Tallandier

  • Il serait injuste d'accuser le peuple parisien des massacres de septembre : cent cinquante égorgeurs, au plus, suffi rent à la besogne. Pendant une semaine, ils terrorisèrent Paris : le peuple, lui, se contenta de regarder, d'être curieux, d'applaudir ; d'apporter là son amour effréné du spectacle, quel qu'il soit ; et aussi cette sorte d'équité fruste et servile qui le poussait à huer les coupables et à embrasser ceux qu'on lui déclarait innocents. Des récits qui vont suivre surgiront d'horribles figures ; mais combien plus nombreux furent ceux qui risquèrent leur vie pour sauver des malheureux dont ils ne connaissaient pas le nom. Ce sont ces comparses héroïques qu'il faut suivre à travers le drame. »
    Après la chute de la Monarchie en août 1792, l'Assemblée législative s'incline devant la Commune insurrectionnelle de Paris, largement influencée par Robespierre. À Paris, environ 3 000 suspects sont emprisonnés. La peur du « complot aristocratique », l'inquiétude grandissante devant l'avancée des troupes prussiennes déchaînent les passions populaires et provoquent les massacres de septembre dont le bilan s'élève à plus de 1 000 victimes.

  • Merveilleux conteur, historien fécond et original, Théodore GOSSELIN dit G. LENOTRE (1855-1935) est aujourd'hui encore considéré comme un maître par de nombreux historiens.
    Formidables succès de librairie, les six volumes de Vieilles Maisons, Vieux Papiers n'ont pas pris une ride ; leur réédition permet de redécouvrir cette oeuvre magistrale.
    En véritable détective de l'histoire, G. LENOTRE retrouve les adresses des personnages historiques, visite les lieux, en restitue l'âme en même temps qu'il trousse un récit très documenté. De la maison de Cagliostro à la brouette de Couthon, le maître de la "petite histoire" nous entraîne dans le tourbillon révolutionnaire.
    Préface de Bruno Fuligni

  • G. LENOTRE (1855-1935), grand explorateur des "dessous de l'histoire", fait revivre la France révolutionnaire, à sa manière, celle d'un historien enquêteur.
    Qui se souvient de Mimie, de Bonne-Jeanne ou de Babet, trois femmes entraînées dans la tourmente révolutionnaire ? Et de la citoyenne Villirouet, et de Brigitte, la jeune Noire qui partagera l'exil du terrible Billaud-Varenne ? Quand il ne piste pas quelque chouan oublié, comme le chevalier de Bruslart, Théodore Gosselin dit G. Lenotre retrouve la trace de ces personnages émouvants et pittoresques dont le drame personnel coïncide avec les soubresauts de l'épopée nationale.
    Sa documentation est impeccable, puisée dans les cartons des Archives nationales et les collections du musée Carnavalet. Avec brio, il en tire des récits savoureux, qui ont largement contribué à populariser l'histoire de la Révolution et qu'il est temps de redécouvrir.
    Préface de Bruno Fuligni

  • Au paroxysme de la Terreur, quel était le quotidien d'Herman, président du Tribunal révolutionnaire? Le fameux mamelouk Roustam fut-il aussi fidèle à Bonaparte que l'affirme la tradition ? Quelle fut la vie de la famille royale au Temple ? Dans quel état

  • De l'instauration du culte de la déesse Raison aux activités troubles d'un agent qui manipule les royalistes et les Anglais, en passant par le curieux parcours d'un berger nommé par Saint-Just commissaire du gouvernement pour la Marne et les Ardennes, l'histoire de la Révolution est riche de destins étonnants dont la « grande histoire » ne parle pas. La pseudo-cousine de Charlotte Corday, les « terroristes » réprimés par le Directoire, tous sont les héros d'aventures les unes cocasses, les autres tragiques.
    Comme à son habitude, G. Lenotre nous fait revivre avec bonheur les pulsations profondes de l'histoire.
    Préface de Bruno Fuligni.
    « La méthode G. Lenotre, historien méticuleux de la Révolution française, c'est d'aller traquer le fait exact et le détail révélateur. ll fouine dans les archives, arpente Paris, frappe aux portes, interroge les descendants. Ses écrits, par son art du récit et son talent littéraire évident, ne vieillissent pas. » Jean-Marc Bastière, Le Figaro littéraire

  • Par son érudition teintée d'un subtil humour, G. Lenotre reconstitue la France révolutionnaire et impériale à travers quelques destinées singulières.
    Si la Montansier est "accorte et déliée", Mme Fouquier-Tinville incarne placidement les vertus bourgeoises, tandis que son accusateur public de mari fait tomber les têtes que réclame l'épouvantable "mère Duchesne", avant que celle-ci monte à son tour dans la charrette fatale.
    En marge du grand mouvement de l'histoire, des espions se terrent et des conspirateurs s'agitent, comme l'étrange abbé de Cajamano. Un honnête citoyen, tel le colonel Viriot, n'a aucune chance dans un monde où règnent Talleyrand et Fouché. Des femmes et des aventuriers, telles sont quelques-unes des figures que fait revivre Théodore Gosselin dit G. Lenotre (1855-1935) quand il se penche sur 1789 et ses suites.
    Préface de Bruno Fuligni

  • Historien de la France révolutionnaire, amoureux du vieux Paris, G. Lenotre a l'art de trousser le récit, de le rendre haletant, d'accélérer l'action en entraînant son lecteur dans les basques de son personnage. Comme dans les meilleurs romans, on entend le bruit des sabots sur le pavé humide, le cliquetis des armes, le bruissement des capes sur les épaules des conspirateurs en fuite, tout comme on sent monter la rumeur populaire, la clameur de la rue, les chants d'une foule en liesse réclamant une tête... Conteur hors pair, didacticien rusé, il sait rendre attrayante une leçon d'histoire par l'anecdote qu'on n'oubliera jamais, qu'on colportera même, en oubliant un jour qu'on la lui doit. C'est par ce sixième volume que s'achève la fameuse série des Vieilles Maisons, vieux papiers, où, aussi singulières que soient ces histoires, toutes font résonner le destin de la France révolutionnaire.

empty