Jacqueline Phélip

  • La loi du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale a octroyé aux JAF le pouvoir d'imposer une résidence alternée, au nom de «l'intérêt supérieur de l'enfant». Cet «intérêt supérieur» constitue une formule théorique qui désigne essentiellement l'intérêt des parents. Ces enfants de 0 à 6 ans, mais parfois plus âgés, sont très souvent traités comme des biens indivis qui relèveraient d'un droit de propriété. Ils sont donc partagés, condamnés à mener une double vie, sans repère fixe affectif ni géographique, avec toutes les conséquences qui s'ensuivent sur la construction de leur personnalité. Malgré les travaux des pays anglo-saxons qui nous ont précédé dans la voie de la résidence alternée et en constatent les méfaits chez nombre d'enfants, la loi définitive a durci sur certains points la proposition initiale. Le présent livre a pour objet de briser cette quiétude, d'informer, d'interpeller les consciences, de provoquer si possible une réaction politique pour modifier le texte de loi.

  • Dans ce livre sont décrits avec précision pour la première fois, à partir de processus thérapeutiques engagés par des pédopsychiatres, les troubles affectifs présentés par beaucoup d´enfants en résidence alternée. Plusieurs avocats exposent par ailleurs de manière détaillée le dysfonctionnement des institutions judiciaires dans le domaine du droit d´hébergement. Pour la première fois aussi sont exposés les travaux scientifiques les plus récents, notamment américains, concernant la résidence alternée et le syndrome d´aliénation parentale (SAP). Il devrait être maintenant impossible d´évoquer les problèmes liés à la résidence alternée et au concept de SAP sans y faire référence.

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