François Pépin

  • La chimie a longtemps été délaissée par la philosophie et l´histoire des sciences. Elle offre pourtant de riches perspectives, en particulier pour la réflexion sur le matérialisme. Elle peut tout d´abord servir de ressource pour argumenter une thèse matérialiste, comme le montre son usage par plusieurs penseurs matérialistes classiques (Gassendi, Diderot, d´Holbach). N´est-elle pas par excellence un savoir se prêtant à des analyses matérialistes, voire une science développant par son étude de la matière une sorte de matérialisme spontané?? Pourtant, elle a aussi pu être exploitée par des adversaires du matérialisme, devenant un terrain d´affrontement philosophique.


    Mais son rôle le plus intéressant semble la manière dont la chimie rénove le questionnement matérialiste. Loin d´être une simple source de résultats exploitables, la chimie permet un nouveau rapport à la matière, plus opérationnel et pratique. L´accent sur la matière, ses forces et ses qualités est d´ailleurs un trait non trivial du matérialisme chimique. Le matérialisme peut-il par la chimie (re)devenir une philosophie de la matière?? Y a-t-il un matérialisme spécifiquement chimique?? La chimie invite la réflexion philosophique à prendre en considération les cultures expérimentales et pratiques, l´effort théorique mais aussi l´imaginaire développés au sein du travail de la matière.


    Ce livre collectif s´intéressera aux questions originales que la chimie fait naître, en articulant la philosophie, l´histoire des sciences (de l´alchimie au XXIe?siècle) et un état des lieux sur certains travaux de la science contemporaine.


    Avec les contributions de?: Laurent Boiteau, François?Henn, Bernard Joly, Jean-Pierre Llored, François Pépin, Luc Peterschmitt, Joachim Schummer.

  • Le banquet du savoir est ouvert !
    Il est temps pour vous de fréquenter les plus grands : Socrate, De Vinci, Louis XIV, Einstein, Marilyn ou Pelé ! " La culture, disait Edouard Herriot, homme d'Etat et fin lettré, c'est ce qui reste quand on a tout oublié. " Exemples et chiffres à l'appui, ce livre vous permettra d'assouvir votre appétit de connaissance et d'assimiler des milliers de faits sur les sujets les plus divers : Histoire et géographie, Arts et littérature, Sciences, techniques et vie quotidienne, Sports loisirs et divertissements, Religion, Philosophie et société... Le banquet du savoir est ouvert, prenez place, votre siège est avancé !
    Trois ans et demi après la 1re édition, cette nouvelle édition, mise à jour et augmentée, offre un panorama complet de tous les domaines du savoir.
    Elle comporte 5 nouveaux chapitres (dix historiens célèbres, dix peintres pour un sujet : la crucifixion, dix chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale, dix inventions majeures et dix opéras de rêve) pour un total de 75 pages supplémentaires.

  • Toute la culture générale en 200 notions clés illustrées, à assimiler vite et bien ! La collection "pour les Nuls" décline l'un de ses best-sellers -
    La Culture générale pour les Nuls - et propose un tour d'horizon de la culture générale à travers 200 notions clés illustrées aussi variées que le géocentrisme, le cinéma muet, les droits de l'homme, le cynisme, la mondialisation... pour embrasser la totalité des savoirs en un seul livre !

  • Vous avez la mémoire qui flanche ; le peu que vous saviez, vous l'avez oublié. Tests et examens vous donnent des sueurs froides, tandis qu'en société, par crainte de dire une sottise, vous restez obstinément muet, honteux, buté ? un cancre face à l'instituteur...
    Pourtant, érudition ne rime pas forcément avec punition : avec de bons outils, apprendre devient même un véritable plaisir. Exemples, chiffres et anecdotes à l'appui, cette nouvelle édition mise à jour et augmentée de La Culture générale pour les Nuls vous permettra d'assouvir, sans complexes ni ennui, votre appétit de connaissance sur les sujets les plus divers : l'histoire et la géographie, les arts et la littérature, les sciences, la technique et la vie quotidienne, le sport, les loisirs et les divertissements, ou encore la religion, la philosophie et la société.
    Prenez place : le banquet du savoir est ouvert !
    Découvrez comment :
    O Expliquer la naissance de l'Univers o Retenir les événements clés de l'Histoire o Comprendre les chefs-d'oeuvre de la littérature o Revivre les grands exploits sportifs o Entrer dans le monde de la technique o Déchiffrer les mystères des religions

  • Comment exprimer l'exil par un sentiment aussi volatil que l'humour ? L'exil dont il est ici question est ontologique, les personnages de Gary et de Singer étant en quête permanente de leur humanité. Qu'il s'agisse de tenter d'échapper à une condition humaine insupportable, ou au contraire de retrouver une humanité perdue, le chemin est celui de l'humour. On ne peut remédier à l'exil de soi-même que par l'humour , " fait ensemble ", qui se révèle alors comme unique refuge de l'humain en nous.

  • Le corps, dans l'oeuvre de Romain Gary, dépasse largement ses limites physiologiques. Il acquiert une dimension politique, religieuse, tout en restant un instrument privilégié de l'humour. Tout devient pretexte à interprétation débridée, depuis les entrailles, siège véritable de l'âme, jusqu'au sexe idéologique. Incapable d'assumer sa propre humanité l'individu présente une enveloppe externe, une peau, apparence d'homme, mais sans personne à l'intérieur.

  • Diderot s'intéresse à l'humain depuis ses premiers écrits. Qu'il s'agisse de relativiser la place centrale que la religion lui donne, de renverser le dualisme âme/corps ou de penser l'histoire de l'espèce humaine, il développe des perspectives matérialistes stimulantes. Mais ces éléments ne s'organisent pas en une anthropologie systématique, car, même s'il pense leur cohérence, Diderot préfère déployer des pistes multiples nourries par les sciences de son temps. Les contributions de cet ouvrage s'intéressent à ces perspectives, qui nous conduisent de la chimie à l'économie politique en passant par l'histoire naturelle, la médecine, l'anatomie et la physiologie. Tout en examinant les horizons que chaque savoir offre, elles éclairent les liens qui se nouent entre eux pour dessiner une conception matérialiste complexe de l'humain. François Pépin est professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Louis le Grand à Paris et chercheur associé à l'Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités (UMR 5317-ENS de Lyon). Guillaume Lecointre est biologiste, professeur au Muséum national d'histoire naturelle où il dirige le département de recherche « Systématique et évolution ». Avec les contributions de Gilles Barroux, Marion Chottin, Jean-Marc Drouin, Guillaume Lecointre, Francine Markovits, Adrien Paschoud, François Pépin, Motoichi Terada, Caroline Warman.

  • Julien Offray de La Mettrie (1709-1751) est une des figures les plus subversives du siècle des Lumières. Célèbre en son temps pour avoir défendu un monisme radical, qui lui valut nombre de critiques et de condamnations officielles, La Mettrie est l'un des premiers penseurs à se revendiquer matérialiste. Mais il fut aussi et d'abord un médecin, un auteur et un traducteur de nombreux ouvrages médicaux et scientifiques. Ses centres d'intérêt comprennent tous les champs environnant la médecine, notamment la physiologie, l'histoire naturelle, la chimie, les politiques publiques. La Mettrie fut encore un écrivain, sans doute sous-estimé, sachant allier attaques ad hominem, ironie et déplacements subtils dans une volonté toujours réaffirmée d'ébranler toutes les formes d'orthodoxie.
    C'est à ces divers aspects, dont l'articulation n'est pas toujours aisée, que le présent ouvrage s'est intéressé. Il réunit des spécialistes de La Mettrie, de la philosophie du XVIIIe?siècle, de l'histoire des sciences et de la littérature.

  • Depuis la célèbre fiction forgée par Laplace en 1814 dans son Essai philosophique sur les probabilités - dite du démon de Laplace, abondamment commentée dans ce "Matière première" - , qui voit une intelligence infinie calculer selon certaines lois tous les états du monde, le déterminisme est un cadre central de la connaissance scientifique. Pourtant, de nombreux débats parcourent cette idée. Existe-t-il un seul paradigme déterministe, dont les modifications seraient en fait des variantes, ou faut-il pluraliser les déterminismes selon les sciences (biologiques, historiques et sociales, etc.) et les positionnements philosophiques ? Face aux limites des modèles déterministes et du cadre laplacien, qu´il s´agisse de mécanique classique, de mécanique quantique, de biologie, des sciences humaines ou de philosophie, doit-on accepter l´écart entre l´horizon de notre connaissance et sa mise en pratique, éventuellement en nuançant l´idéal laplacien, ou faut-il au contraire tenter de dépasser tout paradigme déterministe ? Tombe-t-on alors nécessairement dans l´indéterminisme ontologique, comme on l´a souvent affirmé précipitamment ? Enfin, philosophiquement, quelles sont les implications d´un déterminisme conséquent, en particulier sur le plan moral ? Ce numéro de "Matière première" aborde d´une manière multiple et interdisciplinaire ces questions. Il articule des enjeux scientifiques, épistémologiques et philosophiques autour de la tension entre le déterminisme, ses critiques et l´indéterminisme. Épistémologues, historiens des sciences (naturelles et humaines), scientifiques et philosophes font le point sur les approches classiques et proposent de nouvelles perspectives.


    Contributions de : François Athané, Delphine Blitman, Cécilia Bognon-Küss, Jean Bricmont, Pascal Charbonnat, Jean-Matthias Fleury, Michel Gondran, Julie Henry, Michel Paty, François Pépin, Charles T. Wolfe.

  • Ce livre s'intéresse à une rencontre : celle de deux philosophes, mais aussi celle de deux siècles et de deux régimes de pensée. Leibniz (1646-1716) et Diderot (1713-1784) appartiennent à deux traditions en apparence opposées : on associe généralement la pensée leibnizienne aux grands systèmes métaphysiques du XVIIe siècle, et celle de Diderot à la mise en pièces de ces édifices par la voie d'une philosophie expérimentale radicalement antisystématique. Pourtant, plusieurs liens entre les deux oeuvres sont visibles, qu'il s'agisse d'emprunts conceptuels ou thématiques par Diderot ou de convergences plus difficiles à circonscrire. Le premier objet de ce livre est d'identifier ces liens et de faire le point sur cette sympathie entre les deux philosophies. Mais ce livre s'intéresse aussi à cette rencontre pour ses effets transformateurs, tant sur le plan des concepts, des thèses et des arguments que sur celui des méthodes. Il s'agit alors de voir comment la rencontre avec le leibnizianisme a nourri la pensée diderotienne, comment la lecture du texte leibnizien par Diderot en modifie le sens, comment elle peut parfois en être une interprétation ou un devenir possible. Pour saisir ces transformations, les auteurs ont examiné divers contextes théoriques dans lesquels les pensées de Leibniz et Diderot dialoguent : métaphysique et philosophie de la nature, épistémologie et philosophie des sciences, théorie de la perception et esthétique. À travers ce dialogue, l'ouvrage contribue à une réflexion générale sur les méthodes requises pour mettre en perspective les rapports entre des philosophies à la fois proches et éloignées.

  • Tout pour réussir sa dissertation Molière - L'Avare Zola - L'Argent Simmel - Philosophie de l'argent L´épreuve de français/philo en prépas scientifiques impose une connaissante parfaite, presque intime, des oeuvres au programme. D´où le grand intérêt de cet ouvrage original et inédit qui présente :  - L´essentiel sur les 3 oeuvres au programme  - Les passages clés à retenir Les compléments indispensables  UN VRAI + POUR FAIRE LA DIFFÉRENCE 

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