Jean-Pierre Gibrat

  • Involuntary voyeurFrance, 1944. Julien Sarlat made his escape from military service, and now, through a series of uncanny circumstances, is believed dead. Not many people can say they've attended their own funeral. Julien has. He's now left with no choice but to hide himself away in his home village of Cambeyrac, where only his aunt is aware of his survival. He spends his days gazing down longingly on the life from which he is excluded. That is, until the lovely Cécile, his childhood sweetheart, finds him curled up in her barn...

  • June 1943. Julien Sarlat jumps from the train transporting him to Germany and manages to get back to his small village in the Aveyron, Cambeyrac, where he hides, without the villagers' knowledge, to await the end of the hostilities. In a strange turn of fate, the train that he was on is bombed, and one of the corpses is identified as his. In the eyes of society, he is now dead. Taking advantage of this unexpected situation, he hides away in the attic of his old school teacher, who was arrested by the French Gestapo for suspected communist leanings. From that moment on Julien, from his observatory overlooking the village square, is the spectator of this everyday theater of ordinary people going about their business. Love, hatred, envy, cowardice, passion and heroism: the onlooker sees the most.

  • Les quatre volumes des "Gens honnêtes", la série de Gibrat et Durieux réunis en intégrale.Philippe est un gent honnête. Comme beaucoup d'êtres ordinaires, il mène une vie ordinaire avec des enfants désormais grands, une belle maison, une mère parfois trop envahissante, une existence sans autre accroc que ceux de n'importe qui, en somme. Sauf qu'un jour, un licenciement aux motifs eux aussi ordinaires précipite Philippe dans l'abîme. En un rien de temps, il perd tout et se retrouve à la rue. Un désastre qui lui fera ouvrir les yeux sur la réalité et lui apprendra à voir le monde tel qu'il est : absolument bouleversant.

    En quatre volumes, parus sous le label "Aire Libre" de 2014 à 2016, Gibrat et Durieux ont offert à la bande dessinée l'une de ses chroniques les plus vibrantes. Récit doux-amer de la tragicomédie d'une vie parmi tant d'autres, cette histoire ici réunie pour la première fois en intégrale offre le panorama d'une vie ballottée d'amours en amitiés, d'échecs en réussites, de rencontres en adieux, une vie qui accuse son lot de tourments et d'instants de grâce, jamais définie, toujours en mouvement. Une échappée romanesque qui ne serait rien sans la force émotionnelle soulignée par ses auteurs, dont l'alchimie se distille tout au long des pages. En toute honnêteté : magnifique.

  • Aujourd'hui, Philippe fête son anniversaire. 53 ans, déjà. Sa maison est confortable, ses enfants sont grands, sa mère est bavarde, son nouveau vélo est magnifique. Une belle tranche de vie, dans la simplicité, l'honnêteté. Mais celui qui empoisonne le gâteau, c'est le patron de Philippe quand il lui annonce son licenciement. Victime collatérale de la mondialisation, Philippe coule à pic. Perd tout, même son toit. Mais cette plongée au coeur de lui-même va lui permettre d'ouvrir son regard sur les autres. Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire.
    Chronique de la tragi-comédie du quotidien, Les gens honnêtes marque la rencontre entre deux auteurs réunis par la tendresse qu'ils éprouvent pour leurs personnages. Jean-Pierre Gibrat, au scénario, et Christian Durieux, au dessin, savent faire vibrer à l'unisson la parcelle indicible de la création romanesque: son humanité.

  • Installé dans un village du Bordelais cerné de vignes, Philippe Manche mène une vie paisible entre sa librairie, les parties de pêche avec les copains et sa relation amoureuse et épistolaire avec Camille. L'été arrive, et avec lui sa mère et son fils, venus le rejoindre pour les vacances. Entre ceux qui restent, ceux qui partent et ceux qui rêvent de le faire, la vie de Philippe croise quelques zones de turbulence, mais aussi de vrais moments de grâce.

    On retrouve les dialogues savoureux et l'humanisme bienveillant des "Gens honnêtes", le temps d'un bout de chemin souvent drôle, parfois doux-amer sur les sentiers de la vie, sous la plume et le pinceau tout en finesse de Gibrat et de Durieux.

  • Les gens honnêtes, ce sont les gens ordinaires qu'on croise tous les jours, ces anonymes apparemment sans histoires qui font face comme ils le peuvent aux épreuves que la vie leur impose. Gibrat et Durieux racontent, avec beaucoup de sensibilité et d'humour, les hauts et les bas de la famille Manche. Grand-père depuis peu, Philippe mène une vie tranquille. Toujours un peu porté sur le Côte du Rhône, il affiche une désinvolture que rien ne semble devoir altérer, pas même le renvoi de son fils Arnaud du lycée ? mais qu'à cela ne tienne, il va aller avec lui dans le bordelais, voir ce lycée hôtelier où Arnaud pourrait terminer ses études. Simplement, on n'est jamais à l'abri d'une bonne idée... Celle-ci va surgir, dans un moment d'ennui profond dans le TGV : et s'il montait un salon de coiffure dans le TGV ?

  • Les chemins de la vie sont souvent faits de hasards, de virages, de demi-tours. Pour Philippe comme pour les autres, la route a été mouvementée. Cadre citadin puis chômeur, coiffeur dans les trains et aujourd'hui bouquiniste rural, Philippe a divorcé, est tombé amoureux de Camille, l'a vue partir. Pour son entourage, gravitant autour de sa librairie au coeur d'un paisible petit village du Bordelais, point de lignes droites non plus : sa mère, veuve et nouvellement amoureuse, Decousso, son ami maçon à la tête et à l'arbre généalogique pleins de voyages, Camille, partie découvrir le monde, tous avancent au gré des hasards, des contraintes, des envies. Dans ce quatrième et dernier tome des "Gens honnêtes", chronique douce-amère créée par Jean-Pierre Gibrat et Christian Durieux, les chemins de Philippe et de ses proches vont pourtant enfin prendre sens, dans un dénouement sensible et tendre, à l'image des précédents épisodes. Un récit touchant, drôle et toujours juste.

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