François David

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • A la source du recueil, il y a la volonté de prendre au pied de la lettre des expressions courantes, et d'en faire le point de départ ou d'arrivée d'un texte de fiction. Que se passe-t-il, par exemple, lorsque quelqu'un ne peut plus se voir, non plus seulement au sens figuré mais au sens propre?

  • Qu'est-ce que la pensée critique en Histoire ? En quoi est-elle liée à l'esprit critique, à la méthode critique et à la lecture en histoire ? Comment s'apprend-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Permet-elle de mieux comprendre le monde et d'agir plus lucidement ? En quoi est-elle liée à l'école, à l'enseignement scolaire obligatoire de l'histoire et à l'éducation à la citoyenneté que cet enseignement de l'histoire prétendrait donner ? Les auteurs abordent cette question sous différents angles, y compris les usages populaires de l'histoire comme le cinéma et les jeux vidéos.

  • Cet ouvrage est destiné à tous les étudiants et tous les Managers débutants qui découvrent la jungle du Business Réality et qui souhaitent se former au Management. Vous apprendrez dans ce livre toute la théorie Universitaire, et surtout tout ce que l'on ne vous enseignera jamais à l'école ; des pratiques les plus inavouables aux astuces les plus indispensables. C'est une triple approche, Universitaire, d'expérience et anecdotique. Cet essais répond donc à une volonté d'offrir une synthèse exhaustive des approches Managériales incrémentée de la réalité du vécu des Managers dans la Distribution Professionnelle, autrement appelée le Négoce Technique.
    Sans langue de bois, cet ouvrage dénonce avec une certaine dose d'humour tous les travers et situations que vous pourrez rencontrer dans l'exercice de vos missions.

  • Retrouvez dans ce dossier les premiers chapitres de 15 titres incontournables pour vos lectures d'été : Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre (Martin Amis), Mateo (Antoine Bello), Nos gloires secrètes (Tonino Benacquista), Les poissons ne ferment pas les yeux (Erri de Luca), I Cursini (Alix Deniger), Mapuche (Caryl Férey), Je vais mieux (David Foenkinos), Pour trois couronnes (François Garde), La cuisinière d'Himmler (Franz-Olivier Giesbert), Histoire d'une femme libre (Françoise Giroud), Le flûtiste invisible (Philippe Labro), Ladivine (Marie NDiaye), Fantôme (Jo Nesbo), Un homme effacé (Alexandre Postel) et Garde tes larmes pour plus tard (Alix de Saint-André).

    Vous pouvez accéder directement à chaque extrait par la table des matières de ce dossier ou lire les extraits à la suite. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs. Tous ces livres numériques sont en vente chez votre libraire.

  • Quand se met en place la Ve République et que Charles de Gaulle prend le pouvoir en 1958, il apparaît aux yeux de la majorité des Français comme « l'homme providentiel », le seul capable d'éviter au pays une guerre civile sur fond de guerre d'Algérie. Inséparable en ses débuts de ce providentialisme incarné et du prestige du « Général », confondant à l'instar de son inspirateur son propre destin avec celui du pays et se percevant chargé d'une mission historique, le gaullisme offre un curieux mélange de romantisme patriotique (la France a une « âme » dont « le Général » s'est fait « une certaine idée »), de messianisme historique (l'homme du jour est, selon ses propres termes, « investi par l'histoire ») et d'autoritarisme gestionnaire (renforcement de l'autorité du président, appui sur l'armée, mise en place d'un pouvoir fort, recours direct au référendum en cas de besoin, hiérarchisation pyramidale des prises de décision). À cette base idéologique, rodée depuis la création du Rassemblement du peuple français (RPF) en 1947, s'ajoute un populisme pragmatique et « bon enfant », de Gaulle s'avérant contre toute attente un remarquable show-man, habile dans l'utilisation du nouveau « média chaud » : la télévision. Mais si le gaullisme marche, et fait marcher, s'il survivra longuement à la disparition de son « lider maximo », c'est parce qu'il utilise au mieux les avantages d'une conjoncture unique et s'impose d'une manière singulière dans l'imaginaire social de l'après-guerre. Tandis que la IVe République de Vincent Auriol et de René Coty n'avait pu se dépêtrer des séquelles immédiates de la Seconde Guerre mondiale, le gaullisme est porteur d'un grand récit héroïco-épique qui rétablit la continuité historique du pays en effaçant la défaite de 1940 et en voilant l'ampleur de la collaboration sous le régime de Vichy. Marchant à la gloire et au culot, ce récit a pour fonction immédiate de renégocier la place de la France dans le monde en redéfinissant la nature et le statut de l'« universalité française » telle qu'elle s'était imposée à travers le classicisme (langue et culture) et la révolution (politique). Avec le mythe « de Gaulle » et l'héroïsation de la geste résistante se développe une nouvelle conception du « fait français », basée sur un régime de singularité : paradoxale et - pour cette raison - efficace, elle postule une curieuse universalité de la différence française, laquelle est une manière d'acter et de neutraliser autant que faire se peut le recul de la France sur l'échelle des puissances nationales. Plus ce recul se prononce, plus la singularité s'accuse et plus l'universalité se revendique. En plus de s'appuyer sur la Résistance et la Libération comme noyaux historiques de cette représentation de l'« universalité minoritaire », ce mécanisme est relayé par une large gamme de représentations corrélées : Vercingétorix est bientôt tenu pour le premier résistant de l'histoire de France et Jeanne d'Arc pour la première héroïne de la Libération. « Au fond, la France éternelle n'avait jamais accepté la défaite », résume Eric Hobsbawm dans son bel ouvrage de synthèse sur l'histoire européenne[1] ; c'est là une représentation forgée par le gaullisme, fondée sur le développement permanent de l'oxymore « souffrante, mais éternelle » et basée sur l'exaltation d'un héroïsme doux aux oreilles de la nation.

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