Kenneth Cook

  • Être poursuivi par un cochon sauvage enragé, se retrouver coincé avec un type qui cache six serpents dans son pantalon, ou pris en otage par un dromadaire roublard dans le désert... Est-ce ça le bush ? Kenneth Cook n'est pas au bout de ses peines !
    Au fil de ses pérégrinations australiennes, l'écrivain magnifie l'art de se mettre dans des situations ridiculement dangereuses et terriblement drôles.

  • Outback

    Kenneth Cook

    Johnson est un homme traqué. En tuant un policier, il est devenu l'Ennemi Public numéro l, pourchassé par la police australienne sous le regard avide des journalistes. Davidson, reporter à la télévision, couvre avec intérêt cette course-poursuite. Tout les sépare, mais leurs destins vont se jouer dans les plaines sauvages de l'outback.
    Avec ce roman noir d'une chasse à l'homme, le grand Kenneth Cook mêle avec justesse les trajectoires d'un idéaliste et d'un hors-la-loi dans un monde sans pitié.

  • Il était une fois les années soixante : Kenneth Cook menait avec sa femme Patricia une vie ordinaire dans une banlieue tranquille de Chatswood, en Australie. Enfin ça, c'était avant qu'ils ne décident sur un coup de tête de tout plaquer pour voyager jusqu'en Europe, sans un sou en poche et avec quatre enfants à charge.

    Les voilà à bord du Manresa, un bateau de croisière plus que lowcost à destination de Gênes, pour une aventure rocambolesque. Épidémie, naufrage, affaire de contrebande, cavale : Cook réunit tous les ingrédients pour nous embarquer dans un périple farfelu et terriblement drôle. Dans ce récit véridique (photos inédites à l'appui!) publié en 1963 et jamais traduit en français, il nous prouve qu'il n'y a rien de plus réjouissant que de barouder en famille. Disons qu'il faut simplement savoir improviser.

  • « Il y eut une longue pause, durant laquelle Benny émit de petits bruits de bouche compatissants, et enfin le kangourou ouvrit ses deux yeux injectés de sang. Je vous jure qu'à cet instant, il a grimacé... Puis il bondit soudain par-dessus la palissade et partit comme un bolide vers la brasserie. »Que faire face à un kangourou qui a pris goût à la bière ? Peut-être pas le poursuivre à travers toute la ville pour le mettre en état d'arrestation... sauf chez Kenneth Cook, dont les mésaventures trouvent toujours une issue aussi hilarante qu'absurde. Une simple partie de voile dans la baie de Sydney, un séjour forcé dans une cabane en compagnie d'un rat, la présence d'inoffensifs lézards à bord d'un avion, tout devient homérique !

  • « Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Je n'eus pas le temps de me décider. Le wombat s'approcha de moi en poussant un grognement meurtrier, avec la ferme intention d'anéantir tous les mythes sur le caractère inoffensif et herbivore des wombats. »Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr « en léger surpoids », embarqué dans d'incroyables aventures. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un sens inné du gag.

  • « Piste d'Obiri. Danger d'ici à Obiri. La chaleur, les sables mouvants et autres dangers rendent la traversée extrêmement périlleuse. En cas de panne, n'abandonnez jamais votre voiture ». Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c'est déjà « à la vie, à la mort », au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d'Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de poussière au coeur de l'outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ?« Un roman d'action pur et dur qui tient en haleine du début à la fin. » Douglas Kennedy

  • « Voilà une caractéristique bien particulière des gens de l'Ouest, songea Grant. Tu peux coucher avec leurs femmes, spolier leurs filles, vivre à leurs crochets, les escroquer, faire presque tout ce qui te frapperait d'ostracisme dans une société normale : ils n'y prêtent guère attention. Mais refuser de boire un coup avec eux et tu passes immédiatement dans le camp des ennemis mortels. Et merde, à quoi bon ? Il ne voulait même plus penser à l'Ouest, à ses habitants et à leurs manies. Laissons-les tranquilles. Une fois à Sydney, qui sait, il ne remettrait peut-être plus jamais les pieds ici. » Jeune instituteur planté au fin fond de l'Outback, coeur de l'Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de prendre l'avion pour des vacances à Sydney. Il dépose ses valises à l'hôtel, va boire un verre et jouer dans l'un des nombreux pubs de la ville surchauffée et poussiéreuse, où tout le monde s'ennuie... Thriller atypique, à la fois initiatique et nihiliste, Cinq matins de trop nous transporte dans le cauchemar éveillé d'un homme ordinaire, autant acteur que spectateur, petit à petit enchaîné à l'alcool, au jeu, au sexe, à la violence, à l'autodestruction.

  • « Presque toute la population de Ginger Whisker habite dans des maisons troglodytes. Nous vivons comme des taupes ou plutôt comme des wombats, puisque nous sommes australiens. Mais qu'est-ce que je suis venu foutre dans ce satané trou perdu ? » Rien ne va plus dans la vie de Simon Crown. À trente-cinq ans, il est déjà divorcé. La station de radio dont il est propriétaire est au bord de la faillite. Pas la moindre trace d'opales dans la mine où il a englouti ses dernières économies.
    Pire, il habite une petite ville écrasée de soleil où la seule question qui vaille est : bière ou whisky ?
    Soudain pris d'une irrésistible envie d'en découdre, Simon se retrouve empêtré dans une succession de situations absurdes, dangereuses et parfaitement réjouissantes.

  • « L'abatteur éprouvait un malaise que même la bière qu'il engloutissait maintenant ne parvenait pas à apaiser. Il ne souffrait pas à cause de ses blessures - la douleur physique ne l'avait jamais beaucoup affecté -, non, il souffrait de s'apercevoir qu'il avait subi trois défaites humiliantes dans le même après-midi. Il avait dû payer pour une femme (son camarade avait payé pour lui, mais ça ne changeait rien), il s'était fait sérieusement amocher dans une bagarre et il avait regardé une fille nue en sachant qu'il ne pouvait rien lui faire. Il en résultait un déséquilibre certain ; la seule manière de redresser la balance était de démolir quelqu'un. » Que s'est-il passé le samedi 17 juin au Calpe, l'hôtel-bar-discothèque, où viennent s'amuser les jeunes Australiens ? Par quel enchaînement en est-on arrivé à ce « tableau d'ignominie, d'effroi et de confusion » décrit par le procureur ? Les frustrations de John Verdon, après une dure semaine de travail aux abattoirs, ont sans doute pesé lourd... Mais il n'est pas le seul à s'être laissé entraîner par ses pulsions vers l'issue fatale. Il fallait tout l'art de Kenneth Cook (1929-1987) pour bâtir ce roman aussi dense qu'efficace, où de courts extraits du procès mettent en perspective les trajectoires des principaux protagonistes jusqu'au dénouement final. Sous le sobre énoncé des faits transparaissent ici, comme dans Cinq matins de trop (Autrement, 2005), des interrogations aux résonances profondes. Ni relation d'un quelconque fait divers ni roman tout à fait noir, À coups redoublés met brillamment en question la responsabilité d'individus ordinaires poussés à tous les dérapages.

  • « Foster regarda longuement la Santa Maria amarrée au quai principal. [...] Il la revit telle qu'il l'avait vue la première fois, ancrée au fond de l'océan par cette chaîne fatale.- Je jure devant Dieu que j'aurais préféré ne jamais voir ta sale gueule, lui dit-il à voix haute. Mais il ne le pensait pas vraiment. il voulait ce bateau avec une passion qui s'apparentait à un désir charnel. » La Santa Maria n'a pas porté chance aux Italiens : l'un d'eux se noie et quand les « métèques » envisagent de vendre, la nouvelle fait le tour de Bernadine, petit port australien replié sur lui-même. Pour Jack Foster, l'occasion est belle. La Santa Maria lui permettrait de se lancer dans la grande pêche, la plus lucrative, celle du thon. La saison va commencer. Il a toutes les chances d'amortir le bateau et d'assurer enfin l'avenir de sa famille. Reste à trouver l'argent, à empiler les emprunts à très brève échéance, puis à tenter le coup. En envoyant la prudence valser par-dessus bord. Avec ce roman basé sur des faits réels, Kenneth Cook réalise une nouvelle fois un superbe portrait, celui d'un homme prêt à jouer sa vie contre une pêche miraculeuse.

  • Bienvenue dans le bush australien ! Et prenez garde... car entre les koalas féroces, les wombats colériques, les kangourous suicidaires et les aventuriers buveurs de bière, le bush est un territoire redoutable.
    Kenneth Cook, baroudeur et conteur né, nous régale de ces anecdotes à la fois tendres et hilarantes (et véridiques, assure-t-il) inspirées de ses tribulations. Un concentré d'humanité et de drôlerie, pour un dépaysement garanti.

  • « Hoyle était très pâle et s'était mis à parler très lentement et posément.
    - Si cette perle est bien ce que je crois qu'elle est, elle sera sans doute l'une des plus précieuses au monde...
    Je la veux. Je tiens à ce qu'une chose soit bien claire entre nous, Cassidy : j'obtiens toujours ce que je veux. » Cassidy a très bien compris la menace. David Hoyle, tyran ignoble, possède la quasi-totalité du petit port de Three Fold Bay. Tous les hommes pêchent pour son compte, y compris Jonathan Church, venu chercher fortune : il risque sa vie au côté des autres, chassant au harpon les baleines qu'une meute d'orques rabat vers la baie.
    Lorsque Church se laisse convaincre par Cassidy de remonter du fond des eaux la plus grosse perle du monde, ils vont devoir affronter ensemble les pires prédateurs.

  • La bête

    Kenneth Cook

    « J'ai quand même entendu dire que le cochon est un animal intelligent.- C'est une simple formule. Tu ne mesures pas les implications de ton scénario quand tu parles d'un cochon qui vient libérer d'autres cochons. Ça signifie qu'un cochon devrait venir devant l'enclos, analyser un problème totalement étranger à son univers, concevoir une solution, puis agir selon une motivation précise : la libération d'autres cochons, pour des raisons qui lui seraient propres. Et ça, mon garçon, c'est juste impossible. »Il pèse une demi-tonne, mais court à la vitesse d'un léopard. Ses yeux rouges, sa raie de poils blancs et ses défenses monstrueuses semblent tout droit surgis d'un cauchemar d'enfant. Son intelligence et sa ruse sèment la terreur parmi les fermiers. Alan Treval, écologiste intrépide, et son fils Michael partent sur les traces de l'animal le plus diabolique d'Australie... ou serait-ce le contraire ?Traduit de l'anglais (Australie) par Pierre Brévignon

  • « En quelques minutes, la fumée devint telle que la vallée entière se tortillait comme un être vivant. Elle ressemblait à une gigantesque limace verte tachetée d'un sang jaune qui suintait là où le napalm l'avait touchée [...] Depuis notre position, on percevait la chaleur des embrasements. J'avais encore moins confiance en la précision des avions qu'en celle du pilonnage. Une vision très claire de ce qu'il adviendrait de notre petite unité sous l'impact d'un seul bidon de napalm s'imposa dans le peu d'esprit qu'il me restait. Je voulais m'enfuir et me cacher, mais il n'y avait nulle part où aller. Comme tous les autres soldats de mon unité, je restais planté à regarder l'orage de feu qui dévastait la jungle. »Aller combattre le communisme pour sauver le monde : tel est le motif qui conduit un jeune homme de vingt ans à se retrouver au coeur de la jungle du Vietnam, face à un ennemi insaisissable. Confronté à la mort, il ne peut se raccrocher qu'aux valeurs auxquelles il croit, chrétiennes, occidentales. Mais survivre à un crescendo de bombes, de napalm, de pièges vicieux mène à accepter les pires atrocités. Et à oublier la « guerre juste », lorsque se répand, dans une vision d'Apocalypse, le vin de la colère divine.

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