François Broche

  • On l'a oublié, de Gaulle a été détesté.
    Churchill voulait l'éliminer, Roosevelt s'en débarrasser, Jean Monnet le détruire. Le régime de Vichy l'avait condamné à mort. L'OAS multiplia les attentats contre lui.
    Pourquoi de Gaulle fédéra-t-il autant de haines de ses contemporains ?
    Les ennemis de De Gaulle sont présents à chaque étape de sa vie. Avant la guerre, ses vues prophétiques dressent contre lui la hiérarchie militaire. Pendant la guerre, il doit affronter à la fois ses ennemis (les partisans de la Collaboration), ses alliés (les Anglo-Saxons, la résistance intérieure et les communistes), et aussi ses premiers compagnons de la France Libre, qui contestent son autorité. Après la guerre, sous la IVe comme sous la Ve République, ses opposants coalisés le combattent sans relâche jusqu'à son départ définitif. Quant à ses successeurs, ils choisissent de l'oublier, à moins qu'ils ne décident de l'instrumentaliser.
    Spécialiste de l'antigaullisme, François Broche dresse le vivant tableau de toutes les formes d'opposition au chef de la France Libre et au fondateur de la Ve République, dont les politiques de tous les bords revendiquent aujourd'hui l'héritage.

  • La mort, des tranchées jusqu'à l'ultime retraite de Colombey, fut la compagne familière du Général. Grâce à une documentation minutieuse et une enquête approfondie auprès de grands témoins, François Broche dessine le portrait d'un homme trop souvent dépeint comme insensible et inébranlable.
    Jusqu'à son ultime retraite de Colombey, la mort fut la compagne familière du général de Gaulle. Laissé pour mort devant Douaumont (1916), rescapé d'une grave crise de paludisme (1942), puis d'une fusillade à Notre-Dame (1944), cible de plusieurs attentats de l'OAS (1961-1962), il aurait également connu la tentation du suicide après son échec devant Dakar (1940).
    Sa vie fut jalonnée de deuils intimes, d'ennuis de santé, de haines tenaces, marquée par la tentation de tout quitter et par la hantise du déclin (" La vieillesse est un naufrage "). Il a toujours fait face avec sa sensibilité, ses convictions, sa force de caractère, mais aussi avec ses angoisses et ses doutes.
    " Il y a le pauvre homme de Gaulle, disait-il. Et puis il y a le de Gaulle dont on attend l'Histoire. " C'est leur rencontre qu'organise François Broche dans cet essai qui confronte l'homme et sa légende, l'action politique et la méditation philosophique. Éclairant l'ultime journée du 9 novembre 1970 à l'aide d'une documentation minutieuse et de témoignages rares, il prolonge d'ombres intimes la silhouette du " plus illustre des Français ".

  • Mai 1942. Pour la première fois depuis la défaite de juin 1940, une bataille oppose des forces françaises aux troupes allemandes. En plein désert lybien, durant quinze jours, la Brigade française libre du général Koenig résiste aux assauts des Italiens et de l'Afrika Korps du général Rommel. Elle est composée d'hommes venant de tous les territoires de l'Empire colonial français, de Tahiti à l'Afrique équatoriale française. Leur résistance, saluée par l'ensemble du camp allié, marque le retour de la France dans la guerre. Elle apporte, selon la formule de Malraux, « la preuve que la France n'était pas morte », et permet à de Gaulle d'apparaître comme un allié à part entière. Cette résistance acharnée contre un ennemi dix fois supérieur en nombre (3 700 contre 35 000 soldats) demeure comme un très haut fait d'armes et change le cours de l'histoire de la région : les Britanniques profitent de l'immobilisation des troupes de Rommel pour préparer leur victoire à El-Alamein et bloquer l'Afrika Korps dans son avancée vers le canal de Suez.

  • L'auteur : Écrivain professionnel, François Broche appartient à une équipe de journalistes et d'écrivains qui oeuvrent dans les domaines les plus variés de l'édition. Né à Tunis à la veille de la deuxième guerre mondiale, il a étudié le droit et les sciences politiques avant d'enseigner le français et l'histoire au Gabon. Il a collaboré à divers journaux et revues, dont « Le Parisien Libéré » et « Miroir de l'Histoire ». Pour écrire son livre, il a effectué une longue enquête à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, aux sources même de l'histoire du « Bataillon des Guitaristes ».

  • L'auteur : Écrivain professionnel, François Broche appartient à une équipe de journalistes et d'écrivains qui oeuvrent dans les domaines les plus variés de l'édition. Né à Tunis à la veille de la deuxième guerre mondiale, il a étudié le droit et les sciences politiques avant d'enseigner le français et l'histoire au Gabon. Il a collaboré à divers journaux et revues, dont « Le Parisien Libéré » et « Miroir de l'Histoire ». Pour écrire son livre, il a effectué une longue enquête à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, aux sources même de l'histoire du « Bataillon des Guitaristes ».

  • La voix d'Anna de Noailles, égérie et poète, a empli le premier tiers du siècle. A l'occasion du centenaire de la naissance de Cocteau dont elle était l'amie et la correspondante, F. Broche lui consacre une biographie complète et vivante.

  • Cinquante après sa mort, Léon Daudet, l'un des principaux animateurs de l'Action française, reste une énigme. Peu d'écrivains en ce siècle ont été à la fois, et avec une telle constance, aimés, redoutés, admirés et haïs.

  • Un essai biographique qui rappelle que la mort, des tranchées de la Grande Guerre jusqu'à l'ultime retraite de Colombey, fut la compagne la plus familière du général. Sa vie fut jalonnée de deuils intimes, d'ennuis de santé, d'attentats, et marquée par la hantise du déclin physique.

  • « Trois quarts de siècle après l'effondrement de 1940, la Collaboration demeure "le plus délicat des problèmes posés par la défaite et la division de la France" (Stanley Hoffmann). Pour qui se refuse aux idées reçues ou aux caricatures, la raison en est simple : il s'agit d'un concept flou, que l'on a, dès la Libération, chargé d'une mission impossible, consistant à ranger sous une étiquette commune des Français d'origines, de motivations et de conduites très différentes, souvent contradictoires. Par nature, la Collaboration ne pouvait être un bloc, car elle groupait pêle-mêle toutes les variétés des types et des comportements humains et qu'en outre, dès juin 1940, elle comprenait une infinie variété de formes et de niveaux. Elle n'a jamais inspiré une politique clairement déterminée, fixée une fois pour toutes, car elle exigeait une adaptation permanente aux circonstances, aux exigences de l'occupant, à l'opinion des Français, au déroulement de la guerre mondiale. Elle recouvre "un large éventail d'idées et de comportements qui ne se laisse pas facilement cerner, qu'il est impossible d'enserrer dans un cadre rigide" (Henry Rousso). Son existence n'en a pas moins laissé une empreinte indélébile sur l'histoire de la France contemporaine. »

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