Frédéric Monneyron

  • De Don Juan à Mick Jagger, Frédéric Monneyron met au jour des constantes dans la multiplicité des visages du séducteur, notamment l'effémination manifeste, à la limite de l'homosexualité, et la disparition de la femme, réduite à une abstraction par la répétition de la conquête. Réflexion sur les genres, cette brillante analyse d'un éros masculin qui se voudrait irrésistible montre que, pour vaincre le « deuxième sexe », celui qui séduit doit lui-même accepter d'être vaincu, et céder souvent à sa propre féminité.

  • L'ouvrage tente de réponde à un certain nombre de questions : Quelle est l'importance du vêtement dans la construction identitaire, individuelle ou collective ? Pourquoi est-il si largement absent du champ de l'interrogation psychanalytique ? Quelle peut être sa fonction dans la création littéraire et artistique ? En quoi ses représentations peuvent-elles aider à appréhender l'état d'une société. Est-il possible de mettre en place une théorie du vêtement à la mode ?

  • Mouvement de pensée propre au XIXe siècle, plutôt corpus de fables et de spéculations diverses et souvent contradictoires que doctrine cohérente, le racialisme, s'il ne détermine peut-être pas directement des pratiques racistes, a mis en place des scénarii qui, loin de s'être évaporés avec le siècle, ont imprégné durablement l'imaginaire occidental et continuent de peser sur nos représentations actuelles. C'est déjà parce qu'il se présente comme une construction mystico-scientifique, qu'il a sans doute mis du temps à devenir un objet d'étude vraiment sérieux pour les historiens.

  • La mode, en tant que concept et phénomène social, est une création occidentale ; elle est, en outre, intimement liée à l´avènement, exclusivement occidental lui aussi, de sociétés fondées sur l´individu, qui se substituent progressivement aux sociétés traditionnelles, fondées elles sur le groupe ou la société tout entière. À partir de ce constat, Frédéric Monneyron propose une double réflexion, et d'une belle profondeur. D'abord sur les évolutions de la mode : il examine minutieusement ses origines socio-culturelles et son devenir jusqu'à nos jours, explore les divers contextes dans lesquels elle s'épanouit, analyse ses rapports avec les aspirations populaires, bref, dévoile l'ensemble des processus complexes qui gouvernent la pluralité des modes. Ensuite sur les évaluations de la mode : en effet, il en vient à étudier le discours qui cherche à évaluer les caractéristiques essentielles de la mode, en interroge le sens et la fonction. C'est ainsi que l'on découvre la philosophie du vêtement de Balzac, les réflexions sur l'élégance de Barbey d'Aurevilly, les analyses de Baudelaire sur l'art - ou l'artifice ? - de la mode. Sans oublier les sociologues (Tarde, Durkheim, König, Bourdieu,...), les économistes (Veblen), les sémiologues (Barthes), et la perspective des femmes sur la mode (Hollander, Steele). Mais ne nous y trompons pas : cet essai n'a rien d'une compilation ; il participe d'une réflexion fondamentale sur la sociologie de la mode et suppose un renversement de perspective - lequel implique de « poser le vêtement non plus comme élément second, accessoire, mais comme élément premier, fondateur, déterminant les comportements individuels comme les structures sociales ; puis de considérer, position encore plus iconoclaste, que non seulement il ne suit pas l'histoire mais qu'il la précède et que c'est peut-être même en parlant chiffon que commence tout changement social d'importance »...
    Frédéric Monneyron Docteur d´État en science politique (Montpellier I) et docteur d´État ès lettres et sciences humaines (Paris IV-Sorbonne), Frédéric Monneyron est Professeur des Universités et enseigne la littérature générale et comparée à l´Université de Perpignan-Via Domitia et la sociologie de la mode à Mod´Art International, Paris. Il est également professeur invité dans plusieurs universités américaines et européennes et expert auprès de la Commission européenne à Bruxelles. Ses recherches s´inscrivent dans le cadre d´une sociologie de l´imaginaire et se donnent pour objet d´étude la sexualité et les relations entre les sexes, le vêtement, la mode et le luxe d´un côté ; l´Europe, l´idée de nation et l´idée de race d´un autre côté. Il est l´auteur d´une vingtaine d´essais traduits en plusieurs langues dont récemment Séduire, L´imaginaire de la séduction de Don Giovanni à Mick Jagger (PUF, 1997, rééd. 2000), La Nation aujourd'hui. Formes et mythes (L'Harmattan, 2000), La Frivolité essentielle. Du vêtement et de la mode (PUF, 2001, rééd. 2008 en Poche Quadrige), Mythes et littérature (PUF, 2002, avec Joël Thomas), L'imaginaire racial (L'Harmattan, 2004), La Mode et ses enjeux (Klincksieck, 2005), L'Automobile. Un imaginaire contemporain (Imago, 2006, avec Joël Thomas), La Sociologie de la mode (PUF, 2006), Sociologie de l´imaginaire (Colin, 2006, avec P. Legros, J.-B. Renard et P. Tacussel), Le Monde hippie. De l´imaginaire psychédélique à la révolution informatique (Imago, 2008, avec M. Xiberras), La Photographie de mode. Un art souverain (PUF, 2010), Au coeur des Etats-Unis. Mythes, imaginaires et fictions (Michel Houdiard, 2011), L´Idée de race. Histoire d´une fiction (Berg International, 2012) et Luxe (Michel de Maule, 2015 avec Patrick Mathieu). Il est en outre romancier et nouvelliste (Sans nom et autres nouvelles, 1999, Dossier diplomatique, Michel de Maule, 2014) et traducteur : A. K. Coomaraswamy, La philosophie chrétienne et orientale de l´art, Pardès, Edith Wharton, Voyage au Maroc, Gallimard-L´imaginaire et P.G. Wodehouse, Courtes histoires de golf, Michel de Maule.

  • L'imaginaire moderne de la séduction se concentre habituellement sur les figures de Don Juan, Casanova, Lovelace et Valmont qui, chacun à leur manière, définissent un certain nombre de codes éthiques et esthétiques qui régissent les relations entre les sexes. Toutefois, diriger son attention exclusivement sur ces séducteurs qui peuplent la haute littérature des Lumières impliquerait de limiter notre champ de vision et de compréhension : c'est pourquoi Frédéric Monneyron donne également toute sa place, dans cet essai, aux supports contemporains qui nourrissent cet imaginaire. C'est ainsi qu'il étudie, dans un premier temps, les éthiques de la séduction, où sont convoqués Don Juan, Casanova,..., à la faveur d'une lecture de la psychologie des personnages et de leurs stratégies de séduction, toujours mises en perspective dans leurs contextes littéraire, culturel et historique. Et nous allons de surprise en surprise, lorsqu'on découvre la diversité des manières qu'ont les séducteurs de pénétrer - non sans risque ! - la « nature » féminine pour arriver à leurs fins... Vient ensuite une analyse des figures de la séduction, avec en arrière-plan une véritable philosophie de la femme : ici, Frédéric Monneyron décrypte non seulement la figure équivoque du dandy, mais explore aussi les territoires énigmatiques du féminin. S'invitent ainsi le cinéma et ses acteurs, mais aussi les rock-stars (en particulier Mick Jagger) et les mannequins, pour illustrer la façon dont le séducteur intègre en lui le féminin dans son processus de séduction...

    Frédéric Monneyron Docteur d´État en science politique (Montpellier I) et docteur d´État ès lettres et sciences humaines (Paris IV-Sorbonne), Frédéric Monneyron est Professeur des Universités et enseigne la littérature générale et comparée à l´Université de Perpignan-Via Domitia et la sociologie de la mode à Mod´Art International, Paris. Il est également professeur invité dans plusieurs universités américaines et européennes et expert auprès de la Commission européenne à Bruxelles. Ses recherches s´inscrivent dans le cadre d´une sociologie de l´imaginaire et se donnent pour objet d´étude la sexualité et les relations entre les sexes, le vêtement, la mode et le luxe d´un côté ; l´Europe, l´idée de nation et l´idée de race d´un autre côté. Il est l´auteur d´une vingtaine d´essais traduits en plusieurs langues dont récemment Séduire, L´imaginaire de la séduction de Don Giovanni à Mick Jagger (PUF, 1997, rééd. 2000), La Nation aujourd'hui. Formes et mythes (L'Harmattan, 2000), La Frivolité essentielle. Du vêtement et de la mode (PUF, 2001, rééd. 2008 en Poche Quadrige), Mythes et littérature (PUF, 2002, avec Joël Thomas), L'imaginaire racial (L'Harmattan, 2004), La Mode et ses enjeux (Klincksieck, 2005), L'Automobile. Un imaginaire contemporain (Imago, 2006, avec Joël Thomas), La Sociologie de la mode (PUF, 2006), Sociologie de l´imaginaire (Colin, 2006, avec P. Legros, J.-B. Renard et P. Tacussel), Le Monde hippie. De l´imaginaire psychédélique à la révolution informatique (Imago, 2008, avec M. Xiberras), La Photographie de mode. Un art souverain (PUF, 2010), Au coeur des Etats-Unis. Mythes, imaginaires et fictions (Michel Houdiard, 2011), L´Idée de race. Histoire d´une fiction (Berg International, 2012) et Luxe (Michel de Maule, 2015 avec Patrick Mathieu). Il est en outre romancier et nouvelliste (Sans nom et autres nouvelles, 1999, Dossier diplomatique, Michel de Maule, 2014) et traducteur : A. K. Coomaraswamy, La philosophie chrétienne et orientale de l´art, Pardès, Edith Wharton, Voyage au Maroc, Gallimard-L´imaginaire et P.G. Wodehouse, Courtes histoires de golf, Michel de Maule.

  • Extrait
    Introduction
    La notion de luxe est une notion difficile. Le terme lui-même n’est pas sans favoriser quelques glissements de sens. En français, on l’a fait venir du latin lux, la lumière, et on lui a parfois donné pour dérivé luxuria, la luxure, voire le lucre, même s’il vient en fait de l’adjectif latin luxus, « mis de travers », d’où le mot luxation, et semble donc devoir signifier un excès dans la manière de vivre, le faste ou encore la débauche. Et ce qui est vrai en français l’est aussi dans d’autres langues. Si, maintenant, on oublie le mot et se tourne du côté du concept, les difficultés demeurent. D’une part, le concept implique un ensemble variable et fluctuant d’éléments constitutifs : le coût, la rareté, la beauté, l’unicité, la dépense, l’éternité, le loisir, le bien-être. D’autre part, il convoque des concepts connexes : goût, élégance, distinction ou raffinement qui, sans aider à sa définition, participent à sa manifestation. À l’imprécision du concept répond en outre la relativité de l’objet. Le luxe change en effet selon les époques et les civilisations et, quand bien même, pour une civilisation ou une époque donnée il montrerait une certaine stabilité, il est pour le moins travaillé par la subjectivité des individus, le luxe de l’un n’étant jamais tout à fait le luxe de l’autre.
    Renoncer aux définitions et se placer du côté de la pratique commerciale n’apporte guère plus d’assurance. Quand on s’emploie à distinguer entre les différents produits de luxe, les catégories varient en effet presque autant qu’il y a d’auteurs ou d’institutions. Que les classifications du comité Colbert, qui, depuis 1954, regroupe les principaux acteurs du marché et semblent pouvoir faire autorité, puissent, à l’occasion, être remises en question est très significatif de cette hésitation. Sans doute peut-on, d’une manière générale, repérer trois grands cercles : un premier de super-luxe avec la haute couture, la haute joaillerie, l’horlogerie de luxe, les œuvres d’art, l’argenterie, les palaces, les automobiles, les yachts, un second de valorisation sociale avec les foulards, le prêt-à-porter, les accessoires, les bagages ou les montres et un troisième de luxe de sensations et de plaisirs avec les parfums, les loisirs, la gastronomie et le sport. Toutefois, il reste que si « toute tentative de définition substantielle des produits de luxe ou de l’industrie du luxe – ainsi que le relevait en 1994 une enquête du CERNA commanditée par le Comité Colbert – capture sans aucun doute certaines caractéristiques de ces produits ou de cette industrie, (elle) est inopérante pour en délimiter de manière précise le périmètre ».
    Réfractaire à toute définition, hostile à toute classification, le luxe l’est donc à l’évidence. C’est qu’il est avant tout une affaire de représentations, et affaires de représentations collectives faut-il ajouter, car il ne suffit pas pour qu’un produit soit donné comme de luxe qu’il soit rare et coûteux par exemple, mais il faut aussi qu’il soit désiré par un nombre relativement important de personnes. Que, d’une part, un produit de luxe se doive de raconter une histoire, souvent celle de la légende d’une marque, pour avoir ce rayonnement singulier propre aux objets magiques et que, d’autre part, le créateur dudit produit impose ses goûts plus qu’ils ne lui sont imposés par ses clients achèvent de le poser dans l’imaginaire et de confirmer que le luxe est dès lors fondamentalement une formation imaginaire.
    Sans doute est-ce parce qu’on n’a pas voulu lui reconnaître cette dimension anthropologique majeure que le luxe reste encore aujourd’hui un objet mal défini et quelque peu mystérieux. Et, par conséquent, faute d’avoir fait l’effort d’adapter les méthodes d’analyse à l’objet d’analyse, la plupart des études consacrées au luxe, quelles soient philosophiques, sociologiques ou économiques, ont en quelque sorte manqué leur cible.



  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C´est à San Francisco, dans les années 60, que prend naissance le mouvement hippie. Annoncé par la Beat Generation, porté par les festivals de musique - tel le légendaire Woodstock - , par la contestation de la guerre au Viêt-Nam et le slogan Peace and Love, celui-ci allait rapidement se répandre parmi la jeunesse et investir le vieux continent. Voyages vers l´Orient, drogues et mysticismes, communion avec la nature, libération du corps et amour libre, vie en communautés... l´utopie déferle comme une vague mais finit par se dissiper presque aussi vite qu´elle était apparue.

    Pourtant plus de quarante ans après, son pouvoir de fascination reste grand, sinon intact. Frédéric Monneyron et Martine Xiberras analysent avec finesse cet élan psychédélique, qui se manifeste comme une véritable insurrection de l´imaginaire. Ils en retrouvent les racines, en exposent les thèmes, en présentent les personnalités emblématiques, et surtout en décèlent les multiples prolongements jusqu´à nos jours. Car, des décennies plus tard, c´est encore ce rêve de quelques années incandescentes que l´on retrouve - certes transformé, élaboré, voire parfois déformé - à la base des évolutions, des métamorphoses, des nostalgies et des aspirations de nos sociétés.

  • Ce livre tente de répondre à plusieurs questions. Celle, bien entendu, du rôle exact de la bisexualité dans le dispositif freudien. Celle, aussi, de l'efficacité réelle de la reconsidération engagée par la psychanalyse et de ses conséquences sur la littérature. Mais, surtout, plus fondamentalement encore, il s'interroge sur la manière dont pourra désormais se dire une androgynie qui n'est plus de l'ordre de la représentation mais de celui de la pulsion et, pour cela, s'attarde sur les oeuvres, contrastées mais en même temps exemplaires, de deux grands romanciers britanniques de l'entre-deux guerres.

  • Les neuf nouvelles qui composent ce recueil allient onirisme et réalisme, fantasmes sexuels et jeux textuels. Qu'elles tendent vers le fantasme et l'insolite ou qu'elles prennent une dimension érotique voire pornographique, elles se donnent avant tout comme écritures du désir et offrent au lecteur, avec tendresse, ironie ou cruauté, un ensemble mouvant de figures de femmes.

  • Haute couture, joaillerie et horlogerie de prestige, palaces, automobiles d'exception et yachts, le luxe s'exprime par des marques de renom. Dior, Hermès, Cartier, Ferrari..., autant de maisons mondialement connues, autant d'étoiles auxquelles, s'appuyant sur les grands théoriciens de l'imaginaire, Patrick Mathieu et Frédéric Monneyron assignent une vocation précise en germe dans l'inspiration de leur fondateur, vocation qu'elles devront moduler mais préserver tout au long de leur histoire.

  • Les imaginaires sociaux : de quoi s'agit-il au juste ? Comment se constituent-ils, comment fonctionnent-ils ?
    Les « pères fondateurs » de la sociologie (Marx, Durkheim, Weber, Simmel,...) ont tous reconnu et pensé l'importance de la question.
    Dans nos sociétés où la représentation commande largement l'action et où se bousculent l'imaginaire « fabriqué » par les industries du spectacle et les médias, les représentations propres aux divers groupes et le « petit cinéma » personnel de chacun, c'est un terrain de recherches aussi foisonnantes que nécessaires.
    D'où l'importance de cet ouvrage à plusieurs voix, première synthèse sur le sujet. Trois parties le structurent, consacrées dans l'ordre à l'examen minutieux de l'emploi de la notion d'imaginaire dans la littérature sociologique, à l'approfondissement des questions épistémologiques et méthodologiques que pose l'utilisation de cette notion, et enfin à la présentation des travaux et lignes de recherche spécifiques sur le thème.
    Illustré par de nombreux exemples (rumeur, rêve, religion, surnaturel, etc.), ce manuel servira de référence à tous ceux qui s'intéressent aux champs du quotidien, du sacré, de la création, du fantastique, et apportera une contribution importante aux réflexions sur les modalités d'évolution de notre société.

    Patrick LEGROS est maître de conférences en sociologie à l'Université de Tours, Frédéric MONNEYRON professeur de littérature générale et comparée à l'Université de Perpignan, et Jean-Bruno RENARD et Patrick TACUSSEL sont professeurs de sociologie à l'Université de Montpellier III.
    L'imaginaire dans la tradition sociologique. L'imaginaire chez les fondateurs de la sociologie. Les fondateurs de la sociologie de l'imaginaire. Épistémologie et méthodologie de l'imaginaire. Interprétations de l'imaginaire. Méthodes (la création des imaginaires sociaux ; techniques d'analyse de contenu ; techniques d'analyse projective). Les champs de recherche. Imaginaire et vie quotidienne. Imaginaire et conceptions du monde. Fiction et imaginaire.

  • Guerres, conflits, réveils nationalistes et même signatures de traités cristallisent autour d'eux nombre de représentations collectives : mythes de fondation ou d'identité nationale, mythologies de la chute, du paradis perdu ou de l'âge d'or... Et l'homme providentiel, dans les moments cruciaux de l'Histoire, revêt les habits du héros-sauveur, séduisant les peuples désorientés qui, pour le meilleur ou pour le pire, lui vouent un culte irrationnel.

    S'appuyant sur plusieurs exemples, spécialistes de littérature, philosophes, sociologues et anthropologues décryptent, à travers ce transfert sauvage du sacré sur le lien social, l'élaboration des mythes politiques de l'Antiquité à nos jours.

empty