P.O.L

  • Ce livre parle de mai 1968.

    Deux personnages occupent la scène : Stéphane et Miss Nobody Knows. L'un et l'autre sont désespérés. Mais tandis que l'un ment, raconte et se raconte des histoires, l'autre fait de son angoisse un moteur pour elle-même, peut-être, pour les autres sûrement. Pour la narratrice, par exemple, qui, on peut l'imaginer, écrit ce livre à cause d'elle.

    Il s'agit à la fois d'une évocation et d'une enquête.

    Évocation de la grande grève de 1968. » Quelque chose se passe. » L'espoir, l'attente, la reprise, la déception, ou la stupeur, plutôt. Miss Nobody Knows en est comme la figure vivante. Elle ne cesse de poser des questions, les questions. Elle disparaît comme elle est apparue, sans explication ni justification. Elle reviendra.

    L'enquête, elle, concerne le suicide de Stéphane, oncle de la narratrice, brillant publicitaire, enfant apparemment gâté des trente glorieuses, et en même temps, noeud de contradictions, mauvaise conscience, une angoisse à faire payer aux autres. Comment, pourquoi, est-il mort ? Qui était-il ?

  • Le livre des ciels

    Leslie Kaplan

    Ce livre est l'histoire d'une rencontre dans un monde où même la douleur peut être confisquée, et où les sentiments - certainement la passion est là - flottent à l'état pur, sans objet.

  • Le pont de Brooklyn

    Leslie Kaplan

    New York. La tension est là, dans les corps. L'océan, les fleuves verts et la respiration rapide du ciel. Le parc, ses allées et ses arbres. Ses surprises. Rencontres inattendues et tout d'un coup nécessaires, d'une nécessité diffuse et féroce comme l'énergie de la ville, son urgence.
    Des jeunes gens se trouvent, se connaissent, Anna et Julien, Mary et Chico. Entre eux une enfant, sa présence pleine et trop réelle, insistante comme une question.
    « La jeune femme et la petite fille sont arrivées tôt dans le parc. L'homme les a vues de loin et les a longtemps regardées. Ensuite il s'est rapproché.
    Les gens sont encore peu nombreux. C'est dimanche.
    Début de chaleur. Possibilité d'insectes.
    Le ciel est mélangé, rapide. Bleu avec parfois du vert. Des fumées basses, encombrantes, qui viennent d'ailleurs, et on sent la proximité de l'océan accroché à la ville. Embarcadères et docks.
    Anna traverse le parc.
    Le parc prend tout le centre de la ville, un immense morceau, sans démarcation. Dedans, les voitures roulent, les autobus. Circulation de bicyclettes et de patins. Camions, chevaux.
    Mais grandes allées d'arbres, aussi, coins de buissons. Plans d'eau, hauteurs. On peut s'asseoir sur l'herbe. Les animaux, les feuilles.
    Partout des bancs, fer et bois. Se poser, lire le journal. Ecouter le voisin. Une fois, un vieux monsieur noir trop maigre et ridé avait parlé tout bas des hommes qui passaient. Creux comme la paille, avait-il chuchoté. Regardez. Il n'y a personne sous le chapeau. »

  • Le silence du diable

    Leslie Kaplan

    Jackie et Lou sont peu à peu obsédés par l'idée du renoncement qui peut survenir à tout moment de la vie ou qui peut même être déjà là, imprégnant tout acte, toute pensée, dès l'enfance. Ce renoncement, cette fin de la pensée, c'est ce que Leslie Kaplan appelle Le Silence du Diable.

  • Le criminel

    Leslie Kaplan

    C'est un lieu singulier, à la fois clos et ouvert. Le château, ses allées, ses pelouses, les chambres blanches séparées par de grands couloirs, des gens y vivent. C'est comme une succession d'agrandissements photographiques où tout, l'existence des êtres et celle des choses, est perçu en même temps, figure sur le même plan, sans distinction hiérarchique. On perçoit presque physiquement les volumes, la densité des objets, leur couleur, leur consistance ; les vies s'organisent, celle de Jenny et Louise qui se promènent, s'aiment, s'observent, celle de Camille, de Serge, de Michèle. Le criminel est là aussi, mais il est peut-être, surtout, l'autre qui vit au dehors.

  • L'épreuve du passeur

    Leslie Kaplan

    Un quartier, deux amis, Serge et Jean. Serge travaille dans une petite usine, Jean s'occupe d'un lieu culturel, l'Atelier. Deux jeunes femmes, Anaïs et Lise. Anaïs se prostitue, Lise donne des cours de formation permanente. Serge, Jean, Anaïs et Lise s'aiment et se désirent, ils font en même temps l'apprentissage de la brutalité du réel, des limites de l'amitié, et du pouvoir parfois bon, parfois destructeur, des mots. A travers leurs passions et leurs déchirements, ils se confrontent au monde, y prennent part, et butent sur une interrogation simple et ravageante : qui s'en sort et à quel prix.

  • Les mines de sel

    Leslie Kaplan

    Alors qu'elle vit le deuil de sa mère, la narratrice se trouve entraînée dans les réseaux cachés qui parcourent le monde, le monde tel qu'il est, ici et maintenant, ce chaos. Au coeur de ces réseaux, des enfants. Ceux que l'on a oubliés, ceux que l'on a adoptés, et celui que Clara voudra sauver à tout prix, Tiago, l'enfant des mines de sel.

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