Esther Benbassa

  • A l´orée d´une campagne présidentielle qui sera marquée par les débats sur l´identité nationale, l´intégration et l´immigration, Esther Benbassa, auteur cosmopolite, fille d´immigrés amoureux de la France et intellectuelle de haut vol, s´insurge et prend parti. Dans ce livre coup de poing et vivant, elle nous réconcilie avec une France historique inspirée par les véritables valeurs républicaines. Elle a la légitimité, le verbe, l´esprit et la plume pour clouer le bec à plus d´un. Traduite dans de nombreux pays, lauréate du Prix Françoise Seligmann contre le racisme, Esther Benbassa est notamment l´auteur de Être juif après Gaza (cnrs Editions, 2009), Histoire des Juifs de France (Seuil, 1997) et La Souffrance comme identité (Fayard, 2007).

  • Qu´est-ce qu´une « minorité » ? Un groupe numériquement faible que sa religion, son origine ethnique, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle distingue de la population dite majoritaire, et expose à des discriminations d´ampleur et de nature variables. En France, le mot renvoie plus spécifiquement à tous ceux que l´on continue de percevoir comme étant « issus de l´immigration », quand bien même ils seraient français depuis plusieurs générations.
    « Visibles » lorsqu´elles dérangent, ces minorités deviennent curieusement « invisibles » dès qu´il s´agit de représentation politique.
    En intégrant les « minoritaires » au jeu politique, les partis trouveraient à la fois le moyen d´emporter l´adhésion active de populations traditionnellement négligées et l´occasion de conformer leur pratique à leurs idéaux affichés pour dégripper enfin l´ascenceur social.
    S´en tenant au constat que ces populations, au fond, ne votent pas, ou guère, beaucoup de politiciens se montrent finalement peu soucieux de les inciter à le faire, alors que le vote est la première expression d´une citoyenneté responsable.
    Réunissant les analyses des meilleurs spécialistes européens et américains de la question, ainsi que les témoignages d´acteurs politiques français, cet ouvrage de référence aborde le fait minoritaire dans une perspective comparatiste, pour mieux en saisir les enjeux et mettre à mal les préjugés et les peurs qui l´entourent, en particulier dans un contexte de forte poussée national-populiste.

  • Le débat public paraît plus que jamais dominé par une " géographisation " simpliste des problématiques territoriales et par une idée erronée, quoique répandue, selon laquelle le " périurbain " serait inéluctablement un bassin de relégation et un réservoir du vote FN.

    Le débat public paraît plus que jamais dominé par une " géographisation " simpliste des problématiques territoriales et par une idée erronée, quoique répandue, selon laquelle le " périurbain " serait inéluctablement un bassin de relégation et un réservoir du vote FN.

    Or pour ouvrir la voie à une action véritablement efficace, en une période où le super-territoire, la Métropole, semble être devenu le nouveau sésame de l'intégration, il faut analyser " fractures " et " relégations " avec quelque rigueur. Et surtout ne pas se contenter de recycler l'opposition ville/campagne pour s'en tenir à une vision binaire et statique occultant un monde à la fois plus complexe et plus dynamique. Déjà faudrait-il se mettre d'accord sur le sens des mots employés pour en parler. Qu'entend-on finalement par " périurbain " ou encore par " banlieue " ? Y a-t-il derrière ces mots des réalités stables et homogènes ? Il est permis d'en douter. De fait, seule l'articulation de nouveaux concepts, évoquant des formes de vie plutôt que de simples ancrages territoriaux, paraît en mesure de décrire toutes les mobilités à l'œuvre.

    Réunissant acteurs de terrain et chercheurs, cet ouvrage tente un diagnostic, évalue les actions déjà engagées et formule des propositions. En une période de refonte de la politique de la ville et de réforme territoriale, l'enjeu d'une telle approche croisée, intégrant les questions sociales, économiques et environnementales, paraît crucial.

    Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias animent tous les deux depuis 2005 " Le Pari(s) du Vivre-ensemble ".

    Photographies de Luc Boegly.

  • Le débat public paraît plus que jamais dominé par une " géographisation " simpliste des problématiques territoriales et par une idée erronée, quoique répandue, selon laquelle le " périurbain " serait inéluctablement un bassin de relégation et un réservoir du vote FN.

    Le débat public paraît plus que jamais dominé par une " géographisation " simpliste des problématiques territoriales et par une idée erronée, quoique répandue, selon laquelle le " périurbain " serait inéluctablement un bassin de relégation et un réservoir du vote FN.

    Or pour ouvrir la voie à une action véritablement efficace, en une période où le super-territoire, la Métropole, semble être devenu le nouveau sésame de l'intégration, il faut analyser " fractures " et " relégations " avec quelque rigueur. Et surtout ne pas se contenter de recycler l'opposition ville/campagne pour s'en tenir à une vision binaire et statique occultant un monde à la fois plus complexe et plus dynamique. Déjà faudrait-il se mettre d'accord sur le sens des mots employés pour en parler. Qu'entend-on finalement par " périurbain " ou encore par " banlieue " ? Y a-t-il derrière ces mots des réalités stables et homogènes ? Il est permis d'en douter. De fait, seule l'articulation de nouveaux concepts, évoquant des formes de vie plutôt que de simples ancrages territoriaux, paraît en mesure de décrire toutes les mobilités à l'œuvre.

    Réunissant acteurs de terrain et chercheurs, cet ouvrage tente un diagnostic, évalue les actions déjà engagées et formule des propositions. En une période de refonte de la politique de la ville et de réforme territoriale, l'enjeu d'une telle approche croisée, intégrant les questions sociales, économiques et environnementales, paraît crucial.

    Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias animent tous les deux depuis 2005 " Le Pari(s) du Vivre-ensemble ".

    Photographies de Luc Boegly.

  • Dans le sillage des attentats de janvier 2015, la nuit tragique du 13 novembre a fait basculer la France dans une ère de violence, de deuil et d'anxiété. Dans un enchaînement de catastrophes, le pays paraît s'enfoncer lentement dans le chaos. Une secousse qui bouscule aussi les êtres, jusque dans leurs retranchements, faisant remonter les vécus enfouis qui se confondent parfois avec ceux des hommes et des femmes fauchés par les balles des terroristes. Qui donc étaient ces morts? Leurs histoires interpellent les nôtres, les associant à celle de toute une nation en panique.Une femme venue d'ailleurs essaie de relire ce qui est arrivé à l'aune de ses errances passées, avec empathie, dans ses nuits désormais blanches. Elle croise les vies, les lieux, les époques, les libertés évanouies, la politique en berne, et refuse obstinément de céder au désespoir ambiant. Elle descend dans ses propres décombres pour redonner un peu de vie à ces morts dont l'ombre a pesé de tout son poids sur les événements des mois qui ont suivi. Célébration de la liberté, ce récit est aussi un regard sur le monde d'où la vie, malgré tout, sort victorieuse.

  • Violences sexistes et sexuelles en politique

    "Notre quotidien, au Parlement, c'est d'être interrompues de manière intempestive, de subir en bruit de fond les bavardages et parfois les moqueries, de ne pas être écoutées. Prendre la parole pour dire que nous ne voulons plus subir les violences sexistes ou sexuelles que certains hommes nous infligent : voici l'urgence."

  • « L'urgence, pour les juifs, pour les musulmans, mais aussi pour le pays lui-même, est aujourd'hui à retisser les liens, à renouer le dialogue, en renonçant aux faux-semblants, aux paroles creuses, à la bonne volonté de pur affichage. À dire - à se dire - les choses avec franchise et dans le respect mutuel. Avec un objectif immédiat, qui est le vivre-avec. Sans renoncer pour autant à un autre, plus lointain mais plus ambitieux, faire société au-delà de ce qui nous sépare »

  • Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent. Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient. Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation. L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

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