Jean Cluzel

  • Adversaires hier, partenaires aujourd'hui, associés demain, les pays d'Europe centrale et orientale ont résolument emprunté la voie difficile de la démocratisation et de l'économie de marché. La perspective de leur adhésion à l'Union européenne a été acceptée par le Conseil européen de Copenhague en juin 1993. Mais l'Union européenne ne saurait se contenter de leur proposer une ouverture économique. Elle doit aussi les inviter à partager, à nouveau, ses valeurs et sa culture. Or, dans l'immédiat, l'Europe centrale et orientale a surtout soif d'images nouvelles. Dans ce contexte, quelle doit être la stratégie audiovisuelle de la France ? Faut-il soutenir les chaînes publiques, avec lesquelles les opérateurs publics français ont l'habitude de travailler ? Faut-il, au contraire, soutenir les projets concurrents d'opérateurs privés ? Parce qu'en Europe centrale et orientale, il existe une profonde attente de la France, il revient aux Français de ne pas la décevoir...

  • Avis de tempête sur le palais du Luxembourg. En avril 1998, Lionel Jospin qualifie le Sénat d'« anomalie parmi les démocraties ». Depuis, la Chambre haute est au coeur d'une incroyable tourmente politique. La voici accusée - au choix - d'absolutisme, de cécité, d'immobilisme ou de gâtisme. C'est oublier que le Sénat n'est pas l'Assemblée nationale, qu'il représente le seul contre-pouvoir institutionnel de notre pays, et qu'il est l'émanation la plus fidèle de la province française. S'il n'était plus composé de parlementaires élus, notamment, par les conseillers municipaux, le Sénat se transformerait aussitôt en pâle clone de l'Assemblée nationale. Il n'y perdrait pas seulement son identité, mais aussi son utilité. C'est contre cette « modification transgénique » que s'élève Jean Cluzel, farouche défenseur du bicamérisme.

  • Avis de tempête sur le palais du Luxembourg. En avril 1998, Lionel Jospin qualifie le Sénat d'« anomalie parmi les démocraties ». Depuis, la Chambre haute est au coeur d'une incroyable tourmente politique. La voici accusée - au choix - d'absolutisme, de cécité, d'immobilisme ou de gâtisme. C'est oublier que le Sénat n'est pas l'Assemblée nationale, qu'il représente le seul contre-pouvoir institutionnel de notre pays, et qu'il est l'émanation la plus fidèle de la province française. S'il n'était plus composé de parlementaires élus, notamment, par les conseillers municipaux, le Sénat se transformerait aussitôt en pâle clone de l'Assemblée nationale. Il n'y perdrait pas seulement son identité, mais aussi son utilité. C'est contre cette « modification transgénique » que s'élève Jean Cluzel, farouche défenseur du bicamérisme.

  • Élu du peuple : ce livre est le récit d'un itinéraire politique, qui n'est peut-être pas dénué d'une certaine originalité. L'auteur, originaire du Bourbonnais, joue un rôle dans la Résistance, au sein d'un mouvement de jeunes. Après la Libération, il termine ses études à la Faculté de droit et à l'École des sciences politiques. Il refuse alors la carrière parisienne qu'il aurait pu mener comme beaucoup de ses amis, et choisit de retourner à la base. À Bransat, village de l'Allier, il reprend une petite entreprise familiale. Tout en menant sa vie professionnelle, il s'engage dans les institutions sociales, les comités d'expansion économique, les clubs. Il devient conseiller municipal, conseiller général, président de conseil général. Allant à contre-courant des modes et des idées reçues, mais fidèle à son idéal humaniste, il agit en équipe avec d'autres élus, dont il raconte, dans ce livre, les luttes, les échecs et les réussites. En 1971, son département l'envoie siéger au Parlement où il s'efforce, avec ses collègues, d'être à la fois l'interprète et le défenseur de la province. Pour lui, le destin des citoyens n'est pas lié à la seule bonne volonté des administrations ni du gouvernement. Il dépend, avant tout, des Français, que la démocratie fonctionne réellement mais si le pouvoir doit être rendu aux citoyens, encore faut-il qu'ils aient la volonté de le prendre. L'auteur fait cependant profession d'optimisme. Car la province bouge ; c'est un événement majeur de la fin du siècle. Il prend donc le pari des conséquences politiques de ce réveil. Ce livre, un récit ? Oui, mais aussi un appel aux jeunes pour qu'ils s'engagent dans la vie politique. Car l'idée du service public désintéressé, même si elle paraît aujourd'hui, à certains, bien naïve et démodée, reste plus que jamais nécessaire à la survie de la démocratie.

  • Donner aux élus locaux, aux citoyens, aux professionnels du commerce et de l'artisanat, aux consommateurs enfin, les moyens de se faire une opinion objective sur un sujet controversé - la loi d'orientation du Commerce et de l'Artisanat (Loi Royer) - tel est le but de cet ouvrage. À une époque de mutations rapides, le commerce et l'artisanat connaissent une crise d'adaptation, qui a provoqué l'éclosion de plusieurs mouvements, dont les plus marquants furent ceux de Poujade et de Nicoud. Contrairement à une opinion assez généralement répandue, cette loi ne tend pas à établir un nouveau corporatisme à base de protectionnisme boutiquier. Il s'agit, au contraire, de permettre la réintégration des commerçants et des artisans au sein de la société française, en leur donnant les moyens de s'adapter aux évolutions du temps présent. L'opinion publique fut particulièrement sensibilisée par l'institution des commissions départementales d'urbanisme commercial, appelées à contrôler - non à interdire - l'implantation de nouvelles grandes surfaces. La loi aborde en fait bien d'autres problèmes, à la solution desquels commerçants et artisans étaient attachés et, notamment : la justice sociale, l'égalité fiscale, la moralisation de la concurrence. Car, après l'échec des mesures partielles précédemment mises en oeuvre entre 1960 et 1972, il fallait avoir une vision d'ensemble, pour fixer des objectifs à long terme, dégager des moyens, et arrêter des échéanciers. Mais, ce qui n'est absolument pas connu : la loi assure également - et avec efficacité - la défense des consommateurs. La préface du Président Alain Poher donne tout son sens à ce livre écrit par celui qui fut, au Sénat, le Rapporteur de la Loi.

  • Qu'est-ce que la télévision française ? Un énorme budget qui a augmenté de 79 % en cinq ans ; trois chaînes ; près de 10 000 heures de programmes et - avec la radio - plus de 15 000 personnes. C'est aussi la vitrine de la France et le porte-voix de sa culture. C'est, enfin, une machine à laquelle la majorité des Français consacre une quantité croissante d'heures de loisirs, près d'un millier par an, en succombant dès l'enfance à ce qu'il faut bien appeler la télémanie. Est-il, dans la France d'aujourd'hui, sur les différents plans politique, moral et culturel, une question plus grave pour l'avenir ? Pour y voir clair, il est bon d'aller chez nos voisins pour observer comment, par exemple, ils parviennent à concilier le contrôle de l'État avec les exigences diverses des téléspectateurs. C'est ce que Jean Cluzel a fait ; il raconte ce qu'il a vu et entendu ; puis, à la lumière de cette expérience, il analyse la façon dont notre télévision assure sa triple mission d'information, de culture et de divertissement. Ce livre où vibrent les accents du pamphlet marque l'attachement de l'auteur pour cette merveilleuse machine ; il fait suite à "Télé-violence" et à "l'Argent de la télévision", rapport fait au nom d'une commission sénatoriale d'enquête. L'auteur suggère en conclusion que les Français - aussi bien hommes de télévision que simples usagers - s'interrogent sur leurs responsabilités pour que demain les choses aillent mieux.

  • Le paysage audiovisuel se transforme sous nos yeux. En attendant le mariage d'Internet et de la télévision, on assiste, avec la multiplication des chaînes diffusées par satellite, aux premiers effets de la révolution numérique qui nous font entrer dans l'ère de la surabondance, tandis que les États-Unis passent de la suprématie à l'hégémonie. Dans un espace audiovisuel désormais global et mondial, notre législation devra tenir compte de cette évolution et le secteur public s'y adapter. Il nous faudra en redéfinir les missions et lui assurer les moyens nécessaires, si l'on veut qu'il reste cette référence indispensable à la préservation de notre identité culturelle dans un monde soumis à la plus brutale des compétitions aussi bien culturelles que commerciales.

  • En France, tout ce qui concerne l'audiovisuel fait plus souvent appel à la passion qu'à la raison. Au sein de ce secteur en constante évolution tout s'entrechoque : règlements nationaux et européens, technologies, programmes, statuts, organisations... Qui pouvait imaginer cette situation, il y a un demi-siècle, alors qu'existait seulement la radio, ou, comme l'on disait à l'époque, la TSF ce petit stratus annonciateur du déluge médiatique ? Actuellement, les Français consacrent plus de trois heures par jour à la télévision ! Nous détenons peu de records mondiaux, mais celui du nombre de réformes de l'audiovisuel et celui de leur échec régulier ne sont contestés par personne. Jusqu'à quand la France continuera-t-elle à se construire des lignes Maginot ? Jusqu'à quand, dans une compétition internationale sans merci -celle de l'audiovisuel refusera-t-elle de prendre la place qui pourrait être la sienne, l'une des toutes premières ? Telles sont les analyses présentées et les questions posées par Jean Cluzel. D'où les sept tomes d'une synthèse qui - après une préface générale de Dominique Wolton - prend appui sur une vingtaine de rapports sénatoriaux.

  • En France, tout ce qui concerne l'audiovisuel fait plus souvent appel à la passion qu'à la raison. Au sein de ce secteur en constante évolution tout s'entrechoque : règlements nationaux et européens, technologies, programmes, statuts, organisations... Qui pouvait imaginer cette situation, il y a un demi-siècle, alors qu'existait seulement la radio, ou, comme l'on disait à l'époque, la TSF ce petit stratus annonciateur du déluge médiatique ? Actuellement, les Français consacrent plus de trois heures par jour à la télévision ! Nous détenons peu de records mondiaux, mais celui du nombre de réformes de l'audiovisuel et celui de leur échec régulier ne sont contestés par personne. Jusqu'à quand la France continuera-t-elle à se construire des lignes Maginot ? Jusqu'à quand, dans une compétition internationale sans merci -celle de l'audiovisuel refusera-t-elle de prendre la place qui pourrait être la sienne, l'une des toutes premières ? Telles sont les analyses présentées et les questions posées par Jean Cluzel. D'où les sept tomes d'une synthèse qui - après une préface générale de Dominique Wolton - prend appui sur une vingtaine de rapports sénatoriaux.

  • Quelle stratégie pour l'audiovisuel français en Europe? Présente l'application du traité de Rome et de celui de Maastricht à l'audiovisuel.

  • L'évolution du rôle de la télévision de 1974 à 1992 : le divertissement, l'image au détriment du concept et les cent visages de la violence à la télévision.

  • Retrace l'histoire d'une action publique conduite, durant un quart de siècle (1967-1992), par le sénateur Jean Cluzel dans l'Allier.

  • Le point sur les structures des budgets locaux et les concours de l'Etat, les emprunts dans la trésorerie des collectivités, la fiscalité locale, l'action législative du Sénat de 1982 à 1989.

  • Une histoire des différents textes concernant la presse.

  • Une analyse de l'étendue du pouvoir du Président de la République et de son évolution en fonction de la régionalisation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Depuis qu'en 1799 a été établie, sous le nom Sénat, une assemblée dont la mission soit d'incarner la sagesse politique, les constitutions successives l'ont profondément remodelée. À vrai dire, il y a plus homonymie qu'analogie réelle entre les chambres qu'on a désignées par ce nom vénérable durant bientôt deux siècles, de la Constitution de l'An VIII à celle de 1958. Ces changements n'ont jamais été sans une profonde signification politique. On pourrait sous doute avancer que l'existence ou la non-existence du Sénat et le statut qu'il a reçu à chaque renaissance ou redéfinition ont été les signes les plus révélateurs de la dose de démocratie réelle voulue pour chaque régime. Dans l'ensemble, il s'est produit une remarquable évolution, qui, d'un Sénat oligarchique et aristocratique, a fait aujourd'hui un Sénat démocratique : il constitue la meilleure garantie de la démocratie à l'échelle du pays tout entier. Et pourtant, le Sénat est souvent mal connu, le sénateur souvent méconnu, sauf lorsqu'il s'agit, pour le Sénat, de rappeler aux grands principes de la démocratie et, pour le sénateur, d'être intercesseur et mandataire de ce corps souffrant qu'est la France rurale. Quels enjeux pour demain ? Demain, va se jouer la place de la France dans l'Europe. Faudra-t-il un Sénat pour la Communauté européenne ? Certainement. Un régime présidentiel en France ? Pourquoi pas ? Mais alors bien équilibré ; à condition qu'il puisse apparaître non comme une exigence abstraite, mais comme le couronnement de l'édifice fondé en 1958 et 1962. Pour une fois, au lieu de démolir pour reconstruire... de quoi démolir encore, nous réussirions, en France, à conserver ce qui est solide pour en faire le support de ce qui est souhaitable. Une réflexion nourrie d'Histoire, mais aussi d'une expérience parlementaire de quelque vingt ans passés au Palais du Luxembourg.

  • Pour répondre à ces deux questions, l'auteur expose que le bicamérisme s'est installé en connaissant trois formes différentes sous les IIIe, IVe et Ve Républiques. Deux points forts se dégagent de ses analyses. Le premier, pour justifier, au bénéfice du monde rural, la composition du corps électoral sénatorial, afin que soient démocratiquement représentées les 36 768 communes. Le second, pour rappeler que la majorité de l'Assemblée nationale, avant de décider en dernier ressort, doit connaître et, si possible, entendre les raisons d'une autre analyse politique que la sienne. Le rôle du Sénat est d'autant plus indispensable que la majorité de l'Assemblée nationale, depuis 1981, change à tout moment. Le Sénat est indispensable lorsqu'il veille à une bonne collaboration financière entre l'État et les collectivités territoriales afin que celles-ci puissent correctement exercer leurs responsabilités. Il est indispensable lorsqu'il incite les pouvoirs publics à développer les nouvelles technologies de la communication au service du savoir et de la culture pour assurer véritablement l'égalité des chances. Il est indispensable lorsqu'il participe à l'élaboration de la citoyenneté européenne dans l'esprit de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Ce livre n'oublie ni le cumul des mandats, ni le cumul des fonctions. Encore faut-il savoir qu'un sénateur ne tente pas, comme un député, de conquérir une circonscription au nom d'un parti. Il est, au Palais du Luxembourg, le délégué des communes, cellules vivantes de la République et Léon Gambetta, en 1875, ne souhaitait pas qu'il en fût autrement. Qui voudrait toucher à une Institution aussi indispensable à la République ?

  • Tire les conséquences des insuffisances ou des dysfonctionnements les plus patents, mais aussi met en lumière les réalisations les plus intéressantes. Ceci afin d'attirer l'attention sur les opportunités à saisir dans l'intérêt de la présence audio-visuelle française en Asie orientale.

  • En France, il existe deux presses. La première, - héritière, à la Libération, de celle issue de la Résistance -, se considère comme un service public, usager d'un autre service public, La Poste. Elle gère des structures coopératives - pour la distribution ou l'achat de papier - qui bénéficient de situations de monopole. Elle est structurée en petites entreprises, indépendantes, mais insuffisamment capitalisées. De plus, la stagnation de ses ventes assombrit ses perspectives d'avenir. La seconde - formée autour de la presse magazine - se veut une industrie. Elle est, soit structurée au sein de groupes, parfois multimédias, soit adossée à des conglomérats d'entreprises dont elle ne constitue qu'une activité accessoire. Davantage que des subventions, elle réclame un véritable droit de la concurrence, des relations de client à fournisseur avec La Poste, ainsi qu'un environnement législatif lui permettant d'évoluer vers le multimédia. En 1997, les aides publiques à la presse totalisent plus de 8,7 milliards de francs, soit 12 % de son chiffre d'affaires ; pourtant, les critiques concernant ces aides pleuvent de tous côtés, et chacun s'accorde à reconnaître que l'ensemble du système est inadapté, inefficace, et qu'il entraîne des effets pervers. En cette fin de siècle, la situation de la presse française est donc inquiétante ; elle l'est par l'ankylose de certaines de ses structures de fabrication et de distribution ; elle l'est aussi par l'influence qu'exerce l'État sur la répartition des recettes publicitaires et celle de La Poste, enfin sur ses dépenses de transport. L'affaire est importante, puisque la presse participe à la formation de l'opinion publique et que son indépendance financière est nécessaire au bon exercice de ses responsabilités ; c'est pourquoi fragiliser la presse revient à fragiliser la démocratie.

  • Un essai qui tente de clarifier les missions du secteur public en matière d'audiovisuel, en même temps qu'il définit son périmètre, ainsi que ses règles de fonctionnement et de financement.

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