François Morel

  • On n'est pas sérieux quand on a douze, puis treize ans. On tombe amoureux. Raide dingue. Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d'amour. On la guette. On se pâme. On fantasme. On la désire. On rêve de la toucher...
    Qui ça, on ? Le confident de C'est aujourd'hui que je vous aime, se nomme " les hommes ", alias tous les garçons, alias François Morel.

    On n'est pas sérieux quand on a douze, puis treize ans. On tombe amoureux. Furieusement amoureux. Raide dingue. Isabelle Samain. Isabelle Samain. Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d'amour. On la guette à l'angle de la rue Alexandre-Vialatte et de l'avenue de la République. On se pâme. On fantasme. On la désire. On rêve de la toucher, de l'embrasser... de passer à l'acte (sexuel).

    Qui ça, on ? Ici, pas de nous (trop banal), encore moins de je (trop pédant). Le confident de C'est aujourd'hui que je vous aime, par pudeur et par plaisir, se nomme " les hommes ", alias tous les garçons, alias François Morel.

    Malicieux et tendre (comme à son habitude), l'artiste raconte les amours débutantes, celles balbutiantes et gau-ches, désespérées et hilarantes. Il raconte les premiers émois (de véritables tortures), les illusions perdues (et retrouvées), les désordres (amoureux) et le corps qui bouillonne (tout feu tout flamme).

    Quand l'innocence se fait la malle, c'est dur de tourner le dos à l'enfance, de franchir l'adolescence, et de passer de l'autre côté du miroir, là où les adultes aiment (et baisent, eux).

    À personne, personne, les hommes ne laisseront dire que c'est le plus bel âge de la vie. Oui, mais voilà, la vie va les surprendre...

  • Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle
    Samain...  De tout temps et dans tous les pays, les hommes ont rougi
    devant Isabelle Samain, ont ete impressionnes par son charme
    absolu, son maintien tout en distinction, tout en elegance.  De
    tout temps et dans tous les pays, devant Isabelle Samain, les hommes
    se sont sentis sommaires.  A travers le recit des premiers emois
    amoureux de Francois Morel, une peinture de l'adolescence tendre et
    pleine d'humour.

  • À la fin du mois d'août 1937, le reporter de guerre Robert Capa débarque à New York par le paquebot. Il a 23 ans, il est déjà veuf : un mois plus tôt, sa compagne photographe Gerda Taro a été tuée lors de la guerre d'Espagne à Brunete, près de Madrid, alors qu'il se trouvait à Paris.

    À la fin du mois d'août 1937, le reporter de guerre Robert Capa débarque à New York par le paquebot. Il a 23 ans, il est déjà veuf : un mois plus tôt, sa compagne photographe Gerda Taro a été tuée lors de la guerre d'Espagne à Brunete, près de Madrid, alors qu'il se trouvait à Paris.

    Ce séjour new-yorkais est l'occasion pour Robert Capa de s'extraire de son désespoir. Il retrouve sa famille – mère et frère notamment, qui ont fui Budapest –, ainsi que ses amis, dont le photographe hongrois André Kertész qui avait été son mentor à Paris, il tente de se faire engager par le nouvel hebdomadaire Life Magazine.

    Mais c'est surtout l'occasion pour lui de mener à bien un projet de livre. Un album à la mémoire de Gerda, intitulé
    Death in the making, conçu avec André Kertész, pour évoquer en images les douze derniers mois que Capa a passés en Espagne à couvrir la Guerre civile avec Gerda. Sous l'hommage du combat des Républicains espagnols, cet ouvrage raconte aussi – implicitement – leur amour agité, ainsi que leur collaboration où la cause révolutionnaire devint une cause intime.

    Après Gerda, livre sur la naissance d'un livre, roman où se mêle histoire et fiction, recrée le tourbillon de ces six semaines à New York, une ville en paix, dans laquelle remontent les souvenirs de cette année 1936-1937, ses violences, ses déchirements qui bouleversèrent aussi bien le couple Taro-Capa que l'Europe entière.

  • Toute une dimension de la modernité s'est constituée en relisant et en transformant les philosophies antiques. Second volet d'une série de trois ouvrages (I. Le Stoïcisme, 1999 ; III. L'Épicurisme, à paraître), ce volume étudie le retour du

empty