Sciences humaines & sociales

  • Marx a consacré la quasi-totalité de son oeuvre à un seul objectif : légitimer le communisme. Il a été crédité des prétendus succès des régimes dits marxistes et leur échec réel lui est maintenant imputé. À tort. Francis Kaplan propose une synthèse originale du marxisme et, révélant de nombreux textes méconnus ou occultés, il démontre que, pour l'auteur du Capital, il existe, en réalité, trois communismes : humaniste, éthique et historico-matérialiste, pas toujours cohérents entre eux. Francis Kaplan met en relief leurs logiques, leurs problèmes et leurs hésitations. La chute du mur de Berlin et la récente victoire des sociétés capitalistes sur les régimes dits marxistes ont sérieusement ébranlé la nécessité historique du communisme. Pourtant, aux yeux de millions d'individus, sa justification éthique et humaniste conserve tout son attrait et sa valeur explicative du monde. Le socialisme demeure, au moins, une interrogation permanente et l'étude de Marx, le passage obligé à toute réflexion sur l'avenir de nos sociétés.

  • L'ouvrage, qui s'organise autour de trois parties (comprendre, rechercher et s'entraîner) a pour objectif de guider le candidat dans son travail de recherche et de réflexion. Au programme du CAPES et de l'agrégation d'Histoire.

  • « Être patriote, en ce moment charnière, demande du courage et de l'imagination. Notre démocratie est en haillons, nos procédures de vote sont cassées, notre langage abîmé, notre discours politique réduit à des cris de haine. On ne pourra même pas dire, comme Sartre jadis, "Jamais nous n'avons été aussi libres que sous l'Occupation". Au contraire, jamais il n'a paru si terriblement difficile de résister. Nous, Américains, ne pouvons plus nous cacher derrière l'illusion d'être une démocratie par essence ou par prédestination. La démocratie, cela se mérite. » Alice Kaplan

  • Ces Propos sur Alain traitent de la crise du politique et de la méfiance envers le pouvoir, de l'interrogation face à la puissance des croyances religieuses, de la justification de la guerre et de la persistance irrationnelle de la haine.
    Ces problèmes sont les nôtres. Alain, relu par Francis Kaplan, nous aide à penser aujourd'hui. La force d'Alain est d'être capable de reconnaître la légitimité de ce qu'il n'aime pas - le pouvoir, la religion, la guerre.
    La lecture de Kaplan ramasse l'argumentation, montre la pensée à l'oeuvre, offre une vue d'ensemble, impartiale, décapante, passionnante. Où l'on découvre que 'la doctrine politique d'Alain est l'une des très grandes doctrines politiques de l'histoire de la philosophie, à côté de celle de Platon, d'Aristote, de Hobbes, de Rousseau, de Montesquieu ou de Hegel'.
    Ce livre est une heureuse rencontre, celle de deux esprits libres dont l'un nous sert de guide pour redécouvrir la pertinence, la cohérence et la profondeur de l'autre.

  • Le mardi 29 mai 1453, les armées ottomanes de Mehmet II prennent Constantinople, la capitale inaugurée par Constantin plus de mille ans auparavant, le 11 mai 330. L'originalité profonde de l'ouvrage de Michel Kaplan est de restituer l'histoire de l'Empire byzantin en fonction des contraintes et des nécessités (politiques, religieuses, physiques, géographiques, culturelles) qui dictèrent cette histoire singulière. Ce faisant, il évalue la présence de l'héritage byzantin dans l'Europe d'aujourd'hui. Notre civilisation doit à Byzance la transmission du legs de la Grèce antique : la totalité des ouvrages conservés depuis l'Iliade jusqu'aux Pères de l'Église nous a été transmise par les manuscrits copiés par les Byzantins. Sur le plan artistique, largement lié à la religion, l'héritage byzantin est presque limité à l'Europe orthodoxe, avec le plan en croix grecque et l'art de l'icône, suite à l'événement le plus important de l'histoire byzantine, le rétablissement du culte des images en 843. Enfin, l'État byzantin a constitué durant tous ces siècles un État de droit. La justice reposait sur le corpus de Justinien ; le pouvoir impérial reste jusqu'au bout autocratique par principe, mais le droit prime la force. L'histoire de l'Occident plonge ses racines dans Théodoric l'Ostrogoth, Clovis le Franc et son continuateur Charlemagne, Otton Ier et ses successeurs, autant de souverains qui prenaient leurs exemples à Constantinople.

  • Pour le pain

    Steven L. Kaplan

    • Fayard
    • 22 Janvier 2020

    Américain amoureux de la France et historien majeur du pain, Steven Kaplan lance un cri d'alarme et d'amour pour le pain. Jamais on n'a mangé aussi peu de pain en France, jamais il n'a eu, dans une indifférence assez générale, aussi peu de goût. On l'accable de tous les maux, on l'oublie... Or, pour reprendre les mots de Jean Anouilh, en France, la réalité a le goût du pain. Plus encore, cet aliment a structuré notre identité, notre culture, a déclenché des émeutes, a été au coeur de la vie politique, idéologique, culturelle, sociale de la France. Militer pour la cause du pain et sa culture, à l'heure de la mondialisation, est-ce une cause perdue  ? Steven Kaplan, loin d'être passéiste et idéaliste, a les pieds plantés dans le champ des céréales, le moulin et le fournil. Quand une culture ne s'adapte pas au monde, mais s'oublie, il est temps de résister, de rappeler ce qu'elle fut et de sonner le tocsin. Une savoureuse leçon vivante d'histoire, une enquête inquiétante et un appel à reprendre le chemin des boulangeries, la tête haute  !
     

  • "A l´ère du transport aérien de masse et des nouvelles technologies de communication, de nombreux analystes politiques et économiques estiment que le monde est désormais « plat », qu´il est en passe de devenir un espace commun où les nations auront tendance, progressivement, à s´effacer. Appuyé sur sa longue expérience et sur ses voyages, le plus souvent à pied, dans quasiment tous les pays, Robert Kaplan propose ici une lecture du monde plus pragmatique. Il reprend les principales études des grands géographes pour expliquer les moments charnières de l´Histoire dans chaque aire civilisationnelle et s´en sert pour dévoiler les rivalités structurelles, les aspirations profondes et continues des nations. Rejoignant la célèbre phrase de Napoléon, « La politique d´un état est dans sa géographie », il anticipe les grandes lignes d´un prochain cycle de conflits, qui se concentreront selon lui entre les grandes plaines d´Europe de l´Est et les carrefours vitaux de l´Asie du Sud-Est. Robert D. Kaplan a été correspondant de presse dans le monde entier, professeur à l´Académie Navale d´Annapolis et enfin membre du Conseil de Défense des Etats-Unis de 2009 à 2011. La CIA et le Pentagone le consultent régulièrement.

  • Ce livre théorise vingt années d'expérience clinique auprès des survivants et de leurs familles. Il questionne, dans ce cadre, les limites de psychanalyse à l'écoute des récits de la Shoah, et de ses outils traditionnels, comme l'interprétation et le refoulement. Il traverse la notion de traumatisme pour en dégager la spécificité et décrire les conséquences de ces expériences extrêmes sur la psyché du patient. L'auteur confronte, au travers de cas cliniques et d'entretiens avec des analystes, la psychanalyse face à l'effacement des noms.

  • Quelle problématique plus susceptible de nous faire pénétrer dans tous les domaines de la vie sociale, économique, politique, culturelle, psychologique, religieuse que celle du pain ? La France n’est pas simplement « panivore », explique l’historien américain Steven Kaplan, elle est littéralement habitée par l’histoire de son pain. Dans ces entretiens, il revient sur cette passion fixe des Français qu’il a mise au centre de son oeuvre. Parce qu’on ne peut l’appréhender qu’au carrefour du matériel et du symbolique, qu’il fut à la fois raison de survie, promesse de salut, agent de sociabilité et marqueur de vulnérabilité pendant des siècles, scellant par là même le contrat social et dotant le pouvoir de sa légitimité, le pain appelait une immense enquête, à laquelle Steven Kaplan s’est attelé depuis quarante ans.Soucieux de faire de l’histoire « totale », l’historien s’est même mis à fréquenter les fournils et à pétrir la pâte. Partant, il est devenu un expert incontesté et sans aucun doute le plus grand historien du pain français dans le monde. C’est ce parcours complexe de « gaijin », d’universitaire américain travaillant sur un sujet bien français, qu’il retrace ici, avec la rigueur intellectuelle et l’humour qui le caractérisent.

  • La fin des corporations

    Steven L. Kaplan

    • Fayard
    • 17 Janvier 2001

    Les communautés d'arts et métiers sont une clef essentielle pour comprendre l'Ancien Régime, puisqu'elles réglementaient l'organisation du travail dans les villes et assignaient à chacun une place dans la hiérarchie de la société.
    Quels pouvoirs détenaient-elles ? Etaient-elles une barrière contre l'anarchie ou une entrave à la liberté des individus et du commerce ? Ces questions sont au coeur des débats sur la modernisation qui ont enflammé la France des Lumières. En 1776, Turgot, le ministre philosophe, tente de les abolir, mais le vaste mouvement de résistance qu'il soulève le contraint à reculer. Necker impose alors, avec plus ou moins de succès, un corporatisme d'Etat, à la fois plus souple et plus rationnel. Les nouvelles communautés qui se forment aux quatre coins du royaume ne sont abolies qu'en 1791, preuve qu'au début de la Révolution elles constituaient encore, malgré les critiques, l'un des piliers de l'ordre social et politique.
    Dans ce récit de la lente agonie des corporations, Steven Kaplan fait revivre maître, apprentis et compagnons, montrant les conflits et les tensions qui agitaient souvent échoppes et ateliers derrière la fraternité affichée. Ce tableau coloré démystifie les visions caricaturales d'une institution dont l'histoire a longtemps été trop idéalisée avant de tomber dans l'oubli.
    Steven L. Kaplan est professeur d'histoire européenne à Cornell University. Il a publié, entre autres, Les Ventres de Paris. Pouvoir et approvisionnement dans la France d'Ancien Régime(Fayard, 1988) et Le Meilleur Pain du monde. Les boulangers de Paris au XVIIIe Fayard, 1996).

  • Une synthèse sur une période cruciale, saisie dans sa complexité et ses contradictions : au début du siècle, les points de repère traditionnels s'effacent. Les esprits oscillent entre enthousiasme et terreur, tandis que se mettent en place de nouvelles structures économiques et étatiques.
    La seconde moitié du siècle voit se déchaîner la barbarie, mais aussi naître des courants nouveaux, lointains ancêtres des " Lumières ".Sommaire :1. Ruptures d'équilibre et croissance. La Renaissance triomphante (vers 1500-vers 1560).
    2. Ombres et lumières du second XVIe siècle. L'aube de l'âge baroque (vers 1560-1600). 

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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