Jonathan Livernois

  • Un patriotisme, revivifié, plus prospectif que nostalgique est-il possible pour enfin repenser un Québec à la hauteur de son temps? Jonathan Livernois essaie ici de déboulonner son premier patriotisme pour mieux en envisager de nouvelles formes, collectives. Au menu: la déchirure dans sa chemise Mackinaw, les mensonges de son ancêtre patriote, le retour des Belles histoires des pays d'en haut et la route du Pays-Brûlé, qu'on empruntera à ses risques et périls.

  • Maurice Duplessis incarne un passé, flou et conspué tout à la fois, que l'on appelle la Grande Noirceur. Les chercheurs en lettres et en sciences humaines ont beau tenter de remettre le balancier en marche - en lui donnant parfois une trop grande impulsion - et rappeler que le portrait doit être nuancé, le « Chef » divise toujours les esprits.

    Déjà en 1952, le futur premier ministre Daniel Johnson dira du règne de Duplessis : « Depuis 1936, il s'est opéré dans notre province une véritable révolution dans l'ordre. » Comment une révolution peut-elle se dérouler dans l'ordre ? Comment le bouleversement et, bien sûr, la violence de l'histoire peuvent-ils s'abattre sur Québec sans que cela déstabilise une chose ou deux ? On a là une des plus belles expressions de la quadrature du cercle que représente le temps duplessiste. Changer sans changer ; marcher au repos; vivre une révolution qui se déroule dans l'ordre. N'y a-t-il pas là une des explications du succès électoral de Duplessis ?

    Quarante ans après les synthèses de Conrad Black et de Robert Rumilly, La Révolution dans l'ordre tient le pari de raconter ce qu'ont été les années du régime Duplessis au Québec. Jonathan Livernois s'intéresse à la fois à la fortune mémorielle du personnage, aux faits et gestes de son gouvernement, à sa machine de guerre électorale ainsi qu'à ses amis et ennemis de la société civile. Ni panégyrique ni philippique, ce retour sur le duplessisme n'en est pas moins le lieu de prises de position nettes d'un auteur qui n'était franchement pas né en 1960.

  • Dans "Fin de cycle", Mathieu Bock-Côté, pamphlétaire du nationalisme conservateur, montre des affinités surprenantes avec un vieil adversaire.
    Article issu du No 297 de la revue Liberté, "Que conservent les conservateurs?"

  • Dans ce texte issu du No 298 de la revue Liberté, Jonathan Livernois revient sur le dernier livre de Régine Robin, "Nous autres les autres". Il se pose alors la question: le Québec est-il la tache aveugle dans la pensée de Régine Robin?

  • Le présent ne dure pas longtemps. Deux essais sur le printemps étudiant font effort de mémoire tout en évitant les dangers de la commémoration.

  • En demandant à Mélissa Grégoire, à Jonathan Livernois et à Jacques Pelletier d'écrire sur Jacques Ferron, j'ignorais que la question nationale s'imposerait avec une telle force, et dans une tonalité aussi mélancolique. Quand, il y a quelques numéros, nous avons fait un Rétroviseur sur Hubert Aquin, nous nous attendions légitimement à quelques considérations nationalistes, ne serait- ce que pour dire sa manièrefort peu orthodoxe de servir la patrie. Et pourtant, non.


    Extrait du numéro 305 de Liberté, Ministère de la formation, L'éducation à l'ère du management.

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier "Que conservent les conservateurs?", paru dans le No 297 de la revue Liberté.
    Ce dossier s'intéresse à l'inquiétant gouvernement de Stephen Harper. Les textes qui le composent cherchent à comprendre ce que ces conservateurs nouveau genre tentent réellement de conserver (Jean Pichette), leur utilisation des médias (Éric Martin), leur conception de la culture (Pierre Lefebvre), les raisons des commémorations et des célébrations des symboles canadiens (Jonathan Livernois).

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier «Nous ne sommes pas seuls» tirés du numéro 300 de la revue Liberté.

    Du tollé suscité par l'embauche d'un coach unilingue anglophone aux accommodements raisonnables, en passant par les réflexes xénophobes d'un maire de région et le crucifix de l'Assemblée nationale, ont ne compte plus les tensions entre le respect des nouveaux arrivants, l'émancipation individuelle, l'héritage commun et l'identité nationale. À l'approche de la Fête nationale, il nous est ainsi apparu essentiel de nous pencher sur le sens de la nation et de la culture commune.

    Les réponses sont nombreuses : Pierre Nepveu, biographe de Gaston Miron, nous signale que, si notre langue est statistiquement fragile, elle demeure riche de par sa littérature et qu'il est de notre devoir d'assumer à la fois cette force et cette fragilité. Le chanteur et poète Thomas Hellman nous explique que c'est lorsqu'il se tient à distance de ses multiples identités d'origine qu'il évite l'exil, et le dramaturge Mani Soleymanlou que c'est grâce au « Printemps étudiant » s'il se sent enfin québécois. Finalement, la comédienne Catherine Dorion nous rappelle de quelle sournoise façon le culte de l'argent désagrège, où que ce soit, le sens de la communauté. Ne manquez pas les autres textes du dossier de Suzanne Beth, Clayton Bailey, Michel Freitag, Jonathan Livernois, Alexis Martin, Anne-Marie Régimbald et Alexis de Tocqueville.

  • « Les combats perdus, les « prochaines fois » réitérées sans relâche, les projets inachevés encombrent le pas de notre destin. Rien nest jamais tout à fait fini au Québec. Le passé se prolonge donc dans le présent de manière confuse, malgré la soi-disant

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