Nouveau Monde

  • Admirés par Zola mais boudés de leur vivant, Edmond et Jules  de Goncourt sont aujourd'hui reconnus pour leurs talents de  romanciers, et la célèbre Académie créée par Edmond. Mais  ce que l'on ignore, c'est que les deux frères étaient aussi des  passionnés d'histoire. Dans la continuité de leurs oeuvres naturalistes,
    qui mettent souvent en scène la gent féminine, les  deux hommes se sont penchés sur la condition des femmes  qui les ont précédés.
    Dans La Femme au XVIIIe siècle, les  Goncourt décortiquent le quotidien des jeunes filles et les  conséquences d'une éducation souvent oppressante.
    Dans les plus hautes sphères sociales, ils dépeignent une  éducation qui empêche toute spontanéité : grâce factice, éducation  religieuse et stricte du couvent, mariage sans consultation... 
    Sont dépeintes aussi les femmes philosophes, celles  qui tiennent salon, comme Mme de Tencin, Mme de Lambert  ou Mme du Deffand, et les intrigantes prêtes à défaire des  ministères...
    Au sein de la bourgeoisie, la famille limite le passage au couvent  et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de  leur époux. Enfin, pour reprendre la formule des Goncourt, la  femme du peuple « n'est femme que par le sexe, est peuple
    avant d'être femme ». Pourtant, les archives retrouvées par les  deux écrivains montrent que les actrices et les courtisanes  étaient traitées en égal dans la haute société. 
    Sous la plume vive et précise des frère Goncourt, les femmes  du siècle des Lumières prennent vie sous nos yeux. 

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