Emmanuelle Grundmann

  • L'huile de palme : si tout le monde en parle, personne ne sait très bien quoi faire à son sujet. Pourtant, les chiffres sont parlants : un tiers de nos importations de produits alimentaires contiennent de l'huile de palme, et ce chiffre est en constante augmentation. La conversion de forêts tropicales en plantations entraîne la disparition de 50 % à 70 % des espèces qui les habitent. Devenir consom'acteur, oui, mais comment ? En premier lieu, cet ouvrage fournit les clés de la connaissance : pourquoi et à quel prix l'huile de palme s'est-elle à ce point imposée ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Pourrait-elle être remplacée ? Forts de ce savoir, nous pouvons alors faire nos propres choix, chacun à notre rythme et à notre mesure. Reprendre du pouvoir, en somme, sur nos vies, au travers de ce que nous achetons, consommons et soutenons.

  • Difficile d´échapper à l´huile de palme : elle est omniprésente dans les aliments issus de l´industrie agroalimentaire - biscuits, friandises, pâtisseries, lait en poudre, condiments, plats cuisinés, glaces, pizzas - ainsi que dans de nombreux autres biens de consommation courante comme les cosmétiques et les agrocarburants. Pourquoi ? Parce que ses propriétés mécaniques et thermiques lui garantissent une onctuosité à toutes températures qu´aucune autre matière grasse végétale ne peut égaler.Et ses propriétés nutritives ? Elles sont mises en cause de façon insistante par de nombreuses ONG et agences pour la protection de la santé publique du fait de sa haute teneur en acides gras saturés, synonyme d´obésité chez les consommateurs ayant peu accès aux produits frais.Et ce n´est peut-être pas le plus grave. La culture intensive du palmier à huile, une plante originaire d´Afrique, est si lucrative qu´elle a envahi toute la ceinture tropicale de la planète, avec des effets ravageurs sur les biotopes, la biodiversité et les populations autochtones. En Indonésie, en Malaisie, en Afrique centrale ou en Amérique latine, on défriche des millions d´hectares de forêt primaire pour y substituer des plantations immenses de palmiers à huile tirés au cordeau. Souvent à la faveur de gouvernements corrompus, les fournisseurs locaux des multinationales agroalimentaires exploitent ces terres en faisant appel à une main-d´oeuvre bon marché, paupérisée par la ruine de leur mode de subsistance traditionnel.Le sujet est quasi tabou : les « agros » et leurs lobbyistes veillent et n´hésitent pas à assigner les journalistes trop curieux ou trop critiques, tant le « business » de l´huile de palme est sensible aux opinions des consommateurs. Emmanuelle Grundmann nous livre la première enquête documentée, rigoureuse et impartiale sur ce nouvel or « vert ». Elle fait le tri entre les vérités et les mensonges qui polluent le débat depuis plus de vingt ans, et ce travail réserve au lecteur bien des surprises.

  • L'incroyable histoire vraie de Sirocco le kakapo, utilisé comme emblème des siens, une espèce rare de perroquets très attachants de Nouvelle-Zélande dont il reste moins de 200 membres. 

  • À l´heure où l´homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s´aperçoit également, peut-être trop tard, qu´il en est l´ennemi mortel et que sans elle il ne pourra pas survivre. La sixième extinction de masse est en cours, mais cette fois-ci, le principal responsable se nomme Homo sapiens. Tout a basculé au moment de la révolution néolithique, il y a de cela 12 000 ans. Devenus sédentaires, nous avons commencé à nous multiplier, à domestiquer les animaux et les plantes et à modeler la nature suivant nos besoins. Puis tout s´accéléra lorsque surgirent en un éclair la révolution industrielle, la colonisation, la poussée démographique des XIXe et XXe siècles et la mondialisation. C´est à un pillage en règle des ressources naturelles que nous assistons aujourd´hui, au profit d´une économie devenue l´unique chef d´orchestre de notre existence. Mais la nature ne l´entend pas de cette oreille : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prémisse indispensable à la production des céréales, des fruits et des légumes ? Sans les poissons et autres crustacées, où des millions d´hommes trouveront-ils les protéines animales indispensables à leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos déchets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, où trouverons-nous les médicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionné, didactique et poétique à la fois, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde. Dès lors, c´est notre propre extinction qui sera programmée. Et si, comprenant enfin la véritable valeur de la biodiversité, nous pouvions encore inverser le cours des choses ?

  • " Je m'installai dans l'hélicoptère et m'apprêtai à vivre la magie de la forêt tropicale d'un autre point de vue. La canopée, véritable toit du monde végétal, se dévoila à mesure que nous nous élevions dans le ciel bleuté. Ici et là émergeaient, comme des sentinelles isolées, des arbres majestueux, sur les branches desquels je pouvais apercevoir, en plissant un peu les yeux, un calao faisant une courte escale dans sa traversée de l'océan végétal. Mais soudain, une fracture, une plaie béante, couleur sang, de terre mise à nu.
    Le royaume d'émeraude avait fait place à une singulière étendue géométrique, à un immense damier ocre et vert. Plus d'exubérance ni de fantaisie, mais ce même dessin, désolant, austère et monotone sur des kilomètres et des kilomètres. Le responsable : la culture extensive du palmier à huile. " Quand elle survole cette forêt agonisante de Bornéo, Emmanuelle Grundmann sait que la moitié des forêts tropicales ont déjà été rasées par l'homme. Et que, chaque année sur l'ensemble du globe, ce sont environ treize millions d'hectares de forêts qui disparaissent, victimes des haches, tronçonneuses, bulldozers et feux non accidentels.
    Hier le caoutchouc, aujourd'hui l'huile de palme. Ici les crevettes, là la pâte à papier. Depuis toujours, les ressources de la forêt excitent la convoitise des hommes, qui la pillent, la détruisent, la polluent, en exterminent les espèces animales et en chassent les communautés autochtones, pour le plus grand profit de quelques-uns.

    Ces forêts qu'on assassine est un livre de combat, qui dénonce les conséquences catastrophiques de cette déforestation galopante. Les responsables de ce carnage (entreprises, hommes politiques, institutions internationales) y sont rudement interpellés.

    Les forêts sont les poumons de la planète. Aujourd'hui, elles sont rongées par un cancer mortel dont nous, les hommes, portons l'entière responsabilité.
    Espérons que ce livre contribuera à nous ouvrir les yeux et à stopper le massacre avant qu'il ne soit trop tard.

    Ce livre a été imprimé sur du papier 100% recyclé.

  • Plantes et animaux se parent de figures géométriques. Simple effet de mode ? Bien au contraire ! Ces figures apportent de nombreux avantages : camouflage, aérodynamisme ou tenue de parade... et sont le résultat d'une longue sélection naturelle et de contraintes physiques. Mêlant habilement biologie et poésie, texte et illustrations dialoguent pour révéler ce fascinant pacte entre la nature et les mathématiques.


  • Aucune famille de mammifères n'est aujourd'hui plus menacée que celle des grands singes. Les populations de gibbons, gorilles, orangs-outans, bonobos et chimpanzés déclinent à un rythme effréné, au fur et à mesure de la destruction de leur milieu

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