Jacques Pelletier

  • Les analyses réunies dans ce recueil de texte représentent autant de coups de sonde dans une des oeuvres les plus vastes du corpus littéraire québécois contemporain. Les approches sont multiples, les lectures proposées sont exploratoires. Le but visé par les auteurs de ce livre est simple : redonner sa place à l'oeuvre de celui qui semble maintenant plus connu comme auteur de téléroman. Mis à part une brillante lecture de l'essai Monsieur Melville, les auteurs de ce livre se consacrent exclusivement à l'oeuvre romanesque de Victor-Lévy Beaulieu.

  • Profondément affaiblie et divisée, apparemment réduite à l'impuissance et à l'insignifiance politiques, la gauche québécoise serait-elle en voie de disparition ?
    Cette question s'impose d'emblée compte tenu du décalage ahurissant existant entre la réalité socio-économique désastreuse de notre société et sa traduction, totalement déformée, sur le plan politique institutionnel. Comment expliquer cette contradiction et surtout comment la dépasser ?
    Cette question sert de fil conducteur à la réflexion de Jacques Pelletier dans le premier chapitre de cet essai qui traite également de quelques enjeux majeurs dans la conjoncture intellectuelle du Québec actuel : le « révisionnisme » dans l'interprétation de cette société et de son évolution depuis l'après-guerre, le statut et la fonction de l'intellectuel dans le monde moderne, le rôle de la recherche dans la nouvelle « économie du savoir ».
    Ces problèmes sont abordés à travers la figure de quelques auteurs marquants de notre temps, dont Hermann Broch, André Laurendeau et Pierre Vallières. Chacun à sa manière, ces écrivains et intellectuels se sont confrontés à l'époque, tentant de la comprendre, mais aussi et surtout de la transformer.

  • Décrite par plusieurs comme un paquebot à la dérive, balloté sur une mer déchaînée, l'université aurait-elle atteint le stade terminal, celui du naufrage définitif ? La question peut paraître paradoxale, sinon contradictoire, au vu de son expansion et de sa diversification, au rythme de la croissance de la demande de main d'oeuvre ultra spécialisée que requiert le marché du travail et de la prolifération des besoins nouveaux générés par notre société d'hyperconsommation.
    Cette explosion déferlante risque toutefois de s'avérer un leurre, dissimulant et masquant la disparition de l'idée fondatrice de l'université telle que nous l'avons connue jusqu'ici et des formes institutionnelles concrètes dans lesquelles elle s'est incarnée historiquement. Une fin de partie définitive de ce pilier fondamental de nos sociétés modernes, sa mise à mort, est donc tout à fait plausible et on peut craindre hélas qu'il ne restera bientôt plus que le requiem d'une université défunte à entonner, à moins d'un très improbable sursaut.
    C'est la thèse centrale que défend l'auteur qui aborde également d'autres question sensibles, dont les rapports entre le nationalisme identitaire et la xénophobie, et plus particulièrement l'islamophobie dans le Québec d'aujourd'hui : réalités indépendantes ou liées par des relations de causalité, directe ou indirecte, et de quel ordre ?

  • L'oeuvre de Victor-Lévy Beaulieu est énorme, colossale. Elle domine de sa masse gigantesque l'ensemble de la production littéraire québécoise contemporaine. Elle comprend plus de soixante-dix titres, écrits sur près d'un demi siècle, et dans les genres les plus divers, du roman à l'essai critique, en passant par le théâtre, le scénario de film, le téléroman, la chronique littéraire et politique.
    Immense, cette oeuvre est aussi complexe et multiple, irradiant dans plusieurs directions à partir toutefois d'un axe central, « La vraie saga des Beauchemin », qui lui assure une profonde cohérence. Inaugurée en 1969 avec Race de monde ! et maintenant complétée avec la publication récente d'Antiterre, conclusion de cette puissante « récréation mythologique des pays québécois », elle s'offre comme une saisis¬sante métaphore du Québec contemporain.
    Il fallait, pour rendre à terme ce projet démesuré, un écrivain totalement voué à son oeuvre, possédé et porté par une fureur créatrice sans égale, l'homme-écriture qu'est devenu, au fil du développement de son entreprise, Victor-Lévy Beaulieu.

  • Au coeur d'un printemps parisien tardif, le frêle cadavre de Vincent Guyon est trouvé nu devant la résidence de son père, un riche banquier. Pour éviter le salissage de la réputation de son fils - et surtout de la sienne ! -, l'homme d'affaires, qui réside dans le Ier arrondissement, fait jouer ses contacts pour que la DGSI, plus discrète que la Police judiciaire, soit chargée de l'enquête.
    Or, face à la pression médiatique, Gonzague Leclercq, à qui la tâche a été confiée, doit vite la céder à la PJ. Il pourra cependant poursuivre officieusement ses recherches, mais avec un seul homme et un budget ridicule ! Il s'entoure donc de consultants non rémunérés comme son ami Théberge - l'autre Gonzague -, en vacances dans la ville lumière, et Victor Prose, l'écrivain dont les théories littéraires tissent des parallèles entre les mécanismes de la narration fictionnelle et ceux de crimes bien réels.
    Quand, à la suite de la découverte de deux corps de petit gabarit dans le IIe arrondissement puis de trois autres dans le IIIe, l'opinion publique s'embrase sur les réseaux sociaux, l'équipe de Leclercq - pas plus avancée que la PJ - sait néanmoins qu'elle doit avant tout répondre à une question primordiale : quelle histoire raconte-t-on à travers ces crimes sordides et, surtout, qui en est le narrateur ?

  • Machine god

    Jean-Jacques Pelletier

    La crucifixion d'un archevêque, diffusée en direct sur les écrans géants de Times Square, puis un imam retrouvé décapité, sèment l'inquiétude parmi la population : est-ce le début d'une série de meurtres à caractère religieux ou le second n'est-il qu'une réponse au premier ?
    Le lieutenant Calvin Chase se pose ces questions quand il est approché par une agente de la DGSI française, Laurence Parraud. Malgré ses réticences, il accepte sa collaboration, car ses sources se révèlent trop fiables pour être ignorées.
    Or, plusieurs des indices recueillis pointent vers un seul suspect : Victor Prose, un écrivain disparu depuis deux ans et connu pour avoir collaboré avec les services secrets français. Mais, aux yeux de Parraud, tout ça paraît trop facile et elle a l'impression, tout comme Chase, qu'on cherche à téléguider l'enquête.
    Ce que l'officier new-yorkais ignore, c'est que sa nouvelle consoeur porte plusieurs noms, dont celui de Natalya Circo, une tueuse à gages qui a des raisons particulières de s'intéresser à Prose. Et si elle a presque réussi à convaincre Chase de son innocence, la résurrection du blogue de son « ex » et les propos acides qu'il y publie la poussent à douter : et si, de philosophe lucide, Victor s'était métamorphosé en idéaliste malsain ?

  • Le point de vue économiqueL'intervention gouvernementale au CanadaLe marché politiqueLe problème allocatifLe mécanisme de prixLe problème distributifLa tarification des services publicsLe contrôle des prix Le contrôle des loyersLe soutien des prixLa fiscalitéLa pollution et autres effets externesLes biens publicsLe libre-échangeLe rôle de l'économiste

  • Rejoignant Klaus, son amant, au sortir de l'avion, Claudia voit la tête de celui-ci exploser entre ses mains. Dès lors, son univers bascule : harcelée, terrorisée, elle se retrouve au milieu d'intrigues internationales où, entre autres choses, un groupe mystérieux fait chanter plusieurs multinationales. Quel complot se cache derrière ce chantage ?
    Aidée - ou utilisée ? - par une agence de renseignements parallèle, sans existence légale, Claudia veut venger son amant et se découvre un allié inattendu : Bamboo Joe, l'agent secret aux allures de moine zen en complet cravate. Mais il y a aussi Limbo, le tueur à gages aux prises avec les souvenirs torturants de son passé. De quel côté est-il ? Et pourquoi certaines personnes persistent-elles à parler de Klaus comme s'il était encore vivant ?

  • Trafiqué, cet héritier amnésique et mutilé que deux organisations internationales traquent, s'arrachent et se renvoient dans un chassé-croisé de pièges et de complots ?
    Trafiqué, ce passé qu'on lui a volé et dont il ne lui reste que des « absences » et des cauchemars peuplés de piranhas ?
    Trafiqué, ce lien qui l'unit à Véronique, l'étrange reporter qui s'attache à ses pas ?
    Du rio Das Mortes à Québec en passant par Montréal et Diamantina, Karl Adamas Thornburn tente de percer à jour les machinations du Rabbin, de déjouer les attentats de Bort, de mettre en échec la mécanique élaborée par l'homme de Londres pour accaparer son héritage et contrôler le marché mondial du diamant mais, surtout, il essaie de faire la lumière sur son passé... et d'y survivre !

  • Pour l'inspecteur Théberge, tout débute avec la découverte, dans la voiture d'un gestionnaire, du corps totalement exsangue d'une danseuse de club. Or, quelque temps plus tard, le milieu financier de Montréal est secoué par les décès - mort suspecte, suicide, assassinat - de plusieurs gestionnaires et par la « disparition » de 750 millions de dollars des coffres de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Y aurait-il un lien entre tous ces événements ? se demande l'inspecteur. Et qui donc aurait intérêt à faire croire qu'un vampire hante les rues de Montréal ?
    Pour F, la directrice de l'Institut, tout indique que le Consortium cherche à implanter au Québec une colossale machine à blanchir de l'argent. Patiemment, avec l'aide de Blunt, de Hurt, des Jones et de Chamane - un jeune hacker -, elle poursuit le travail d'analyse et d'enquête. Pour réussir à contrer encore une fois le Consortium, dont les moyens et les ramifications semblent sans limites, l'Institut devra s'engager dans une nouvelle et très inégale lutte...
    L'Argent du monde : un voyage hallucinant dans l'univers des fraudes financières et de la manipulation des individus.

  • 1996... Pour avoir démantelé Body Store, une organisation internationale de trafic d'organes, John Paul Hurtubise a subi de terribles représailles : ses enfants ont été « vidés » de tous leurs organes et ses proches, menacés de mort.
    1998... Souffrant du

  • LES FICTIONS :
    « Fragile comme des empreintes dans la neige », de Richard Ste-Marie ; « Le Faux-cils », de Johanne Seymour ; « La Ruée vers l'or », d'André Jacques ; « La Tête de violon », de Jean Lemieux ; « La Burqa de fer », de Jean-Jacques Pelletier.
    L'ARTICLE :
    « Conversation avec Norbert Spehner », de Philippe Turgeon.
    LES CHRONIQUES :
    « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».

  • Bain de sang

    Jean-Jacques Pelletier

    Certes, la découverte - au beau milieu de la vitrine d'une galerie d'arts de Montréal - d'un cadavre reposant dans une baignoire remplie de sang a fait sourciller l'inspecteur Dufaux. Mais ce qui l'a ébranlé, c'est la quantité de sang, car cela indique qu'au moins cinq ou six personnes ont été « saignées » pour obtenir un tel résultat. Il devra donc, avec son équipe de jeunes policiers marginaux, rechercher, outre l'identité du cadavre, qui sont les « donateurs » qui ont participé à cette mise en scène macabre. Hélas, les policiers n'ont, comme indices, que les signatures ADN trouvées dans la baignoire... et le répertoire des personnes récemment disparues de Montréal.
    Dufaux, qui doit en plus se défendre contre les attaques perfides des Affaires internes qui menacent de démanteler son équipe - paraîtrait qu'elle abrite une « taupe » ! -, devient donc très méfiant quand Lydia Balco, la directrice adjointe du SCRS, lui offre soudainement son aide.
    Or, devant l'étrangeté de son enquête et face à un tel appui providentiel, Dufaux ne peut arriver qu'à une seule conclusion : un terrible danger rôde, il est même en approche rapide ! Heureusement, sa femme, morte depuis près de trois ans, est là pour le conseiller !

  • Des cadavres, Henri Dufaux en a vu de toutes les sortes, mais celui-là... Vêtu d'un chic complet Dolce & Gabbana, l'homme, sourire aux lèvres, est allongé sur un banc de parc. Mis à part les deux balles reçues derrière la tête, on pourrait le croire heureux. Quant à la pièce d'or de la Monnaie royale canadienne, datée de 1979, découverte au fond de sa gorge, elle ne vient qu'amplifier l'énigme.
    Or, le meurtre est rapidement revendiqué par le groupe écologiste Vert Demain, qui assure que la victime - un banquier surnommé le « vice-président aux paradis fiscaux » par les initiés - était un rouage important du système d'exploitation et de saccage mené par les grandes minières canadiennes. Quand un deuxième cadavre « heureux » est découvert, cette fois avec une pièce d'or de 1980 dans la bouche, les craintes de Dufaux se confirment : c'est bien une série meurtrière qu'il aura à résoudre, et qui pourrait s'allonger drôlement puisque la Monnaie royale a gravé de telles pièces jusqu'en 2017.
    Et pour aggraver encore plus la situation, voilà que l'enquêteur rencontre un sinistre personnage, pourtant mort depuis des années... Puis son propre conseiller financier l'informe que lui-même, Henri Dufaux, est mort récemment !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En demandant à Mélissa Grégoire, à Jonathan Livernois et à Jacques Pelletier d'écrire sur Jacques Ferron, j'ignorais que la question nationale s'imposerait avec une telle force, et dans une tonalité aussi mélancolique. Quand, il y a quelques numéros, nous avons fait un Rétroviseur sur Hubert Aquin, nous nous attendions légitimement à quelques considérations nationalistes, ne serait- ce que pour dire sa manièrefort peu orthodoxe de servir la patrie. Et pourtant, non.


    Extrait du numéro 305 de Liberté, Ministère de la formation, L'éducation à l'ère du management.

  • Le dossier de ce numéro, dirigé par Michel Nareau et Jacques Pelletier, et comprenant des articles de Julien Desrochers, de Jimmy Thibeault, de Daniel Laforest, de François Ouellet et de Robert Dion, tente une première exploration collective de l'oeuvre foisonnante de Louis Hamelin. En plus de ces articles de fond, le dossier propose trois incontournables pour le chercheur en littérature contemporaine québécoise : un entretien avec l'auteur, un texte inédit et une bibliographie actualisée incluant tant l'oeuvre de Louis Hamelin que les articles qui en traitent. Aussi au sommaire de ce numéro, une étude de Louise-Hélène Filion sur la perception polémique de l'Autre dans Ça va aller de Catherine Mavrikakis et un essai de Jonathan Livernois à propos du livre de Jean Larose, Essais de littérature appliquée et de celui d'André Langevin, Cet étranger parmi nous.

  • Le numéro automnal de XYZ. la revue de la nouvelle a pour thème les armes. Cimetière devenant un champ de bataille, jeu de société qui tourne au supplice, invisibilité, secret complice, amour courtois ou adultère, voitures-béliers ou empoisonnement vengeur, les armes se font diverses et affutées. De l'intime au terrorisme, de la science-fiction au réalisme quasi journalistique en passant par le suspense et l'onirisme, les styles des nouvellières et nouvelliers le sont tout autant. Lisez Dominique Blondeau, David Dorais, Jean-Jacques Dumonceau, Jean Pierre Girard, Marie-Claude Leclerc, Stéphanie Pelletier, Michel Robert, Paul Ruban et Mario Yeault. Hors thème, lisez Caroline Guindon et Régis Normandeau. Ce numéro comprend aussi la nouvelle lauréate du concours de nouvelles 2018, Voir loin de Frédéric Hardel et les comptes-rendus des deux plus récents recueils de Gilles Archambault et de Nouvelles d'ici, d'ailleurs et de là-bas de Marie-Célie Agnant.

  • 1996... Pour avoir démantelé Body Store, une organisation internationale de trafic d'organes, John Paul Hurtubise a subi de terribles représailles : ses enfants ont été « vidés » de tous leurs organes et ses proches, menacés de mort.
    1998... Souffrant du

  • Pour l'inspecteur Théberge, tout débute avec la découverte, dans la voiture d'un gestionnaire, du corps totalement exsangue d'une danseuse de club. Or, quelque temps plus tard, le milieu financier de Montréal est secoué par les décès - mort suspecte, suicide, assassinat - de plusieurs gestionnaires et par la « disparition » de 750 millions de dollars des coffres de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Y aurait-il un lien entre tous ces événements ? se demande l'inspecteur. Et qui donc aurait intérêt à faire croire qu'un vampire hante les rues de Montréal ?
    Pour F, la directrice de l'Institut, tout indique que le Consortium cherche à implanter au Québec une colossale machine à blanchir de l'argent. Patiemment, avec l'aide de Blunt, de Hurt, des Jones et de Chamane - un jeune hacker -, elle poursuit le travail d'analyse et d'enquête. Pour réussir à contrer encore une fois le Consortium, dont les moyens et les ramifications semblent sans limites, l'Institut devra s'engager dans une nouvelle et très inégale lutte...
    L'Argent du monde : un voyage hallucinant dans l'univers des fraudes financières et de la manipulation des individus.

  • Pour l'inspecteur Théberge, tout débute avec la découverte, dans la voiture d'un gestionnaire, du corps totalement exsangue d'une danseuse de club. Or, quelque temps plus tard, le milieu financier de Montréal est secoué par les décès - mort suspecte, suicide, assassinat - de plusieurs gestionnaires et par la « disparition » de 750 millions de dollars des coffres de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Y aurait-il un lien entre tous ces événements ? se demande l'inspecteur. Et qui donc aurait intérêt à faire croire qu'un vampire hante les rues de Montréal ?
    Pour F, la directrice de l'Institut, tout indique que le Consortium cherche à implanter au Québec une colossale machine à blanchir de l'argent. Patiemment, avec l'aide de Blunt, de Hurt, des Jones et de Chamane - un jeune hacker -, elle poursuit le travail d'analyse et d'enquête. Pour réussir à contrer encore une fois le Consortium, dont les moyens et les ramifications semblent sans limites, l'Institut devra s'engager dans une nouvelle et très inégale lutte...
    L'Argent du monde : un voyage hallucinant dans l'univers des fraudes financières et de la manipulation des individus.

  • Quelques mois après l'élection à la tête du pays de Reginald Sinclair, le chef de l'APLD, les attentats terroristes reprennent au Québec, encore plus violents. Le GANG refait surface, d'autres groupes radicaux surgissent et le jeu des représailles et contre-représailles gagne en intensité. Dans les médias, plusieurs ré­clament ouvertement la partition de la pro­vince alors que d'autres exigent qu'Ottawa promulgue la loi sur les mesures d'urgence et envoie l'armée.
    Dans cette ambiance surchauffée, l'inspecteur-chef Théberge, aidé par les survivants de l'Institut, essaie tant bien que mal de juguler la nouvelle spirale de violence. Mais comment ramener le calme et l'ordre lorsque c'est la province tout entière qui s'embrase et qu'il devient de plus en plus évident que cette mise à feu a été programmée de longue date ?
    C'est dans les rues de Montréal mais aussi de Paris, New York, Drummondville et Londres - de même qu'au château de Xaviera Heldreth, en Bavière - que se joueront les derniers actes de ce drame.
    Le Bien des autres : un thriller inquiétant sur fond de contrôle des médias, de manipulation des foules et de détournement des institutions démocratiques.

    PRIX SAINT-PACÔME 2004

  • Autrefois la marque du terrorisme et des mouvements politiques radicaux, l'extrême devient la nouvelle normalité, tant pour les individus que pour les groupes. N'est digne d'intérêt que ce qui est extrême. N'est désirable que ce qui est extrême. Partout le message est le même: dans les médias, sur les écrans et sur les scènes, au musée et dans les stades, dans les cours d'école et les cliniques d'entretien en tout genre... N'existe que ce qui est extrême. À partir de ce panorama de la montée aux extrêmes, l'auteur tente de repérer des cohérences, d'identifier des logiques et de dégager des tendances ou des évolutions. Une hypothèse sert de guide à cette lecture: celle que la vie occidentale, autant dans sa réalité quotidienne que dans l'image qu'en propose l'univers du spectacle, est structurée par quatre logiques: celles de la drogue, du cancer, de la délinquance et de la pornographie. Ainsi s'expliquerait la quête de l'intensité qui semble être, pour de plus en plus d'Occidentaux, le coeur de la recherche du bonheur: une fébrilité permanente, dans tous les aspects de la vie, qui permettrait d'oublier la perte de sens. Frénésie myope et agitation à courte vue... Serions-

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