Jean-Francois Nadeau

  • « Notre époque est accablée par la dictature de l'actionnariat. Il est convenu d'avance qu'il faut se résigner devant les frontières fixées par ceux qui imposent une réalité dogmatique établie à leur seul profit. Cette béatitude entretenue par les chants des sirènes de la consommation se voit présentée comme une précieuse bénédiction. Tout s'est évidé de perspectives humanistes, mais nous sourions. Il ne reste plus guère de nous qu'un sourire suspendu dans l'air du temps, comme celui du chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, cet animal étrange qui continue de montrer le sien une fois que tout de lui a pourtant disparu. Bien des possibles révoqués demandent aujourd'hui à être totalement réinventés. C'est l'idée qui sous-tend la plupart des textes rassemblés ici. »

  • Recueil de textes de Jean-François Nadeau. Avant propos: « Certains des textes publiés ici sondent les servitudes de notre monde barbelé d'angoisses, un monde où l'appétit pour la ­guerre sous toutes ses formes me semble de plus en plus grand. D'autres s'attachent à exprimer mon estime pour quelques figures particulières, qui ont contribué à la prise de conscience qu'un autre monde reste non seulement souhaitable, mais ­possible.»

  • Pour Robert Rumilly, les idéaux de la Révolution française ont souillé la France. Il s'exile alors au Canada et, à compter de 1928, s'engage dans une activité intellectuelle frénétique qui a marqué son temps. On lui doit pas moins de quatre-vingt-onze livres, dont l'Histoire de la province de Québec en quarante-et-un volumes, sans compter les brochures et les conférences. Écrivain hors du commun, Rumilly se démarque aussi par son rôle de rassembleur infatigable des intellectuels de droite de son époque. Passionné par la vie politique, il organise des rapprochements entre des personnages marquants, tels Maurice Duplessis, Camillien Houde, Henri Bourassa, René Chaloult, et même Conrad Black. Son énergie est surtout consacrée au service de l'Union nationale de Duplessis.

  • Un silence gêné règne toujours au Canada sur les liens que des personnages publics ont entretenus avec des idéologies proches du nazisme.

    Durant les années 1930, alors que la faim, la misère, le chômage et les menaces de guerre écrasent le quotidien des

  • Parlez de Pierre Bourgault (1934-2003) et aussitôt les images fusent : l'orateur, le chroniqueur, le polémiste, le militant, l'original, le professeur, le batailleur, l'entêté. Ce personnage toujours haut en couleur incarne puissamment à lui seul toute une partie de l'histoire sociale et politique du Québec du XXe siècle. Collection "Histoire politique" dans laquelle s'inscrit cette bio - lui a permis d'avoir très tôt (il est né en 1969) un contact privilégié avec différents acteurs importants des scènes culturelle et politique, scènes dont est issu Bourgault.

  • Dans ce numéro : une longue entrevue de Nicolas Gendron avec Xavier Dolan sur Mommy (6 pages), sans doute LE film québécois de l'année 2014; un dossier exclusif de 18 pages sur le rayonnement international du cinéma québécois (un article sur les rôles de la SODEC et de Téléfilm Canada; un entretien de 6 pages de Michel Coulombe avec Anick Poirier de Séville International sur la vente des films québécois à l'étranger; un texte de 9 pages de Nicolas Gendron sur les expériences de cinéastes dans les festivals internationaux avec la participation de Denis Côté, Bernard Émond, Stéphane Lafleur, Anaïs Barbeau-Lavalette, Philippe Falardeau et Anne Émond; le point de vue des programmateurs de Sundance et de Tribeca sur le cinéma québécois récent). Dans la chronique Histoires de cinéma, Jean-François Hamel redit l'importance du film L'Avventura de Michelangelo Antonioni (6 pages). Et Christian Nadeau signe le texte « L'universel et le singulier » en abordant les 3 Histoires d'Indiens sous l'angle du Cinéma et philosophie. Également, un texte sur l'exposition Image x Image - Le cinéma d'animation à l'ONF et des critiques des films Le Mystère MacPherson, My Sweet Pepper Land, Bidonville..., Yves Saint-Laurent et plusieurs autres.

  • Dans ce numéro : 3 entretiens en primeur : Patrick Gazé pour Ceci n'est pas un polar (en couverture; 8 pages), Thomas Cailley pour Les Combattants (10 pages) et Patricio Henriquez pour Ouïghours, prisonniers de l'absurde (6 pages). Quatre pages sur le livre de Ken Loach, Défier le récit des puissants, par Christian Nadeau. Un texte aussi long pour l'analyse de Her de Spike Jonze par Jean-François Hamel. Pour sa part, Zoé Protat revisite, pour Histoires de cinéma, Lacombe Lucien de Louis Malle (6 pages). Aussi au sommaire, des textes sur La Marche à suivre de Jean-François Caissy, Lulu femme nue de Solveig Anspach, L'Amour est un crime parfait de Jean-Marie et Arnaud Larrieu et plusieurs critiques...

  • Depuis une vingtaine d'années, plusieurs historiens ont montré que les rapports entre anglophones et francophones sont loin d'avoir été aussi disharmonieux que ne l'ont laissé entendre certains pans de l'historiographie et que ne le veulent les perceptions populaires. Sans nier cette base conflictuelle ni tomber dans le « bon-ententisme », la question est néanmoins beaucoup plus complexe et mérite d'être étudiée sous de multiples angles. Ce numéro de Cap-aux-Diamants propose une série d'articles abordant la manière dont ces relations sont vécues dans les sphères judiciaire, politique et identitaire. Tandis que certains textes prouvent que les rapports de force entre anglophones et francophones sont subtils au sein des élites, d'autres offrent un regard plus contemporain sur la question sur le plan linguistique et institutionnel.

empty