Jack Lang

  • Pour un enseignement de la langue arabe en France dans le cadre scolaire.Si elle est la cinquième langue la plus parlée au monde, la langue arabe reste en France une inconnue à la résonance sulfureuse. Insuffisamment enseignée, elle est au coeur de polémiques qui faussent sa perception.
    Dans ce livre de combat, Jack Lang s'attaque à ces idées reçues. Il invite le lecteur à découvrir l'histoire étonnante et la richesse d'une langue introduite en France il y a des siècles, et qui appartient aujourd'hui à notre patrimoine culturel. Il plaide pour que l'école de la République accorde toute sa place à son enseignement.
    Manifeste pour la reconnaissance d'une langue de France, cet ouvrage est aussi un plaidoyer pour l'ouverture culturelle et le plurilinguisme.

  • François Mitterrand, une force tranquille...
    " Vingt ans après sa mort, cent ans après sa naissance, François Mitterrand n'a jamais été aussi nécessaire. Le temps a fait son oeuvre. L'agressivité de circonstance a reflué. Les déçus permanents ont mis de l'eau dans leur vin aigre. Surtout, les historiens ont fait la part des choses. Ils ont redonné du crédit à une oeuvre majeure, à un double septennat progressiste et libérateur, où la justice et l'égalité ont gagné beaucoup de terrain. J'ai accepté avec ferveur de faire revivre la mémoire d'un président de gauche qui a fait de moi son ministre de la Culture et de l'Education. Je me suis confronté à l'ensemble de l'action du politique et de la vie de l'homme, avec ses méandres, ses silences, ses échecs. Mais aussi et surtout, avec sa constance dans les convictions, son acharnement dans la bataille, son brio dans l'accomplissement de sa tâche. J'ai été le partenaire de François Mitterrand dans cette entreprise de transformation des mentalités et des attitudes d'un pays qui avait besoin de s'émanciper, de se moderniser. Nous n'avons pas toujours été d'accord sur tout, mais jamais cela n'a jamais altéré notre proximité confiante, notre enthousiasme fidèle. J'ai été un ami admiratif, un compagnon chaleureux, un soutien offensif et créatif.
    Je suis heureux de faire revivre cet acteur majeur du changement et de conjuguer son souvenir au présent de l'incitatif. "

  • « Notre patrimoine n'est pas réductible à Versailles, au Louvre, au Mont-Saint- Michel, à la basilique de Vézelay, ou au palais des Papes... Il est l'ensemble des biens que nous allons léguer aux générations futures, nos paysages, nos maisons, le dessin de nos villes, les bancs sur lesquels nos enfants iront s'asseoir, les rues dans lesquelles ils se promèneront, les places où ils se rencontreront.
    Les touristes qui viennent par millions visiter nos villes ne les traversent pas en apnée, de leur hôtel aux monuments, en se bandant les yeux. Ils veulent goûter aussi à notre art de vivre et à la diversité extraordinaire de nos paysages. Préservons cette richesse. Empêchons son enlaidissement.
    Il est temps que le respect de la beauté passée se double d'une exigence de la beauté à venir. Le «patrimoine» ne doit pas être seulement le mot sacré représentant d'un temps vertueux et révolu. Le soin consacré à certains espaces et monuments bien définis doit s'appliquer aussi à tout ce qui fait notre quotidien, le patrimoine de demain, les lieux collectifs, les transports publics, les zones périphériques, le mobilier urbain.
    Des générations ont façonné le visage de la France. Pour éviter que la nôtre ne la défigure pour longtemps alors que le concert des intérêts à court terme est assourdissant, nous devons réveiller notre capacité à embellir notre pays. ».

    À l'occasion des 30 ans des Journées du Patrimoine, Jack Lang sort de son silence pour s'indigner ouvertement de la laideur qui menace quotidiennement le territoire français. Celui qui avait lancé l'opération « Levez les yeux » pour sensibiliser les enfants à la beauté de leur patrimoine a décidé de pousser un « coup de gueule ».

  • Éclats : fragments de l'étonnante aventure qui a fait de Nancy le haut lieu du théâtre mondial : garçons et filles venus, de tous les pays, jouer, parler, chanter, créer ensemble ; fragments de l'expérience de Chaillot, interrompue par le pouvoir, émerveillement brisé par le règne des faux semblants. scandales et bruits de ceux qui vivent vrai, chantent leur vie, délient leurs gestes et aussi des prisonniers, des écrasés, des opprimés de partout trouvant la force de crier leur révolte. lumières éparses sur l'espoir d'une autre culture, l'agonie de la vulgarité, la familiarité des choses belles, des hautes ambitions de plaisir et de fête. feux qui éclairent et réchauffent hommes et femmes libres, debout à la peine et à la joie.

  • Éclats : fragments de l'étonnante aventure qui a fait de Nancy le haut lieu du théâtre mondial : garçons et filles venus, de tous les pays, jouer, parler, chanter, créer ensemble ; fragments de l'expérience de Chaillot, interrompue par le pouvoir, émerveillement brisé par le règne des faux semblants. scandales et bruits de ceux qui vivent vrai, chantent leur vie, délient leurs gestes et aussi des prisonniers, des écrasés, des opprimés de partout trouvant la force de crier leur révolte. lumières éparses sur l'espoir d'une autre culture, l'agonie de la vulgarité, la familiarité des choses belles, des hautes ambitions de plaisir et de fête. feux qui éclairent et réchauffent hommes et femmes libres, debout à la peine et à la joie.

  •       "Lorsque j'ai su que vous étiez nommé ministre de l'Education nationale, j'étais plutôt confiant: il me semblait que nous partagions une même foi en l'école et en ses professeurs. J'avais même pour vous, je peux bien le reconnaître, estime et considération: vous me paraissiez modéré, intelligent, cultivé, fin connaisseur du ministère, toutes qualités nécessaires pour servir la cause de l'éducation avec honnêteté et ambition [...]. Cinq mois plus tard, coup de théâtre: sans la moindre consultation, vous décidez d'anéantir ce que vous aviez encensé. Les programmes que vous portiez hier aux nues sont soudainement voués aux gémonies [...]. Comble de l'imposture: vous proclamez un retour aux apprentissages fondamentaux, tout en organisant leur affaissement.       "Un maître mot résume votre plan: paupérisation. Cette école au rabais, vous la fondez sur trois principes: la réduction du temps réservé au service public de l'école, l'appauvrissement des programmes et des contenus, l'asphyxie des moyens. Trois principes camouflés sous vos annonces martiales d'un retour aux sources, qu'en réalité vous asséchez.... C'est aux parents et à leurs enfants que je pense, aux professeurs, à tous ceux qui, abusés par vos manipulations, sont en plein désarroi. Ma volonté est de les aider à comprendre les réalités de la régression en cours et de rétablir la vérité."

  • Divorce entre le pouvoir politique et le peuple, dévaluation de la chose publique : autant de symptômes d'un malaise civique grandissant. Les causes de ce malaise ne sont-elles pas à rechercher dans l'inadaptation de nos institutions ? La France ne souffre-t-elle pas d'une crise de la représentation, de l'abaissement de son Parlement, bref du carcan d'un régime largement dépassé ? La Ve République n'a-t-elle pas fait son temps ? Le moment n'est-il pas venu de repenser et de reconstruire, dans ses fondements, tout notre système politique ?C'est en sa double qualité d'homme politique mais aussi de professeur agrégé de droit que Jack Lang appelle, dans ce livre, à l'urgence d'une nouvelle donne constitutionnelle pour la France.

  • " Je n'ai pas encore l'âge de voter lorsque la Constitution du général de Gaulle est adoptée en 1958. À cette époque, aux côtés de Pierre Mendès France, je m'engage résolument contre ce texte.
    Depuis lors, je me bats pour obtenir la transformation d'un régime qui étouffe le Parlement, nie les droits de l'opposition et abaisse les citoyens.
    Cette obsession est le fil conducteur de mon engagement civique.[.] " Pourquoi évoquer à nouveau la révision constitutionnelle du 21 juillet 2008 alors que cet épisode de notre vie politique est vraisemblablement, aux yeux de beaucoup, déjà relégué aux oubliettes ? Pourquoi argumenter encore et encore sur une cause désormais entendue ? Tant pis, en tout cas, pour ceux qui feignent de s'indigner que j'en fais trop sur ce sujet : pour la démocratie, c'est mon intime conviction, on n'en fait jamais assez, voilà tout."

  • J'aime l'école. J'ai été professeur moi-même, c'est le plus beau métier du monde. J'aime l'enseignement. Pour le partage. Pour cette dimension socratique qui grandit celui qui enseigne autant que celui qui est enseigné. J'ai vécu, intimement, ce sentiment de joie que l'on ressent quand les étudiants réussissent. J'ai éprouvé, douloureusement, ce terrible sentiment d'impuissance lorsqu'ils échouent. De tout ce que j'ai entrepris dans ma vie, enseigner est ce qui m'a donné le plus de bonheur. Je sais que les enseignants sont prêts à donner toute leur énergie, pour faire réussir les élèves, dès lors que l'Éducation nationale ne leur laisse pas l'ombre d'un doute sur le fait qu'elle est avec eux, à leurs côtés, dans cette tâche immense et, parfois, épuisante. C'est face à la montée de ce sentiment d'abandon, qui me revient de toutes parts, que j'ai pris la décision de sortir de mon silence. Ce livre est né d'une colère.

  • À l´approche du trentième anniversaire du 10 mai 1981, je me suis plongé dans mes archives personnelles.

    Consultant ces documents, le désir m´est venu de tenter de raviver ces moments de vie, de coucher sur le papier mes sensations d´alors, mes impressions, mes souvenirs avant qu´ils ne se perdent, de rassembler des pièces d´un puzzle à jamais incomplet.

    De faire revivre au présent un ami qui nous manque.

    J. L.

  • Qu'est-ce qui permet le passage d'une idée à sa réalisation ? Grâce à qui et à quoi - qualités des personnes, contexte, "retournement" des contraintes, imagination, audace - les choses se font-elles, en matière politique et culturelle ? Au-delà du pur plaisir du récit, telles sont les questions que pose ce livre dans lequel Patrick Bouchain et Jack Lang racontent vingt ans de projets communs. Avec un espoir : contribuer à transmettre la liberté et la joie d'entreprendre, et donner à de nombreux lecteurs le désir de s'emparer du pouvoir de faire - pour agir, penser, partager, révéler les possibles ignorés.

  • « L'enseignement du fait religieux dans l'école du peuple n'exige pas moins mais plus de laïcité. C'est notre façon de poursuivre le chemin des Lumières que d'ouvrir au savoir les "mystères" du croire. Je ne sais si "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas". Je sais seulement que fermer les yeux sur ce qu'il est déjà ne peut qu'assimiler ce qu'on appelle "la revanche de Dieu" à un retour de bâton en pleine figure. » Régis Debray « L'école a besoin de sérénité. Seul un débat apaisé et une plus grande rigueur, à l'écart des emballements médiatiques, nourriront cet enseignement de l'histoire des religions qui fortifie le citoyen et doit faire consensus, au-delà des croyances et des opinions de chacun. » Jack Lang Régis Debray est professeur de philosophie. Il est notamment l'auteur de Dieu, un itinéraire. Jack Lang, ancien ministre, est président de l'Institut du monde arabe. 

  • Michel-Ange

    ,

    • Fayard
    • 19 Septembre 2012

    Michel-Ange est un mythe. De 1475 à 1564, l´artiste fut observé comme nul ne l´avait jamais été avant lui. De Florence à Rome, de Bologne à Carrare, le Toscan fut courtisé et sollicité, jusqu´à ne plus s´appartenir lui-même. Lieu de convoitises princières et de désirs pontificaux, Michel-Ange a cristallisé les espoirs comme les hantises d´une société, parfois malgré lui, souvent en dépit de sa solitude. Sa vie est celle d´un homme capable d´exhumer le passé, de singer le réel, de sculpter la neige et de peindre en voltigeur. De tout abandonner et de ne rien lâcher. Une vie exténuante, volontiers divine, une vie de misères et de splendeurs que d´aucuns ont tenté de relater, souvent partiellement, toujours partialement. Ce livre se propose de revenir sur cette vie et les chefs-d´oeuvre qui la peuplent. De revenir sur les malentendus et les silences, sur les faits avérés comme sur les épisodes légendaires, puisque la fortune de Michel-Ange, cette idole païenne, doit aussi bien à la fable qu´à la réalité. On découvrira ainsi une oeuvre inscrite dans la cité, objet d´ambassades et d´assemblées, de guerres souterraines et de luttes intestines, de faits du prince et de choix du peuple. On lira ainsi un héraut de la chose publique, un partisan du bien commun, un saltimbanque irrésolu, un fils prodigue, un clown triste, un génie autoritaire, un amant éploré, un homme seul, si seul. Un homme qui acheva rarement ses oeuvres, laissant au temps et au regardeur le soin de les compléter. Un artiste éminemment politique.

  • Une enquête réalisée dans 123 pays par les ambassades françaises. La marche des femmes vers l'égalité des droits paraît le plus souvent entravée. L'élan de la décennie précédente se brise sur la montée des intégrismes religieux et la violence spécifique des conflits armés à l'égard des femmes. Seules les politiques volontaristes, protectrices des femmes sont efficaces.

  • Professeur agrégé de droit public, mendésiste et anti-colonialiste dès dix-sept ans, initiateur à vingt-quatre ans du Festival mondial de théâtre de Nancy puis directeur à trente-trois ans du Palais de Chaillot, avant de s'engager auprès de François Mitterrand : Jack Lang est le seul ministre à avoir appartenu à tous les gouvernements du président socialiste, dont il a souvent partagé l'intimité familiale. En cette année de cinquantenaire du ministère de la Culture, on se souvient qu'il resta rue de Valois aussi longtemps qu'André Malraux. En outre, depuis la Libération, aucun autre que lui n'a exercé à deux reprises les fonctions de ministre de l'Education nationale. Jack Lang peut se prévaloir d'un parcours riche d'idées, d'initiatives et de rencontres - en France et à l'étranger - éclairant utilement toute une part de notre histoire contemporaine. Il en est toujours un acteur majeur. Sans reniement ni renoncement, Jack Lang s'estime moins contraint aujourd'hui par les enjeux partisans. Fort d'une popularité intacte, il entend désormais user pleinement de cette liberté au service de son idéal et de notre pays. Jean-Michel Helvig est journaliste. Ancien directeur adjoint de la rédaction de Libération, il collabore aujourd'hui au Républicain lorrain et à La République des Pyrénées.

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