Kaplan

  • Marx a consacré la quasi-totalité de son oeuvre à un seul objectif : légitimer le communisme. Il a été crédité des prétendus succès des régimes dits marxistes et leur échec réel lui est maintenant imputé. À tort. Francis Kaplan propose une synthèse originale du marxisme et, révélant de nombreux textes méconnus ou occultés, il démontre que, pour l'auteur du Capital, il existe, en réalité, trois communismes : humaniste, éthique et historico-matérialiste, pas toujours cohérents entre eux. Francis Kaplan met en relief leurs logiques, leurs problèmes et leurs hésitations. La chute du mur de Berlin et la récente victoire des sociétés capitalistes sur les régimes dits marxistes ont sérieusement ébranlé la nécessité historique du communisme. Pourtant, aux yeux de millions d'individus, sa justification éthique et humaniste conserve tout son attrait et sa valeur explicative du monde. Le socialisme demeure, au moins, une interrogation permanente et l'étude de Marx, le passage obligé à toute réflexion sur l'avenir de nos sociétés.

  • L'ouvrage, qui s'organise autour de trois parties (comprendre, rechercher et s'entraîner) a pour objectif de guider le candidat dans son travail de recherche et de réflexion. Au programme du CAPES et de l'agrégation d'Histoire.

  • Certains des textes regroupés dans L'Aplatissement de la Terre ont été écrits pendant la pandémie et le premier confinement en France, d'autres non, tous donnent des nouvelles du monde, monde souvent réduit, divisé, meurtri, mais où une parole peut toujours se déployer, raconter une histoire, et chercher à sa façon la rencontre.

  • « Être patriote, en ce moment charnière, demande du courage et de l'imagination. Notre démocratie est en haillons, nos procédures de vote sont cassées, notre langage abîmé, notre discours politique réduit à des cris de haine. On ne pourra même pas dire, comme Sartre jadis, "Jamais nous n'avons été aussi libres que sous l'Occupation". Au contraire, jamais il n'a paru si terriblement difficile de résister. Nous, Américains, ne pouvons plus nous cacher derrière l'illusion d'être une démocratie par essence ou par prédestination. La démocratie, cela se mérite. » Alice Kaplan

  • L'excès-l'usine

    Leslie Kaplan

    La première édition de ce livre culte, premier livre de Leslie Kaplan en 1982, a d'abord été publié dans la collection Hachette/P.O.L et repris en 1987 par P.O.L. L'excès-l'usine montre de face l'usine, le travail à l'usine et le devenir de ceux qui y vivent, leur enfermement dans cet espace immense, dans ' la grande usine univers ', infini en morceaux. L'usine est vécue au féminin, ce qui rend son impersonnalité d'autant plus impersonnelle (le ' je ' cède la place au ' on ') et le ' cela ' vécu dans l'usine dépasse, excède tous les mots qui pourraient le décrire, ces mots sont en trop.
    Cette nouvelle édition est augmentée d'un entretien de Leslie Kaplan avec Marguerite Duras réalisé en janvier 1982 ; ainsi que d'un texte de Maurice Blanchot sur L'excès-l'usine paru dans le journal Libération en 1987.

    ' Je crois qu'on n'a jamais parlé de l'usine comme vous le faites. Elle est complètement autre chose, elle est comme à l'origine d'un autre temps. On la reconnaît. C'est très impressionnant. Comme une donnée commune. Même à tous ceux qui n'ont jamais abordé ça. ' (Marguerite Duras)

    ' Des mots simples, des phrases courtes, pas de discours, et au contraire la discontinuité d'une langue qui s'interrompt parce qu'elle touche à l'extrémité. C'est peut-être la poésie, c'est peut-être plus que la poésie. ' (Maurice Blanchot)

  • Ces Propos sur Alain traitent de la crise du politique et de la méfiance envers le pouvoir, de l'interrogation face à la puissance des croyances religieuses, de la justification de la guerre et de la persistance irrationnelle de la haine.
    Ces problèmes sont les nôtres. Alain, relu par Francis Kaplan, nous aide à penser aujourd'hui. La force d'Alain est d'être capable de reconnaître la légitimité de ce qu'il n'aime pas - le pouvoir, la religion, la guerre.
    La lecture de Kaplan ramasse l'argumentation, montre la pensée à l'oeuvre, offre une vue d'ensemble, impartiale, décapante, passionnante. Où l'on découvre que 'la doctrine politique d'Alain est l'une des très grandes doctrines politiques de l'histoire de la philosophie, à côté de celle de Platon, d'Aristote, de Hobbes, de Rousseau, de Montesquieu ou de Hegel'.
    Ce livre est une heureuse rencontre, celle de deux esprits libres dont l'un nous sert de guide pour redécouvrir la pertinence, la cohérence et la profondeur de l'autre.

  • Le mardi 29 mai 1453, les armées ottomanes de Mehmet II prennent Constantinople, la capitale inaugurée par Constantin plus de mille ans auparavant, le 11 mai 330. L'originalité profonde de l'ouvrage de Michel Kaplan est de restituer l'histoire de l'Empire byzantin en fonction des contraintes et des nécessités (politiques, religieuses, physiques, géographiques, culturelles) qui dictèrent cette histoire singulière. Ce faisant, il évalue la présence de l'héritage byzantin dans l'Europe d'aujourd'hui. Notre civilisation doit à Byzance la transmission du legs de la Grèce antique : la totalité des ouvrages conservés depuis l'Iliade jusqu'aux Pères de l'Église nous a été transmise par les manuscrits copiés par les Byzantins. Sur le plan artistique, largement lié à la religion, l'héritage byzantin est presque limité à l'Europe orthodoxe, avec le plan en croix grecque et l'art de l'icône, suite à l'événement le plus important de l'histoire byzantine, le rétablissement du culte des images en 843. Enfin, l'État byzantin a constitué durant tous ces siècles un État de droit. La justice reposait sur le corpus de Justinien ; le pouvoir impérial reste jusqu'au bout autocratique par principe, mais le droit prime la force. L'histoire de l'Occident plonge ses racines dans Théodoric l'Ostrogoth, Clovis le Franc et son continuateur Charlemagne, Otton Ier et ses successeurs, autant de souverains qui prenaient leurs exemples à Constantinople.

  • Désordre

    Leslie Kaplan

    Le mois de mai, tout le monde s'y attendait, fut explosif.

  • Le psychanalyste

    Leslie Kaplan

    Simon est psychanalyste, il est vif, joueur, ouvert au hasard. Avec lui, dans son cabinet, nous suivons un certain nombre de ses analysants, ce qui se passe pendant les séances et dehors, parfois (et de toute façon, pendant une séance d'analyse le monde ne se prive pas de rentrer). En contrepoint une femme, Eva, qui, elle, essaie de penser le monde et la vie à travers la lecture et la relecture de Kafka. Car dans l'un et l'autre cas, c'est de cela qu'il s'agit : penser. Vivre et penser, ne pas vivre sans penser. Tous les personnages de ce livre sont des héros (peut-être même est-ce le premier roman qui contient autant de personnages et dont aucun ne soit secondaire?) parce qu'ils affrontent le conflit entre leur désir de vérité et leur passion pour l'ignorance : ils sont des héros par la pensée, des héros de la pensée. En même temps ils sont tout le monde, chacun de nous. Si on pense on est vivant, on change, on peut changer. Alors, évidemment, il arrive plein de choses, exit le ressassement, exit l'ennui de l'absence de questions : le récit est toujours en train de se faire, comme l'identité, jamais donnée car c'est dans chaque détail que tient le sens et le sens est lié à chaque détail. C'est pour ça que le dernier mot est au monde, cette accumulation innombrable de détails révélateurs.

  • Millefeuille

    Leslie Kaplan

    Quand je l'ai connu, Jean-Pierre Millefeuille habitait déjà depuis longtemps rue Antoine-Bourdelle, une petite rue à côté de la gare Montparnasse. Conversations, échanges. Séduction réciproque. Pas du tout le vieux crispé sur ses acquis de pensée, ses habitudes. Une fois j'allai chez lui avec Zoé, la fille d'une amie. Après Zoé me dit, Je ne sais pas si je l'aime, non vraiment je ne sais pas.
    Pourtant elle retourna le voir, et emmena même Léo, un amoureux. C'est là que tout a commencé.

  • La lecture de L'Étranger tient du rite d'initiation. Partout dans le monde, elle accompagne le passage à l'âge adulte et la découverte des grandes questions de la vie. L'histoire de Meursault, cet homme dont le nom même évoque un saut dans la mort, n'est simple qu'en apparence, elle demeure aussi impénétrable aujourd'hui qu'elle l'était en 1942, avec ses images à la fois ordinaires et inoubliables : la vue qui s'offre depuis un balcon par un dimanche d'indolence, les gémissements d'un chien battu, la lumière qui se reflète sur la lame d'un couteau, une vue sur la mer à travers les barreaux d'une prison. Et ces quatre coups de feu tirés en illégitime défense.
    Comment un jeune homme, qui n'a pas encore trente ans, a-t-il pu écrire dans un hôtel miteux de Montmartre un chef-d'oeuvre qui, des décennies après, continue à captiver des millions de lecteurs?
    Alice Kaplan raconte cette histoire d'une réussite inattendue d'un auteur désoeuvré, gravement malade, en temps d'occupation ennemie. "J'ai bien vu à la façon dont je l'écrivais qu'il était tout tracé en moi." Le lecteur repère les premiers signes annonciateurs du roman dans les carnets et la correspondance de Camus, traverse les années de son élaboration progressive, observe d'abord l'écrivain au travail, puis les mots sur la page, accompagne l'auteur mois après mois, comme par-dessus son épaule, pour entendre l'histoire du roman de son point de vue. En quête de L'Étranger n'est pas une interprétation de plus : c'est la vie du roman.

  • Mai 68 a été une immense prise de parole dans toute la société française, entre étudiants et ouvriers, entre jeunes et vieux, entre femmes et hommes. On a parlé de tout, de tout, de tout, de la politique comme de la sexualité, des revendications comme des désirs, et ce mouvement culturel qui contestait la société capitaliste marchande dans son ensemble et dans ses détails nous a légué des outils pour penser aujourd'hui, et d'abord, pour continuer d'explorer la parole : pourquoi parler, comment parler, un dialogue, c'est quoi.

  • Fever

    Leslie Kaplan

    Fever est un livre sur le crime, mais la question, le suspense, le côté thriller, n'est pas qui a tué - ça on le sait tout de suite - mais pourquoi. C'est un livre sur la folie, mais sur une folie qui ne se voit pas, qui ne se dit pas, sauf justement dans le crime.
    C'est un livre sur deux adolescents d'aujourd'hui, mais qui sont rattrapés par le passé, à savoir par ce qui est arrivé à leurs grands-parents. C'est un livre sur l'irruption violente de l'Histoire dans la vie de deux lycéens d'aujourd'hui.

  • Si vous souffrez de troubles intestinaux récurrents, de problèmes de peau, d'allergies, d'inflammations, de fatigue chronique ou de dépression, le remède ne viendra pas en consommant plus de médicaments, mais en prêtant attention à votre intestin. Il est urgent de le chouchouter ! Le microbiote intestinal est constitué de 100 000 milliards de bactéries dont vous dépendez pour tous les aspects de votre santé, physique comme mentale. Mais depuis votre plus jeune âge, cette population amicale a été décimée par l'abus d'antibiotiques, le gluten et les produits laitiers, le sucre, les édulcorants, les additifs, les aliments trop mous et trop cuits, les pesticides, les médicaments. Peut-on réparer ces dégâts ? Oui, dit Marion Kaplan ! Son programme nutritionnel basé sur l'alimentation ancestrale restaure progressivement le microbiote. Peu à peu vous retrouvez l'équilibre, l'énergie et la joie de vivre. Ce programme souple, personnalisé, se décline en 3 étapes : 1o Détox : jeûne suivi d'une alimentation paléo stricte 2o Adaptation : vous introduirez des aliments un à un pour savoir ce que votre microbiote tolère ou pas 3o Tolérance : vous pourrez vous faire plaisir tout en respectant les bactéries qui vous veulent du bien Et n'ayez crainte, ce n'est pas un parcours du combattant ! Marion est très gourmande et les 70 recettes qu'elle vous a concoctées vont vous permettre de passer avec succès chaque étape sans la moindre frustration : magret de canard sauce aigre-douce, homard et sa julienne de légumes façon tandoori, courges farcies aux cèpes et aux marrons, moelleux au chocolat, et même un Nutella version saine de Marion !

  • Qui est folle, dans Louise, elle est folle? prg>les deux femmes en scène s'accusent, se renvoient la balle, elles utilisent une troisième, Louise, absente, comme une façon de désigner ce qu'en aucun cas elles ne veulent être mais elles s'acharnent l'une contre l'autre, comme si chacune représentait pour l'autre quelque chose qu'elle rejette pourtant il s'agit de comportements habituels, de phrases entendues partout, acheter n'importe quoi, voyager sans voir, manger sans penser, vouloir gagner, l'horreur quotidienne et au cinéma, les clichés, les clichés, les clichés...
    Toutes choses bien réelles et présentes, qui sont là, dans le monde sont-elles folles de faire ce qui se fait?
    Ou est-ce la réalité qui est folle?

  • 1961 : la cinéaste Nelly Kaplan adresse au poète André Pieyre de Mandiargues une invitation pour la projection de son film Gustave Moreau. Il y vint et fut séduit. Cela marqua le début d'une éblouissante amitié amoureuse où deux êtres libres déclinèrent à tous les temps les diverses facettes de l'érotisme, de l'insolence, de l'humour et de l'admiration réciproque. En témoigne cette correspondance joyeusement échangée pendant trois décennies, à travers laquelle ils n'ont eu de cesse de rire d'eux-mêmes et d'autrui, notamment quand les intrigues de ce que l'on appelle la République des Lettres inspiraient leurs commentaires. Ils parvinrent même à démasquer un « corbeau » à l'écriture aigrie et pitoyable, qui s'est avéré être un écrivain célèbre et respecté...
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  • Be my ghost / Be my guest / Come to my America / Nobody knows but me.
    Leslie Kaplan est Américaine. Elle est née à Brooklyn mais elle vit en France depuis son enfance. Et même si « son Amérique » commence en Pologne dont sa famille est originaire, les USA ont été pour elle, dans un premier temps, comme un paradis pas vraiment perdu, un pays de cocagne et d'abondance, une référence à partir de quoi regarder gaiement, penser. C'est dans cette lumière, à travers elle, que passent ses premières années parisiennes, l'émerveillement de la découverte, le mélange des genres, des histoires, des accents, quelque chose de pas installé, de mobile, de ludique et de grave, quelque chose d'heureux.
    /> Viennent alors les années 60 et l'Amérique, une Amérique bien plus vaste que l'Amérique et qui la comprend, sera ce trésor, que l'on ne cesse de constituer et dans lequel on ne cesse d'aller puiser, des films, des livres, des chansons et des poèmes, des rencontres, quelle excitation ces découvertes, ce rythme, être là où on est, dedans, à l'intérieur du monde. Sortir discuter. Lire, lire, lire. On vit et on pense sur tous les plans en même temps, amour, sexe, politique, ville, découverte, idées, en même temps et sans hiérarchie, comme dans l'enfance. À chaque fois saisir tout ce qui passe, tout ce qui arrive, tout ce qui peut arriver. Et 68 : Surprise, étonnement, rencontre / les limites reculent / le présent se déploie / le monde est là, dans les détails / il y a de ces moments / rares, exemplaires / où ce qui s'invente dans la société / est aussi large / aussi vrai / que dans l'art.
    Et enfin, écrire. Une autre forme d'Amérique : la fiction, plus vaste encore pour comprendre, essayer autre chose, que l'art soit aussi large, à son tour, et aussi vrai que ce qui s'invente dans la société, qu'il permette de voir et de penser le monde, par exemple. Comme dans cette histoire qui termine le livre, où le rêve américain, comme une espérance ancienne, ne tolère pas le mensonge, le compromis, l'aliénation.

    Mon Amérique commence en Pologne est une autobiographie, certainement. Mais une autobiographie dans l'histoire de ces cinquante dernières années, leur richesse et leurs contradictions, le malheur aussi bien que la joie, le document comme la fiction. Une autobiographie qui ne cesse de s'écrire, de livre en livre.

  • "- Mais dites-nous pourquoi ces émeutes, dit Luca. - Pour moi, dit Myriam, la question n'est pas pourquoi des émeutes, mais plutôt pourquoi pas d'émeutes." Le président de l'Assemblée nationale se réjouit qu'il n'y ait pas d'envie dans le pays, le ministre de l'Intérieur persécute les Roms puis devient Premier ministre, la ministre de la Santé détruit l'hôpital et veut interdire l'inconscient, la ministre de la Culture n'a pas le temps de lire, le ministre de l'Économie regrette la mort du roi, le président de la République gouverne en bureaucrate... Mathias et ses amis pensent autrement.

  • Marie, ses amants, passés, présents. Elle y pense, elle les retrouve, elle fait de nouvelles rencontres, elle cherche, elle aimerait trouver, mais elle part, toujours, jusqu´à ce que... C´est la ville, étonnements et possibles. La douleur et les conflits existent, mais ils sont saisis à partir du rêve et du désir, on est dans un mouvement. Joie de la pensée et présence du corps, absence de hiérarchie, mélanges, l´amoralisme peut fonder une éthique. Jubilation du soleil et tristesse de la solitude. On trouve un bar, il y a un Américain, hasard et disponibilité au hasard, on s´enfuit, on revient, on ne revient pas, il n´y a pas de système explicatif, pas de psychologie, le symptôme fait partie de la vie. Parfois le désir bégaye, ou se traîne dans l´errance, mais la pensée peut être un événement, elle peut rendre les êtres et le monde plus légers, si elle est un risque, si on la prend au sérieux. La vie n´est pas pour les amateurs, et l´histoire d´une vie n´est pas une collection d´anecdotes. Jeux du désir et de la pensée. Parfois, c´est vrai, les jeux semblent faits. Mais quelque chose, quelqu´un arrive qui peut mettre la ville, la société, en crise, et le réel se rappelle à nous, le réel large et ouvert, suspendu. Un chaos peut être un chantier.

  • Déplace le ciel

    Leslie Kaplan

    Pourquoi elles sont deux, dans Déplace le ciel? pourquoi la télévision?
    Et les animaux? pourquoi les animaux?
    Pourquoi elles parlent anglais?
    Et pourquoi elles rêvent tout le temps? oui, pourquoi les rêves?

    Déplace le ciel est une pièce sur l'amour,

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Saint-UpéryD'après la série crée par Howard Gordon et Alex GansaBeyrouth 2006. L'agent de la CIA Carrie Mathison échappe de justesse à un piège tendu par son contact « Rossignol ». Elle pense que le QG de Beyrouth a été infiltré. Elle s'en ouvre aussitôt à son supérieur, mais cela provoque un conflit violent et Carrie est aussitôt renvoyée à Langley. Pourtant, si un complot se trame, elle doit à tout prix retourner à Beyrouth. La sécurité des Etats-Unis est en jeu. Elle demande de l'aide à Saul Berenson, son boss, son mentor, son confident, celui qui l'a recrutée quand elle était à Princeton. Mais le chef du contre-terrorisme, David Estes, un homme habile et très politique, rejette sa demande. Carrie est hors d'elle et n'a plus de temps, alors, elle risque le tout pour le tout et commet un acte d'insubordination qui la mettra sur la piste d'un certain Abou Nazir, le chef d'Al-Qaïda en Irak. C'est le début d'une traque impitoyable.Homeland la traque, roman totalement inédit, est tout aussi addictif que la série. Les amoureux de Carrie la suivront dans une nouvelle aventure et découvriront comment a débuté la piste « Abou Nazir ».Andrew Kaplan est un auteur de thrillers américain dont les livres sont traduits dans 20 langues. Il a également écrit Golden Eye , une des aventures de James Bond au cinéma. Il a été journaliste, correspondant de guerre, a servi dans l'armée américaine et dans l'armée israélienne. La CIA a tenté de le recruter à plusieurs reprises.

  • Quelle problématique plus susceptible de nous faire pénétrer dans tous les domaines de la vie sociale, économique, politique, culturelle, psychologique, religieuse que celle du pain ? La France n’est pas simplement « panivore », explique l’historien américain Steven Kaplan, elle est littéralement habitée par l’histoire de son pain. Dans ces entretiens, il revient sur cette passion fixe des Français qu’il a mise au centre de son oeuvre. Parce qu’on ne peut l’appréhender qu’au carrefour du matériel et du symbolique, qu’il fut à la fois raison de survie, promesse de salut, agent de sociabilité et marqueur de vulnérabilité pendant des siècles, scellant par là même le contrat social et dotant le pouvoir de sa légitimité, le pain appelait une immense enquête, à laquelle Steven Kaplan s’est attelé depuis quarante ans.Soucieux de faire de l’histoire « totale », l’historien s’est même mis à fréquenter les fournils et à pétrir la pâte. Partant, il est devenu un expert incontesté et sans aucun doute le plus grand historien du pain français dans le monde. C’est ce parcours complexe de « gaijin », d’universitaire américain travaillant sur un sujet bien français, qu’il retrace ici, avec la rigueur intellectuelle et l’humour qui le caractérisent.

  • Les outils

    Leslie Kaplan

    On pense avec des livres, des films, des tableaux, des musiques, on pense ce qui vous arrive, ce qui se passe, l'Histoire et son histoire, le monde et la vie. Cet «avec» signe une forme particulière de pensée qui tient compte de la rencontre, d'une rencontre entre un sujet et une oeuvre, à un moment donné de la vie de ce sujet et de cette oeuvre. C'est en ce sens, «avec», qu'il est dans ce livre question d'outils, d'outils pour penser. Penser avec Dostoïevski, avec Faulkner, avec Kafka, avec Antelme, avec Blanchot, avec Cassavetes, Rivette, Bunuel, Godard... penser avec une oeuvre : avec un objet fini et infini, fabriqué par un homme ou des hommes, et qui, mis en circulation, va à la rencontre d'autres hommes, et pourra, ou non, effectivement en rencontrer certains.

  • Dès le titre il faut sy attendre : une affaire de murs et de morale.
    Dun côté Thomas et son père Stanley. Un père défaillant dont le fils dans une violence ascendante refuse la fatalité. De lautre Marie-Claude, un travesti qui un jour a décidé de changer les choses avec ses amies prostituées, sen sortir, ne plus subir. En porte-parole affranchie, elle continue à raconter la vie de ces filles dans la péniche-bar quelle tient maintenant, à lenseigne des Prostituées philosophes. Cest dailleurs devenu un lieu de rencontre pour Thomas et son amie Zoé qui écoutent, sépaulent, se cherchent à lombre du père pauvre type et des typesses maternantes. Ici se posent les questions de lidentité, des limites, du poids de lhéritage, des arbres à abattre, des valeurs, pour lesquelles personne na de réponse mais qui doivent être posées. Nous sommes dans ces parages où la pensée ne se dissocie pas de la sensibilité mais où lune lautre se relaient et se relancent dans un mouvement délucidation qui ne cesse pas.

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