Frantz Andre Burguet

  • Jérôme Dieu : un nom pas comme les autres, celui d'une grande vedette de l'écran, mais aussi un homme de quarante ans, désabusé, aimé des femmes, qui inspire l'amour sans parvenir à le partager. Le voici au centre d'un tumulte où l'on rencontre Nathalie Blue, la comédienne jalouse, Emilie Garry, la starlette un peu vénale, Tatiana, la danseuse étoile promise au suicide, Jane Wilson, la star en blue-jean, Virginia Ask, la beauté noire {made in Hollywood}. C'est l'amour au pluriel, le désir conjugué au futur immédiat. C'est aussi le passé au coeur pur avec Françoise, la soeur de Jérôme, sa mère Léa, son père cheminot, Dorothée, l'écolière du lycée de Dijon... Jérôme va tourner un film aux Antilles. Il y rencontre Laurence, une sauvageonne de quinze ans pour laquelle il délaissera la bande des quatre : Emilie, Jane, Nathalie et Virginia. Laurence sera-t-elle l'amour enfin trouvé ou le naufrage de ses dernières ambitions sentimentales ?

    Dans ce roman, où il a voulu, comme Balzac, raconter une "histoire simple", Frantz-André Burguet nous entraîne à la poursuite de l'absolu dans un monde qui le refuse : celui du cinéma, cette illusion industrielle, des ratés de luxe, des Bovary d'outre-mer ; des bistros de Villejuif aux grands hôtels internationaux. Un monde où l'on s'endort avec des barbituriques, où l'on se réveille avec du champagne et d'où l'on risque de rentrer bredouille.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Vanessa

    Frantz-André Burguet

    • Grasset
    • 6 Septembre 1977

    Voici le plus pur, le plus doux, le plus fervent des romans d'amour, celui d'un père pour sa fille, née le 26 mai 1974. Mais Frantz-André Burguet ne s'est pas satisfait de contempler un petit être qui s'appelle Vanessa, comme les papillons. Il a projeté sa vie dans l'avenir. Nous sommes en 2004 ; c'est un nouveau genre, qu'on pourrait baptiser l'amour-fiction.

    Vanessa est une pianiste connue qui s'est rendue célèbre en publiant un livre un peu méchant sur son premier mari. Elle ne va pas tarder à divorcer du second en attendant le troisième, qui pourrait bien être un timide professeur de chinois au collège de Nemours. Indépendante et songeuse, elle habite la Tour Bourbon bâtie à l'emplacement de l'ancienne Assemblée nationale. Elle dîne chez Lipp devenue une brasserie vietnamienne, elle circule dans un oeuf japonais, elle découvre un compositeur oublié, mort à trente ans, vers 1980. En somme, Vanessa vit son époque, les yeux ouverts.

    Mais elle n'en est pas moins restée fidèle à son enfance bourguignonne et parisienne, aux Noëls d'autrefois, à ses parents voyageurs qui goûtent leur âge mûr dans un allègre bonheur, comme si le temps ne coulait pas. Quand on le prend d'un peu haut, le futur a soudain les couleurs d'un souvenir, et Frantz-André Burguet réussit ce tour de force avec l'aisance que donne une passion vraie.

  • Grand-mère

    Frantz-André Burguet

    • Grasset
    • 23 Septembre 1975

    Elle est restée scandaleusement belle et jeune, malgré ses soixante ans. Germaine Le Regratier, fille d'un peintre célèbre et pompier, veuve d'un architecte célèbre et bétonnant. Elle vit tranquillement une vieille liaison avec un avocat célèbre et dévoué. Elle est antiquaire, aime les beaux objets, s'ennuie.

    Heureusement, il y a Véronique, sa fille, qui rencontre Philippe, un peu peintre, un peu hippie, un peu tout et rien. Mais jeune, et dont la jeunesse flambe.

    Que croyez-vous qu'il arriva ? Il épousa Véronique, eut un enfant, et puis...

    Frantz-André Burguet, avec Grand-Mère, a écrit un roman résolument psychologique, dont les personnages sont habillement fouillés, radiographiés, détaillés aux yeux du lecteur.

    Mais aussi un récit vif, alerte, dont les rebondissements surprennent et intéressent.

    Germaine restera dans la galerie des femmes de la littérature d'aujourd'hui.

  • Les meurtrières

    Frantz-André Burguet

    • Grasset
    • 1 Octobre 1974

    Marseille, l'année 1962. Deux mignonnes de quinze ans. Il y a Dominique, dont la famille, déjà à l'étroit, doit héberger des parents rapatriés d'Algérie, et il y a Claude, dont la famille, qui habitait Alger, ne trouve à se reloger que dans un H.L.M. de banlieue. Ce décor aurait pu fournir le point de départ d'une chronique de moeurs réaliste. Mais au lieu de la triste rengaine du populisme de terrains vagues, F-A Burguet fait entendre une alerte, acide petite musique bien personnelle. Les deux jeunes héroïnes ne sont pas filles à moisir entre papa et maman dans les quatre-pièces surpeuplés où les a jetées le sort. Elles ont du toupet, de l'abattage, des rêves, une conscience délurée de leurs charmes et l'instinct que la vie est ailleurs. Elles ont aussi un revolver, que Claude a rapporté de la guerre. Et les voilà parties sur les routes du Midi. Des fugueuses, quoi, avec tout ce qui s'ensuit d'habitude : le stop, les rencontres, et même ce qui sort de l'habitude...

    Qu'il suffise de dire que ce roman, libertaire plus que libertin, n'est ni un pamphlet contre la société ni une exaltation inconditionnelle de l'aventure, mais le portrait, très dur et très doux à la fois, de deux gamines de notre temps, ni meilleures ni pires que les autres. Un style rapide, sans prétentions, qui ne s'attarde pas en analyses mais court son chemin au petit trot, des observations tour à tour malicieuses, satiriques, attendries, une feinte désinvolture qui cache une profonde compassion : le lecteur retrouvera ici les qualités habituelles de F.-A Burguet. Le ton est si léger, si badin, les effets si adroitement ménagés, qu'il faut refermer le livre pour s'aviser qu'on vient de fouler un terrain scandaleux et d'assister à une tragédie.

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