateur, par le biais de documents cachés...

    «Je fus une enfant sage et, devenue adulte, malgré les tourments de la vie, je pris soin de mettre en pratique le commandement : ton père et ta mère, tu honoreras.
    Tu auras été une bonne fille, malgré tout, lâchait parfois mère dans un soupir qu´elle voulait réconfortant. Mais la solitude est douloureuse quand on a pris l´habitude d´avoir quelqu´un qui décide et assume tout au foyer, poursuivait-elle les yeux dans le vague.
    Que répondre ? J´étais, selon ses dires, la plus apte à la soutenir. Sans doute parce que j´étais une fille... Ah, la complicité mère-fille qu´elle appelait de tous ses voeux, tandis que Pierre, mon jumeau, devait, comme tout homme fort, devenu chef de famille, veiller au bien-être des siens.» En 1975, choquée, dévastée, Anne, dix-huit ans, attrape le premier train pour Paris et jure de ne jamais remettre les pieds en Lorraine. Mais, vingt ans plus tard, sa mère se meurt et, par devoir, elle revient à son chevet, à Nancy.

    C´est alors que, dans les couloirs de l´hôpital, son passé resurgit au détour d´une phrase anodine : « On se retrouvera. » Installée provisoirement chez sa mère, elle découvre un dossier fait de lettres et de coupures de journaux. Des affaires laides, sordides, qui amènent Anne à s´interroger sur sa mère agonisante. Qui était-elle ? Que cachait-elle ? Quels liens secrets l´unissaient à cette amie d´enfance et à son fils Serge, un obsédé, un monstre ?

    Comment expliquer le silence d´une mère qui n´a pas su, pas pu ou pas voulu protéger sa fille ?





    .

  • Une journaliste lorraine exhume le passé fabuleux d'une lointaine tante, femme hors du commun, qui vécut à la cour du tsar Nicolas II, auprès de la princesse Anastasia, et côtoya Raspoutine...

    " Et vogue le navire fou depuis la petite maison de vigneron de Lucie jusqu'à la cour impériale de Russie en passant par l'orphelinat et la belle maison bourgeoise près de la place Stanislas. Il sera cette petite Russie près de la rue Daru, les espoirs et les désespoirs de Lucie, son berceau et son tombeau. A nous deux, Lucie, raconte-moi ta vie, berce-moi de tes rêves. " A la faveur d'un reportage sur la Pâque orthodoxe, rue Daru à Paris, Lise se voit offrir un livre, et quel livre ! Ma vie à la cour du tsar, récit d'une lointaine et mythique tante, " la tante de Russie ", sur laquelle depuis ses premières années nancéennes Lise projette ses rêves d'enfant. Ainsi Lucie, la fameuse aïeule, raconte comment en 1899, bien qu'issue d'un milieu très modeste, elle quitte Nancy pour la cour du palais de Saint-Pétersbourg où elle officiera comme gouvernante en charge de l'éducation des princesses ; elle voit naître le tsarévitch, qui ne montera jamais sur le trône, côtoie Raspoutine et vit une passionnelle histoire d'amour avec le chef des cosaques du Don. Jusqu'à ce que, loin des privilèges et des ornements des palais, les premières grèves de la faim fassent résonner les cris d'un peuple en colère. La révolution est en marche.
    Lucie doit quitter cette Russie qu'elle aimait tant, emportant avec elle ses regrets immenses et ses souvenirs émerveillés.

  • Villa sourire

    Elise Fischer

    Nancy, 1913. Malgré ses accès de sévérité, Philippe Delaumont, professeur en pharmacie, est un époux aimant, un père tolérant. Il a laissé sa cadette partir étudier aux Beaux- Arts à Paris où elle ne cache pas avoir noué une idylle avec un peintre italien. Quant à son aînée, Marie-Amélie, il ne s´est pas opposé à ce qu´elle devienne médecin, ce qu´il juge pourtant peu convenable pour une fille de bonne famille. Ardent patriote, il serait sans doute moins ravi d´apprendre la tendre amitié unissant Marie-Amélie à un ami allemand de son cousin Rodolphe, qui vit à Metz de l´autre côté de la frontière. Mais Rodolphe lui-même vient s´installer à Nancy pour travailler comme journaliste et affirme que l´heure est à la réconciliation entre les ennemis d´hier.
    C´est sans compter avec l´implacable engrenage de la grande histoire. En quelques mois l´Europe bascule dans la guerre. Nancy est en première ligne. La famille Delaumont est emportée dans un cataclysme qui brisera les rêves de bonheur, n´épargnera ni les corps ni les coeurs, mais n´éteindra jamais l´espoir...
    À travers le destin d´une famille lorraine extraordinairement attachante, Élise Fischer brosse une fresque vibrante de la France dans la Grande Guerre et nous livre une magnifique réhabilitation du rôle décisif des femmes jusqu´au coeur de l´horreur.

  • Le 23décembre 1933, Marie Laumont, jeune cantatrice nancéienne, prend le train du retour après un récital à Paris. Au kilomètre 25, c'est la catastrophe: son train est percuté par un autre rapide et déraille. Avec des dizaines d'autres passagers, Marie est prise au piège de l'amas de ferraille. Très vite, les sauveteurs comprennent qu'il faudra une grue pour lever la locomotive sous laquelle se trouvent prisonnières la jeune femme et la petite Suzette. L'attente est interminable. Un médecin, Jacques, maintient le contact avec Marie, essaie de la réconforter. Célibataire endurci, hanté par le sentiment de sa culpabilité dans la mort tragique de sa mère, l'ancien chirurgien de la Grande Guerre n'a rien de commun avec la toute jeune femme luttant pour sa survie. Pourtant, l'épreuve terrible que traverse Marie ravive ses propres traumatismes, au risque de le faire sombrer dans le désespoir. Et si au contraire cette catastrophe était l'occasion pour lui d'oser l'avenir et d'exorciser ses démons? Journaliste, productrice et animatrice de l'émission littéraire Au fil des pages sur RCF, romancière fidèle à ses attaches lorraines, Élise Fischer a composé avec L'Étrange Destin de Marie un bouleversant roman, un hymne à la vie.

  •  0500La Route, c´est un drôle d´univers, quelque part entre Nancy et campagne, les demeures bourgeoises et les commerces d´un côté, les maisons populaires et les lavoirs de l´autre, une gare de triage à un bout, la brasserie de Champigneulles en face. Mais La Route, c´est avant tout le paradis de Lise, « la Grenouille », qui grandit là, dans l´amour des siens, très modestes, tiraillée entre une mère fantasque et une grand-mère autoritaire. Les mystères de la vie interpellent la fillette sans cesse à l´affût d´expériences, de mots savants et de révélations à propos d´une lointaine tante paternelle, tellement exotique, car « russe ».Une décennie d´enfance drôle, douce et colorée, d´où émergent de savoureux portraits au féminin et un formidable appétit de vivre.0300La jolie chronique d'une vie de famille modeste en Lorraine, dans les années 1950 et 1960.La Route, c´est un village lorrain avec d´un côté les riches, les commerces, les cafés, et de l´autre les ouvriers des cités, des petites gens pas forcément malheureux mais obligés de cohabiter pour la plupart dans la promiscuité de leur deux-pièces. Promiscuité, en voilà un mot étrange pour Lison dite « La Grenouille ». Du haut de ses dix ans et quelque, elle s´interroge sur le petit monde qui l'entoure. Entre sa mère, la Poulette, qui en dépit de sa modeste condition n´en est pas moins érudite, et surtout pas une femme au foyer conventionnelle, sa redoutable grand-mère la Fine, « capitaine du navire familial », sa soeur, la jolie Fouine, son père, ouvrier rallié aux valeurs du communisme ambiant, et les nombreux autres parents « satellites », la Grenouille, fine observatrice, grandit dans l´amour des siens et s´initie à la vie - notamment en épiant les femmes du village au lavoir -, aux jeux de l´amour, aux secrets des grandes personnes, à la culture, à la connaissance. En cette fin des années 1950 et début 1960 défilent les instants forts d´une enfance lorraine douce et colorée, d´où émergent trois savoureux portraits de femmes de générations différentes : la fille, la mère et la grand-mère.

  • Près de Strasbourg, une jeune femme enquête sur le passé complexe de sa famille, les Bergklauss : une généalogie en terre alsacienne.0500 0300Dans un petit village près de Strasbourg, Clémence renoue avec ses racines alsaciennes et, en promesse à sa mère décédée, tente de démêler les secrets d´un drame qui a ébranlé toute sa famille.
    A Muhlzwiller, sur les bords de l´Ill, Clémence s´installe dans une maison à restaurer, maison qui jouxte l´ancienne demeure de sa famille. En découvrant par hasard de vieilles lettres cachées, Clémence ne se doute pas jusqu´où secrets de famille, amours interdites, drames de la guerre, ambition et passion de la musique ont pu s´entremêler et conduire au destin tragique des siens, les Bergklauss... et celui de leurs voisins d´alors, les Wendersheim. Mais ses recherches renvoient aussi Clémence à sa souffrance profonde : sa vaine relation avec sa mère, chanteuse lyrique, distante et sans égard pour elle. Un long parcours initiatique qui révèlera à la jeune femme ses véritables origines, son amour absolu pour l´Alsace et ses sentiments à l´égard d´un médecin strasbourgeois.

empty